A M. SERVIEN
AMBASSADEUR A Tl'RIN.
Saint-Germain, as décembre 1673.
Le Roy ayant bien voulu accorder, à la prière de M. le duc de Savoie,
1 Ennemond Servien , successivement Iré- commissaire générai des guerres et contrôleur sorier du Dauphiné en i6a3, président de la des fortifications en i633, conseiller d'Etat ChambrcdescomptesdecUeprovinceen i6a8, en 1 635, intendant de justice au delà des mont»
la liberté au nommé Jean Vassal, forçat de ses galères, Sa Majesté m'ordonne de vous en donner avis, et de vous dire en mesme temps que son intention est que vous fassiez des instances pour porter Son Altesse Royale à donner à Sa Majesté les condamnés aux galères qui peuvent estre à présent dans ses Estats.
Je m'assure que vous n'aurez pas de peine à les obtenir par la disposition et la volonté continuelle que ce prince fait paroistre, en tous rencontres, de complaire à Sa Majesté en toutes les choses qu'il peut juger de son service et de sa satisfaction. Je vous prie de m'informer du succès des diligences que vous ferez pour cet effet.
(ArcJi. de la Mnr. Ordres du roi concernant fa# galère*, 1673, fol. ai{>. )
354 — Al) MARQUIS DE GRANGE Y,
CHEF D'ESCADRE
Saint-Germain, 1" janvier 167 A.
Les difficultés qui se sont rencontrées en la levée des soldats pour le dernier armement ayant fait résoudre le Roy à prendre des expédiens plus certains pour y réussir, Sa Majesté a estimé nécessaire pour le bien de son service de charger les officiers de marine qui doivent servir la campagne prochaine de la levée des soldats de leurs vaisseaux , en leur donnant iq livres pour chacun homme armé d'espée et habillé, sans justaucorps, m 18 livres avec un justaucorps, outre leur conduite, pour laquelle il sera payé un mois à raison de 7 sols par jour pour ceux qui seront levés dans les provinces éloignées des ports où ils devront s'embarquer, et quinze jours pour ceux qui en seront proches.
Comme les officiers de marine qui sont icy se sont chargés de faire ces levées aux conditions cy-dessus, et qu'ils doivent partir incessamment pour y travailler dans les provinces de leur demeure, Sa Majesté m'a ordonné de vous écrire, afin que de vostre costé vous travailliez promptement à la levée des 160 soldats qu'il faut sur le vaisseau que vous devez monter, estant persuadée que vous pourrez en trouver ce nombre, en vous servant du crédit que vous avez dans la province où vous estes à présent, et que , dans une occasion aussy importante que celle-cy au bien de son service, vous luy donnerez de nouvelles marques de vostre zèle et serez le pre-
on t65A, ambassadeur en Savoie de 16A8 à 1676. Frère pufnt' du surintendant des finances
lui 1 orr» i» 11.
mier à donner l'eiemple aux autres officiers pour exécuter ce qui est en cela de la volonté de Sa Majesté. A quoy j 'ajouteray que vous ne pourrez rien faire qui luy soit plus agréable que de travailler avec une diligence extraordinaire à faire cette levée.
(Arch. d« la Mar. Dépêche, «marnant la mmrim, 167 4, fol. 1.)