‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 3)Chapitre 374 sur 486 · AUX FERMIERS DES GABELLES · texte numérisé non relu

AUX FERMIERS DES GABELLES

Saint^nnain,9nHiy t678.

MM. Poncet et de Ris, commissaires départis en Berry et Bourbonnois,

1 Voir pièces n~ «53, &5s et notes.

» Voir pièce n« 483 et note.

1 Mathieu Languillet, de Dieppe, enseigne de vaisseau en 1 666 , lieutenant en 1678, capitaine de frvgate en 1 689 , devaiaaeau en 1 6o3. Mort à Bredevillc, près Dieppe, le i4 août i7i4.

» Enseigne de vaisseau en 1678; submergé

avec I» Conquérant . près dOueasant, le 3 1 octobre 1 679-

* Desmarets de La Terrière, enseigne de vaisseau en 1670, lieutenant en 1678. — LaiElard , dans sa note sur cet officier, dit qu'il périt aussi dans le naufrage du Gmyvrant; puis il ajoute : -Ou mort le 1" novembre • 68o.«

me donnent avis que le conducteur de la chaisne qui y a passé en dernier lieu a laissé dans les prisons de Bourges et de Moulins trois faux-sauniers condamnés aux galères, le premier, qui est à Bourges, parce qu'il est paralytique, et les deux autres, qui sont à Moulins, parce qu'ils sont âgés, l'un de 73 ans et incommodé d'un pied et d'une main, et l'autre de 60 ans, qui ne se peut servir d'un bras et d'une jambe.

Comme je vous ay fait sçavoir que le Roy ne vouloit point entretenir aucun faux-saunier invalide, et que vous avez mesme donné ordre à un de vos commis d'assister à la visite de ces faux-sauniers pour connoistre certainement s'ils sont invalides ou non, et donné charge à ce mesme commis de fournir à la subsistance des invalides que vous voulez retenir sur les galères, je suis bien ayse de vous dire la mesme chose pour ceux qui se trouveront dans les provinces lorsque Jes commissaires des chaisnes y passeront; c'est-à-dire que si, pour le bien de vostre ferme, il est nécessaire de les retenir aux galères, vous devez pourvoir à la dépense qu'il faudra faire pour les conduire à Marseille et les y nourrir et entretenir.

(Arch. de la Mar. Dépêche* concernant le» galèm, 1678, fol. 6».)

LIEUTENANT GÉNÉRAL DES ARMÉES NAVALES

Pari», i3 may 1678.

J'ay reçu la lettre que vous m'avez écrite le premier de ce mois. Le Roy a esté surpris d'apprendre que vous fussiez encore aux rades d'Hyères, et Sa Majesté ne doute point que vous ne soyez à présent party et en estât d'exécuter les ordres qui vous ont esté donnés.

Sa Majesté m'ordonne de vous envoyer le pouvoir de commander les galères 1 lorsqu'elles seront jointes aux vaisseaux que vous commandez; mais vous devez bien prendre garde de ne les pas retenir et de laisser exécuter au sieur de La Brossardière'l'instruction qui hiy a esté donnée , parce que, n'y ayant point de retraite pour les galères aux costes de Rous-

' Voici ce pouToir : «Estant important de pourvoir an commandement de nos galères lorsque, par les divers événemens de la présente campagne, elles seront jointes à mes vaisseaux dont nous vous avons donné le com-

ennemis dans la mer Méditerranée, nous avons cru ne pouvoir pour cet effet faire un meilleur

ni plus digne choix que de vous, estant anssy

de l'expérience consommée dans la marine, dont vous nous avez donné des preuves en différentes occasions et particulièrement depuis le commencement de celle guerre...^ (%. de, gai. fol. 65.)

sillon et de Catalogne, elles pourraient courre quelque risque si elles y demeuraient longtemps.

A l'égard des avis que vous avez reçus concernant les vaisseaux qui sont à Barcelone, vous pouvez estre assuré que les vaisseaux hollandois n'ont point eu d'ordre jusqu'à présent d'entrer dans la Méditerranée, et il n'y a point apparence qu'ils en reçoivent un pareil à l'avenir; au contraire, ils auront plutost celuy de retourner en Hollande.

A l'égard des Anglois, il n'y a que douze vaisseaux sous le commandement de Marlborough 1 et du chevalier Herbert qui croisent devant Alger et dans le détroit contre les corsaires de cette ville-là; amsy vous devez estre assuré que vous ne trouverez aucunes forces maritimes qui vous puissent empescher d'exécuter entièrement ce qui est contenu en la lettre de Sa Majesté du a 1 du mois passé. Elle donne des ordres pressans à Toulon pour empescher la désertion des matelots des vaisseaux qui sont aux rades ou qui doivent estre remis en mer, et pour punir sévèrement les déserteurs.

(Arch. de la Mar. Dépêches concernant la marine, 1678, fol. «67.)

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