A M. DE RIS
INTENDANT A BOUDEAIX'.
Saint-Germain, loaoïist 1679.
Monsieur, j'ay reçu vostre lettre du dernier du mois passé, en réponse de celle que je vous ay écrite le ifj du mesme mois touchant le recouvrement des tailles à faire par la voye des huissiers, et l'essay que le Roy veut que vous en fassiez dans une des élections de la jjénéralité de Bordeaux [»ar le moyen des huissiers v[ ser}jens; à quov il est nécessaire que vous travailliez de telle sorh» (pie Sa Majesté j)uisse estre satisfaite dans la vohmté (piVHe a de procurer du soulajjement à ses peuples par ce moyen ^. Mais, |M>ur ju{jer solidement di» celle ditlerence, il est nécessaire que vous sçachiez parfaitement à (pioy montent les frais, en chacune année et en chacune élection, des porteurs de contraintes et de toute leur suite, parce (pràutrement il seroit impossihle d'en pouvoir faire la conq>araison. . .
J(» vous envove un arrest sur le sujet de Thostel de la Monnove de Bordeaux, à levécution duquel le Ro\ veut (pie vous travailliez. En cas que les
' C'.li.irk*s Kiiuoon, >iiMir tlo His. ronseillor ;iii {KirlfUiont 1)0 Uouoti; innitiv dos nMjiuHt^ rn I ()(>'>; inlendunl à Moulins ^itî-yK a Bortitviitx ilopuis i(>7S.
^ l.r 17 du uUMiio mois, CulU'it udivssii, sur «V >uji»i. à rinl«'udaMl do Montauhau. dos oltNoi'Viiliotis (jiii pnviMMil (]uolquo<i-nns d»^ alMis du Mslôuio dt»s |H)r(ours d«» oontruintes : « J'a\ M'Yu, diNut d. l'oslal do la doponv failo |»iU' lo«i jMMioui-N do routrainti's dans l\>slonduo do la j;.'n.Malilo do Mi«u!aul«au . . . Il faut i|no iiMiH >iiiiH iiiluiiitit'/ toujonis soi'jnousouionl il«"i [iliiiiilrN i|ui v iiMil I onho lo> iHutoiu-s do inuliiiMiIrs ol di\N |M\i'ui(Misi|iii jour Mini laits ,
|Mr(0 4|U as.iUIOUIiMli \(MIS ||i> ln>u\oiv/ IkilS
i|u«' Ir i.diul «|Ui' l'tMi \oMs .1 doniii' Miil \i'rî-
taliio. d'aulanl (|ue vous ne complet que Ion s^daiivs d'un seul jour pour chacun , et voas tntuuMVz assurément que tel de c^ porieurs de contraintes est payé , par diflerentes communautés, do Iroifl ou quatre journée» en un soûl jour. C'est ce qu'il ne paroist pas que vous ayez assez examiné. Nonolistant cela , je ne laisse ps de trouver trop forte ia dépense de Ù'i livres 10 .sols pour les frais du recouvremont pondant Tc'space d'une année, d'autant pins (|ue, ia taille estant à pii*sent sur un pied fort Ikis, le n.'couvivmciit ne doit preitque donner aniuno poine, par conséquent ne produire aucuns frais ou foii peu.n (MéL CUùr.yo\. A 37, fol. i:>3.)
trésoriers de France avent pris partie do cetlioslel, il faut, ou (|u'ils rendent ce qu'Us ont usuqxs ou, en cas (jue cela soit impossible, qu'ils donnât autant d<^ place et de baslimens continus (H attenant Thostel de la Monnoye.
Je suis bien ayse que vous ayez pris la résolution de visiter les élections de Saintes et de Cognac. Prenez garde qu'il faut faire cette visite avec diligence; car, dans peu de temps, vous recevrez les commissions pour l'imposition de la taille.
Inforraez-moy de ce qui sera arrivé du procès du nommé Jarrie, et soyez certain que vous ne pouvez restablir le calme et l'autorité delà justice dans le Périgord qu'en faisant cinq ou six punitions sévères.
(BiW. Imp. Mss. M^ange» Clairamhault , vol. à «7, fol. i3i.)