A M. TUBEUF
IlNTENDAiNT A TOURS.
Versailles, 98 aoust 1680.
Pour réponse à vos deux lettres des 99 et 9 5 de ce mois, je trouve que les rijjueurs (|ui ont esté exercées à l'égard des collecteurs par le noininé Bougrin, receveur des tailles à Tours, niériteroient, non-seulement une dépossession, mais une punition exem|)laire. Assurément vous devriez examiner avec soin s'il n'a point profilé de toutes les poursuites rigoureuses cpii ont esté ex<»rcé(»s par ses huissiers; parce (jue si cela se trouvoît, il faudroit sans diilicullé luy faire son procès, |)our donner un exemple dans toute la province de la justice du roy sur ces sortes de vexations, et pour faire connoistre aux peuples combien Sa Majesté veille à tout ce qui |>eul estre de leur soula|jement. Conmie vous jugez facilement combien la visite que vous avez faite vous donne de lumières et de connoissancespour le bien et l'avantage des |)euj)les, vous devez aussy estre certain qu'il n'y aura que la |)unition des plus coupables (jui rendra les autres sages, et qui produira un bien et un avantage eifectif aux peuples*.
(Bibl. Iiiip. .Ms8. Mélanges Clairambaull , vol. AaS, fol. 65o. )