AU SIEUR LOMBARD
COMMISSAIRE DE MARINE A BORDEAUX
• Saint-Germain, 3» mars 1689.
Pour réponse à vostre lettre du 18 de ce mois, le Roy examinera la proposition que vous faites d'obliger les archevesques et évesques des diocèses où les classes sont establies à ordonner aux curés des paroisses maritimes de montrer à lire et à écrire gratuitement aux enfans des matelots , et je vous feray sçavoir ses intentions sur ce point.
Sa Majesté ayant accordé la permission aux matelots de la classe de service cette année de s'engager en toutes sortes de navigations sur les vaisseaux de ses sujets, ainsy que vous verrez par la copie de l'ordonnance < \ -jointe , il n'est point nécessaire que vous en reteniez aucun pour les arimprévus, et vous pouvez donner congé à tous ceux de ladite
(Arcb.cfcla
1 68a, fol. tag.)
1 Colbert avait bien de la peine à entretenir la bonne intelligence entre ses agents et les administrateurs de l'hôpital. Le 1 6 janvier prét, il écrivait a
* Les administrateurs de l'hospital des forçat* de Marseille m'ont écrit que, voyant les comptes dudit hospital, vous vous estiez récrié sur ce qu'il* avoient fait donner huit ou dix à un vogue- avant de la Grande qui a iade d'une blessure dont il est mort. Vous avex tort de leur avoir fait une chicane sur une aussy
petite bagatelle, et il me paroist que vous ne contribuez pas assez à maintenir la bonne intelligence qui doit estre entre vous et eux. Prenez bien garde de faire recommencer les anciens démeslés que vous avez eus ensemble, autrement le Roy n'auroit pas lieu d'estre satisfait de vostre conduite.» ( Dép. conc. le» gai. fol. 5 1 . ) — Cette dépêche, rapprochée de celle du 1 5 mars, montre que Colbert, tout en soutenant le médecin contre les administrateurs,