‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 3)Chapitre 40 sur 486 · AU SIEUR DALLIEZ DE LA TOUR · texte numérisé non relu

AU SIEUR DALLIEZ DE LA TOUR

FOURNISSEUR DE LA MARINE '

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Quoyque je connotsse parfaitement que vous faites humaii ce qui vous est possible pour secourir M. d'Infreville dans l'empressement où il est pour l'armement des vaisseaux, je ne sçaurois m'empescher de vous faire toujours les mesmes instances de faire travailler nuit et jour à préparer les marchandises et autres munitions qui sont nécessaires à Toulon, d'autant plus que M. le duc de Beaufort me mande qu'il n'a pas de (out ce que vous avez envoyé, et qu'il en faut un plus grand

Je conviens avec vous qu'il auroit esté avantageux d'avoir pu disposer l'inventeur du nouveau secret de canon d'aller faire un voyage à Toulon et à Marseille pour faire la preuve de son secret en présence de M. le duc de

pour le faire exécuter par sa flotte. Comme cet ordre est tel qu'il est impossible d'y trouver rien à changer, et m es me qu'il est autant avantageux auxdits sieurs Estât» qu'ils le peuvent désirer. Sa Majesté ne doute pas qu'ils n'y donnent les mains, et qu'ils ne conviennent de la jonction de toutes les flottes. ,

«De plus, Sa Majesté, voulant suppléer au défaut d'expérience de M. de Beaufort et des autres chefs de son armée navale pour faire la guerre dans l'Océan , demandera volontiers auxdits sieurs Estais quelqu'un de leurs pins expérimentes capitaines, pour mettre sur le vaisseau amiral de France, et servir de conseil à M. le duc de Beaufort en toutes les occasions importantes.

«Ledit sieur d'Estrades conférera sur ce mémoire avec ledit sieur de Wilt et fera «ravoir à Sa Majesté ses sentimens sur ce qu'il contient..." (5oo Collurl, vol. 196, fol. 80.)

1 Le sieur Dalliex de La Tour et son frère. Dalliez de Réalville , directeur* de la compagnie et de la manufacture fourniture d'une nitions et marchandises nécessaires aux vaisseaux , équipages et arsenaux de Toulon et de RocheforL Le 9 janvier 1670 , Colbert écrivait

«Après tous les establissemena que vous aveu

*iur leur communiquer les instructions limitas à M. de Beaufort. Apres leur avoir annoncé que la flotte française entrerait dans rOcéan pour se joindre à celle de Hollande, il ajoutait :

• C'est la résolution que Sa Majesté estime la meilleure et la plus avantageuse pour le bien commun , encore qu'il semble, par le mémoire ■Une par ledit sieur d'Estrades, que lesdits «pur* Estais soyent piutost d'avis de laisser l'armée navale de Sa Majesté dans le Levant. Mu* connue il a esté expliqué à Sadile Majesté, par le sieur Van Beuningen , que la réso-

atoir esté prise sur quelque différend concernât l'exécution du commandement absolu de 1 ni •> le* flottes. Sa Majesté veut bien que lofe AN

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Sa Majesté se tiendra au traité fait en 1 665 , pour raison de la forme des commandemens et tenue des conseils de guerre. A l'égard du com-

de donner, d'une armée défaite, *oit dans une retraite, soit dans quelque autre occasion de pareille nature , qui , pour estre trop précipitée, ne peut pas estre mise en délibéralion dbm$ un const*]! do ^ii<*rvrc f le coinnfiflntltîment , en ce cas , sera fait par l'amiral de France rt envoyé directement à I amiral des Estais,

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