POUR FONDER UNE ACADÉMIE A "NÎMES
Mines, aft jinllel itîSa.
r, la grandeur de nostre monarque et les soins heureux et infatigables de ses ministres pour la gloire de son règne inspirent a tous ses sujets un ardent désir de s'appliquer, chacun selon son talent, à tout ce qui peut contribuer aux commodités et à l'embellissement de l'Eslat. La ville de Mines, où l'on voit fleurir le négoce et les manufactures par les grâces du Boy et
' Ville des Pays-Bas, voisine de Naumr On mit cinq ans à construire celle machine.
* On sait iror la machine de Marly, construite qui coûta 3,953,56 1 livres.
I>ar Arnold Devdlert ftcnneqnin Sualem, alinicn- Bile se composa il de a53 pompes mises en
tait les châteaux de Versailles, de Marly et de mouvement par iA 1
Trianon. de diamètre <
5G6 APPENDICE
par vos bonté», Monseigneur, peut encore se rendre florissante dans les sciences, s'il ptaista Sa Majesté d'honorer de ses lettres patentes et du titre d'académie une société de quelques personnes studieuses qui s'assemblent, toutes les semaines, pour des exercices d'éloquence et d'érudition. Nous osons vous supplier très-humblement, Monseigneur, d'accorder vostre faveur au dessein de cet établissement , et noue espérons mesme que nostre hardiesse ne vous sera pas désagréable . Ion que nous considérons que vous n'estes pas moins le protecteur des belles-lettres que des beauxarts.
En effet, Monseigneur, cette parfaite intelligence qui vous a esté donnée du ciel pour le bonheur de ce royaume ne s'arreste pas seulement aux fonctions du ministre et A la dtspensation des finances, quoyque pour suffire à ces grands emplois il faille un génie extraordinaire ; elle pénètre encore jusqu'aux plus profonds secrets des connoissances humaines et jusqu'aux finesses les plus recherchées des ouvrages de l'esprit. Comme vous faites vos plus particulières délices de la conversation des sravans, vous les animez par vos instructions et par vos bienfaits à leurs louables travaux. Vous leur donnez chez vous un asyle qui les met au-dessus des traits de l'envie et de la mauvaise fortune, et Ton peut dire de vous. Monseigneur, qu'à l'exemple de nostre auguste souverain, vous avez rendu les Muses vos compagnes et vos domestiques. Ces doctes conférences qui se font dans vostre hostel produisent tous les jours de nouvelles découvertes dans tes sciences et augmentent, pour ainsy dire, l'cstenduc de l'empire des lettres, de mesme que nos flottes, par leur courage et par leur adresse, découvrent de nouvelles mers et de nouvelles terres et portent, sous vos auspices, dans des régions auparavant inconnues, la domination et l'honneur de la monarchie françoisc.
Tous ces avantages que les gens d'estude reçoivent de vostre protection et de vos lumières uous persuadent, Monseigneur, que vous ne désapprouverez point nostre projet, que vous noos ferez la grâce de l'appuyer de vostre autorité ', et que vous nous permettrez de faire éclater nostre reconnoissance et la passion respectueuse avec laquelle nous sommes. Monseigneur, vos trèshumbles et très-obéissans serviteurs : Jacques Séguier \ évesque de Nîmes, de La Baulme, Castagne», Guiran, Minard5, Tcissier, Rouvièrc, Mathel, Saurin, de Cabrières, Noirmond, Graverot. Roebemore.Aiglun(T), Charié (T).
( Arcb. de l'Emp. Papier* dn cotdriU gtnàrai jinante*. — Lettres diverses, i