A M. DE MARLE
INTEÎSDAÎST A RIOM.
Saint-Germain, a 8 juin 1679.
Monsieur, pour réponse à toutes vos lettres, je ne puis pas m'empescher de vous dire que je suis facilement persuadé de la diligence et de l'application que vous avez apportées au paj)ier terrier de la province d'Auvergne; mais, en mesme temps, vous vouiez bien que je vous dise que le papier
• MalhiasPoncet, sieur de La Ri vi^, comte à Meit (i673),n Bourges (de 167 A à i68d), à d^Ablis; conseiller au parlement; matln> des Limoges (i683). Président au Grand CiOnscil requêtes en 1 665. Intendant en Alsace (1671), en 1679. Révofjué en 168&. Mort en 1693.
|^4l*AwnrgB» n» dmine pliu-da pose vt d'embarras que li? ^mpm terwr.^e tout le nrie du royaame, parla ({uantitt' d'arresh et do mimain» que voiu m'envoyei, lesquels, pour la plupart, ne pciuv^nt eslre M^prdéfl, et ne sont demandés par aucun io vos cotifrèrcH. Je crnis vobs devoir dire que, dans ces aortes d'affaires, il y a une certaint? simplicité qui Mtfondée sur les coustumes et sui* les ordonnances i]iii ont esté fornaéet par la grand sens et le sain jugement des hommes éclairés , dans les différens temps, qui ne s'accorde pas avec tant de mémoires f^t tant de projets d!arrests que vous m'envoyez.
Je vous diray seulement en peu de mots que je vous vois un f^rand penchant, en toutes occasions, pour favoriser la province d'Auvergne, en général, et les villes en particulier, ce qui ne s'accorde pai^ du (nut avi-v le service du roy.
Vous voulez exempter les francs-alleux ' de donner leurs dëdsiatûms; et si vous aviez voulu conférer avec les conunissaires envoyés dans i« piovinces, comme vous ne l'avez pu souffrir, vous aurier appris d'eu qm tous les francs-alleux doivent leurs déclarations sans difficulté, mmae dans les provinces oi^ le franc-alleu est de droit naturel.
Vous voulez dispenser les notaires d'Auvergne de la règle des'fnHï<«t le Roy ne le veut pas. . - 1 1 ^ <
Vous voulez racheter les cens aliénés en i5&3,et ieRoy nekmnttjMI^
ËteDfin,}e vous prie de me permettre de vous dire qu'en toute» les A (aires vous allés toujours recherchant des choses qni sont iontileay^^ font autre chose que de vous donner bien de la peine et comoaMpfc plus grande partie du temps inutilemenL - ' ■.'»--^
Au reste ,je vous remercie de toutes les louanges que vous me donnmilwi toutes vos lettres; mais je vous prie de croire que je ne serois pointparrani- 8u point oii je suis et que j'aurois esté incapable de servir le Roy en eboBqB asses importantes, si j'avois esté susceptible de ces louanges dont aara^Ament vous me pouvez espargner la lecture, et à vous la peine de^nio iw écrire. .•.!,'■.-
' Li>ndeUci>aquéledeliGaule,l«sFrtD(s relevant de ce mfate wigiieiir. Gaiit rifï^M
•'éltieat parUgé, NMis le Dcm d'allem, de* dnifriènte féodil. ir-.V'-
letTwi|a'îkeur«nl en jJeioe sou>enuiw(é.Li Cepen^tat il eii
nicemié de «Mendre ces leiret coalre In »t' di*le« jwqD'à Tipoqaa méaw da U
UquM 4e voMint plu» poiMtiili ■meiM uo du 1789. On dûtingniit le fr
ipaid nombre de* |H>opriéUira* d'alleux A lemqtnaiaitdraitde jiM ~
nnMKer 1 leur indépendaïKe pour m tueUre el le frenc-alleu roturier, 1
••«* la ptotaction d'ua aeigoMir i qui ib jaaike m niraa draiti CMw. (-
Branl l'hommage de leur* lerrea qu'il* m paa-
Midèrant ptua qu'A titra de fieT, c'eal-A-dire
La parenté que nous avons ensemble m'oblii^e de vous^dire mes senttimens arec liberté, parce que vous pouvez croire que si vous mVsliez indifférent j'aurois d'autres vov es plus promptes pour me tirer de l'embarras «tde ia peine où pres(|ue toutes vos lettres me mettent. Et croyez-moy, une fois pour toutes, mettez vostre esprit dans la situation (|ue tous les hommes de vostre caractère le mettent; serv(»z-vous ulilenicnt des lumières d(^ ceux qui ont accoustumé do travailler en ces sortes de travaux, et ne vous mettez pas dans l'esprit qu'il y va de vostre honneur à travailler seul, parce qu'assurément vous mettez vostre honneur où il ne doit pas estre, et vous me pouvez croire.
Vous sçavez bien (pie voicy peut-(»sln^ la troisième ou ipiatrième lettre que je vous écris de ce style; je vous prie d(» me dis|)enser de vous en écrire davantage.
(Bibl. Imp. MsH. Mélanges Clairamhauh, vol. ^96, Toi. 6S0.)