‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 3)Chapitre 36 sur 486 · AL CHEVALIER PAUL · texte numérisé non relu

AL CHEVALIER PAUL

LIEUTENANT GÉNÉRAL DES ARMÉES NAVALES

Saint-Germain, 18 février 1666.

Le Koy vous a accordé le capitaine de Coux ' pour monter sur le vaisseau que vous commandez; et Sa Majesté se promet de vostre zèle pour son service, de vostre bravoure éprouvée, de vostre longue expérience au fait de la marine, que, si jusqu'iey vous avez fait des actions qui vous ont esté glorieuses, vous les surpasserez, en celles qui se présentent, pour eu faire quelqu'une extraordinaire et donner des preuves authentiques (te ce que l'on doit attendre d'un vieil officier, généreux et expérimenté comme

1 Capitaine de brûlot on 1660, de vaisseau en 1666. 11 servit cette campapne sous les ordres du chevalier Paul , qui montait , en qualité de vice -amiral, la Rayait, de 56 ca-

nons cl de 600 hommes d'éqnqmfte. — Mort d'une blessure reçue à bord de l'ÈeUUmnl, au mmbat d'Afiosla. le 9* avril if»7<>.

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vous Testes. Estant certain que la réputation que vous vous estes acquise, «juste titre, dans ce corps, vous ayant donné beaucoup de créance sur les officiers qui le composent, ils s'efforceront de suivre le bon exemple que *ous leur donnerez.

Après cela, il ne reste plus rien à désirer de vous, sinon que vous contribuiez à l'union et intelligence qui doit cstre entre tous ceux qui sont de re uiesme corps, afin qu'un commun accord règne pour le succès des entreprises que Ton pourra former.

( Arch. de la Mar. Depeehea concernant la marine , 1 666 , fol. a i o. )

3/i. - AU MARQUIS DE MARTEL,

LIEUTENANT GÉNÉRAL DES ARMÉES NAVALES

Saint-Germain, iH février iot><i.

Le Roy n'estant pas dans la résolution de créer de nouvelles charges, je vous diray que, pour vous mettre en estai de recevoir des marques de son estime, il faut s'estudier, dans l'occasion qui se présente, de faire quelque action d'éclat qui tourne à sa gloire, et qui servira à abaisser l'orgueil de la nation angloise en faisant connoistre que la bravoure françoise s'estend également sur la mer comme sur la terre; en un mol, que, si nos armes ont esté jusqu'iey victorieuses partout, elles auront le mesme avantage dans la guerre présente.

Connue, avec la bonne disposition où sonl tous les olliciers de se signaler, rien n'y peut mieux contribuer que l'union et la parfaite correspondance des principaux chefs avec les olliciers subalternes, je vous conjure de travailler tout de bon à les exciter de concourir à une chose sans laquelle on ne peut rien exécuter1.

(Arch. île la Mnr. Dépêche* concernant la marine, 1666, fui. 119.)

' Cette dépêche , comme la précédente , térmMgw de la préoccupation causée a Colbert par les rivalités qui existaient entre les officier* >upérieurs de l'armée de mer, rivalités sur lesitjfl!.- ii retiendra plus d'une fuis duMM COT-

n.^pwj.fanrr. \insi il écrivait, A»m ro wA

roots, à Amoiil : pJc suis Irès-aysc que vous tm donné lieu à une longue conversation «nfre M. le conilo de Vivonne et M. le dur de faanWt, espérant que l'ouverture de cn*ur

qu'ils se sont faite réciproquement contribuera à la !>onne intelligence qu'il est nécessaire d'establir entre eux deux. Comme je vois avec plaisir que l'estime où vous estes vous acquiert la confiance de la plupart des officiers, je vous conjure de vous en prévaloir |»our le* entretenir eu union, et pour couper la racine «le ce mescbanl esprit d'intrigue et de cabale qui est parmy eux il y a si lougtejnps. . . *> ( l)ép. mnr.lamnr.M. 1177.) — Voir pièces n" f», f>, ifi.

MAKINE

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