A M. D'HERBIGNY
I>TEi\DAiNT A GRENOBLE'.
àSaint-GiTinaiii , 98 juin 1O79.
Monsieur, j'ay rendu (•ompt(^ au Roy du contenu en vos lettres des i q et 9 9 de ce mois concernant le fait (\o,s octrois de la villes de Grenoble: et Sa Majesté m'a ordonné de vous faire scavoir qu'il y a quehpie temps qu'il a esté donné des mémoires concernant les abus (pii se commettent dans ces octrois**^. Ces mémoires conlenoient (pie tous les olïiciersdu parlement, de la Chambre des comptcîs, mesme des trésoriers de France, et quelquesuns des principaux de la ville se réservoient chacun l'entrée d'une certaine quantité de vins et d'autres denrées sans payer de droits. De plus, les principaux oiliciers prenoient intérest dans le bail, ainsy cpie vous le dites assez clairement par vostre lettre. Avant que Sa Majesté vous fasse sçavoirson sentiment sur le sujet dudit bail, elle veut que vous vous appliipiiez avec
' Heorî LainlKM'l, sieur d^Hcrbi[rn\\ cciiiseil- fio t\ In fermo |j;on«T;il(* des aides, pour la pre-
ler du roi, mattn* des i'e(piélCR(i O60); cliarfj»'* inière moitié porrue au profil du roi franche cl
eo 1671 de b ri't'onnation des Ainirault's ; in- sans r lia i*ges. La M'conde luoitii* appartenait à
tPiidtnten Champa^^ne en 1665, à Moulins et la romunine, sons la condition d'acquitter tous
Bouffies de 1666 à 1668; ainkissadenr en l<'s frais de la perception. Ia^h ecclésiastiques,
•Suisne; intendant à Grenoble en 1679; n»vo- les nohiw, les sccrotairiS du roi, et autres,
que en i683. étaient «issnjellis an |Kiyeuienl de la pivinière
* Antérieurement à rordonnanre de i68t, uioitii' et exenipti's seulement d<* la seconde,
les octrois n^^taient acconh's [>ar le roi(|ueponi' ( Encyvl. uiPlhod. Financ**s.) un lein|w limité. Lf> n'convrenienl en était con-
soin à découvrir tous les abus qui se coininellent dans la perception de octrois, afin qu'elle puisse donner les ordres nécessaires pour les retranc tous, et porter, par ce moyen, les octrois à leur juste valeur, pour vailler ensuite au payement des dettes de cette ville, à la vérificatioa liquidation desquelles Sa Majesté veut que vous vous appliquiez.
(Bibl. Imp. Mss. Mélanges CUdrambautt , vol. A96, fol. 68J.
63— AUX INTENDANTS
Paris, so juillet 1679.
Monsieur, l'un des desseins de ce temps do paix, en ce qui concerne les finances du roy, est de corriger un désordre qui se trouve assez considérable et qui incommode les peuples, sçavoir, qu'il y a beaucoup de paroisses dans l'estendne d'une élection ou grenier à seP, qui sont beaucoup plus proches de la ville où un autre bureau d'élection ou de grenier à sel est estably, en sorte que les habilans de ces paroisses sont quelquefois obligés de faire une et deux fois plus de chemin pour porter leurs deniers à la recette des tailles, ou pour se pourvoir aux ofliciers des élections , qu'ils ne feroienl si le ressort de chacune élection avoit esté mieux fait dans son commencement. L'intention du Roy seroit donc que vous fissiez
faire une carte exacte de l'estendue de la généralité de dans laquelle
les paroisses de chacune élection seroient marquées avec leur distance juste de chacun bureau, afin que sur ces caries, sur vos avis, le Roy pust faire une nouvelle distribution desdites élections et greniers à sel pour composer le ressort de chacune de toutes les paroisses qui seroient les plus proches. Sa Majesté voudroit mesme que l'on ])ust réduire les greniers à sel dans la mesme eslendue que les élections. Sa Majesté veut donc que vous vous appli(|uiez soigneusement à ce travail pendant le reste de cet esté et l'hyver prochain; et en cas cpie vous ne trouviez aucunes personnes
pour faire ces cartes dans l'estendue de la généralité de en me le
faisant sçavoir, je vous enverray de Paris des gens propres à ce travail.
(Bibl. Imp. Mss. Mélanges Clairambauît , vol. ha']^ fol. 67.)
• On f'nlond ici par grenier à tel un tri- même que ccnx des élections, à la Cour défi hiimil (l(»nt l(>.s oltiriers ressortissaient , de aidos.