DE LA COUR DES AIDES DE GLERMONT-FEBRAND
Saint-Germain, 1 3 mars 1671.
Monsieur, j ay reçu la lettre que vous m'avez écrite sur le sujet du procès que M. Tubeuf a ordre de faire au nommé Froment; sur quoy je vous diray que le Roy a observé, jusqu'à présent, de ne point divertir des compagnies la connoissance des affaires de leur compétence lorsqu'elles ont commencé d'en prendre, qu'elles ont recherché les abus et malversations et se sont mises en estât de les punir. Mais lorsque les crimes ont duré longtemps, qu'ils sont de conséquence, dans la matière qui est la plus importante, c'est-à-dire dans le recouvrement des deniers de Sa Majesté, et que les officiers des compagnies qui doivent poursuivre la vengeance publique^, ou l'ont négligé , ou n'ont pas eu assez d'application pour en estre avertis^ alors Sa Majesté a renvoyé les affaires de cette nature aux intendans et leur a donné le pouvoir de les juger souverainement. C'est ce qui arrive en cette occasion; et afin que dans les autres qui pourront survenir Sa Majesté ne soit pas obligée d'avoir recours à ces moyens extraordinaires, vous devez exciter fortement les gens du roy de vostre compagnie à ne rien omettre par négligence , et à rechercher avec soin et application tout ce qui peut estre de sa compétence, afin d'en commencer la poursuite, laquelle Sa Majesté n'interrompra jamais.
(Arch. de la Mar. DépéchM concernant le commerce, 1671, 1. 1 , fol. i3&.)
tables gentjyiommes pour être registres A cha- par certificats du secrétaire de la guerre. Les
que bailliage. (Isambert, Ane. (ow^onf . XVIII.) termes de la dépêche de Goibert donnent lieu
Tous les anoblissements accordés depuis 1 6/1 3 de croire qu^on recula devant la rigoureuse eié-
furent révoqués, sauf ceux des anoblis mili- cution de Tédit. taires qui pouvaient justifier de leurs services