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a entrepris, et en cas qu'après co temps-là vous estimiez encore avantageux de luy passer un marché du restant desdits ouvrages, vous le pourrez faire; niais il est bien à propos dans ces sortes d'occasions d'examiner soigneusement la différence des prix que chaque toise de terre peut couster, soit par corvées, soit par entrepreneurs, pour, après en avoir fait la comparaison, prendre le parly le plus convenable pour le service du roy; estant certain, par exemple, que si tio toises de terres transportées par les corvées coustent 5o livres pour le pain qu'on leur donne et que par adjudication elles montent à 60 livres, qui est to livres de plus, il vaudrait beaucoup mieux soulager lesdites corvées cl augmenter la dépense de 10 livres; et ainsy à proportion, pourvu toutefois que le travail avance également. Mais si un village donnoil 5 ou 6 sols à chaque homme de corvée et le Roy pour 18 deniers ou a sols de pain, lesdites ho toises revenant à 3oo livres environ, c'est-à-dire a 20 livres pour le village et 80 livres pour le pain , et qu'au contraire en les faisant faire par un entrepreneur il coustast i5o livres pour ces ho toises, il faudroit se servir desdites corvées, d'autant que, dans le temps présent, il vaudrait mieux espargner 70 livres à Sa Majesté, des deniers de son trésor royal, sur chaque Ao toises, et qu'il en coustast aao livres au village et 80 livres au Roy, supposé que les paysans ne fussent pas employés aux convois et à se garder des courses des ennemis.
Observez aussy, s'il vous plaisl, de ne faire faire jamais aucun travail à journées, parce qu'il ne peut point estre avantageux à Sa Majesté1 . . .
(Bibl. du Corp* législatif, Mm. B* i3. Dépêche» de la cour a M. de Brettvil, 1675, pièce o' 67. — Dépôt de» fortification», Mm. 906, 1675, fol. So.)