COMMISSAIRE DE MARNE A SAINT-MALO
Versailles, aç) octobre 1 07 7 .
Pour réponse à vostre lettre du 20 de ce mois, j'ay reçu toutes celles que vous m'avez écrites sur ce qui s'est passé concernant la femme du matelot qui a esté mise hors de sa maison faute d'en payer le loyer. Je ne vous ay point fait réponse sur ce sujet, parce que vous avez eu tort de vous opposer à l'exécution de la sentence que les juges de Saint-Malo ont rendue contre elle, pour l'obliger à payer au propriétaire de la maison où elle loge ce qu'elle luy devoit. Ce n'est pas à vous à entrer dans la discussion du procès d'un particulier qui prétend louer sa maison à un autre qu'à la femme d'un matelot qui ne le paye point.
Gardez-vous bien, une autre fois, d'en user ainsy que vous avez fait, et assoupissez cette affaire en sorte que je n'en entende plus parler. C'est de quoy je veux bien vous avertir '.
( Arch. d« la Mar. Depeclie» concernant la marine, 1677, ful.3û(). )
1 Sacchi ayant cherché à se justifier, Colberl lui repondit le 1 a du mois suivant :
«Je suis bien aysc de vous dire que Sa Majesté veut que vous protégiez les matelots autant qu'il vous sera possible; mais elle ne veut
pas que vous Tassiez rien contre l'ordre de I*
lement aux intentions de Sa Majesté sans repartir et à suivre ce qui vous est ordonné, et rien davantage. . . 1 (De)», conc. la mar. fol . 37 U