POUR TANNÉE
Oclobrc 1 <>8u ^.
Il seroif nécessaire de réduire les dépenses à ()8 millions, et juusnie d'en r(»trancher encore deux vers le milieu de l'année.
(lopciulanl il faul toujours a iFecler Tair daboudancc , et poyer mosine les doUes qui seront demandées , pour soutenir Tintérest des if) millions au denier vingt 760,000*
En soutenant le cr(^<lil, les rentes {)ourront produire G millions au denier vingt 3oo,ooo
A reporter. . . . i,o5o,ooo
' OoIIntI avnil ôrril à M. Tiihoiif, le 1 5 du mesmc, sans entrer en conuoissancc s'ils ont vu
iiiiWiii* riioin : (*]1 chI néressaire ({uc vous exa- raison ou non.n (Mél. Clair. yo\. /ia8,fol. 608.
iiiiriK'X iiviT luiiii r.fluy dt>s roroveure des tailles — Voir également la pièce n* 1*10.) f|iii« fiiii II* |»liiH d(> rraiH,|M)iir luy osterPexor- * Nous avons daté celfib note du mois d'oc-
<!('<• riiiiiiéf' pnM'Iiiiinp, fl rcluy (|ui a te plus tohro, épo<}ue habituelle de la formation du
« ifiptiMMim* de roilertijur» , pour en faire de bud([ct. (Voir pièce n* 38, page 85.)
Report i.ono,ooo'
liOs prosls (Icft baux au donier clix-hnit seront ilo i\ millions .*{/io,ooo
Il faudra avoir recours aux gens d'affaires |>our un presl de i () millions au denier dix ou onze 1 ,G6o,ooo
Ainsy, le total des emprunts sera de A3 millions, et celuy des intërests à payer de 3,o5o,ooo
En continuant de cette nianière, bîentost il se trouvnroit deux ou trois années consommées.
Les intërests augmenteroient à l'infiny et le fonds des recettes diminucroit à |)ro|)ortion.
Si quoique occasion glorieuse au Roy se présentoit j)our faire la guerre, les suites en deviendroient très-fascheuses.
Les fonds diminuant et les emprunts augmentant, le crédit s'anéanlîroît, et il est à craindre cju'il ne fallusl on revenir au i5 pour loo.
Mais ce qu'il y a de plus im[)ortant et sur quoy il y a |)lus de réflexion à faire y c'est la misère très-grande des peiij)les. Toutes les lettres qui viennent des provinces en parlent, soit des intendans, soit des receveurs généraux ou autres personnes, mesme des évesques.
Si le Roy réduisoit les dépenses à 60 millions, on poiirroit encore donner 5 ou 6 millions de diminution au peu|)le sur les tailles de 168!) et i683.
Il seroit encore très -nécessaire d'aj)port(îr dans la suite de la j)aix quelque règlement sur les fermes des aydes. La muUij)licité des droits es- Uiblis,sur les avis de toutes sortes de traitans, pendant les guerres passées , expose les peuples 5 beaucouj) de violences et de vexations de la part des commis.
Le |)rincipal point des finances consiste, scdon moy, à emjdoyer tous les ans au moins 100,000 livres, et, lorsqu'il sera jiossible, au moins 100,000 écus, pour gratifier ceux qui font le commerce de mer, qui entreprennent «le nouvelles compagnies, de nouvc^lies manufactures, parce que ces moyens servent à maintenir et coiiserver l'argent dans le royaume, à faire revenir celuy ([ui en sort et à tenir toujours les Kstats estrangers dans la nécessité et le besoin d'arj[ent où ils sont.
Je puis espérer (|ue si le Roy veut réduire les déjienses sur le pied que je propose, sans passer, en deux ou trois années au [)lus, ses finances se reslabliroiont et seroient en meill(»ur estât (pi'elles ayent jamais esté.
( Foi'boniiAis , Brrhcrrhex et rotiMidcration» Mr Ira finances. IH, ûO'j. )
- A M. DAGU£SSEAU,
INTEnfiANT k TOULOUSE. .,,„!,
VwMîac*, 17 Bdnbn i«pv.i Gomine voua avei donné, au ao de ce mois, le rendes-vous i UMwitf Gonunissaires départis des pays des tailles réelles, pour se Iroamr «w TOUS aân de travailler ensemble à former un projet de règlement' {mbé rendre la jurisprudence de cette sorte de (ailles uniforme, et ^as:f^ donné mesme les ordres du roy k deux conseillers de la Cour des eoHfW deMontp^er de se rendre auprès de vous dans ie ntesme tempa, j« -«dm prie de faire en sorte que ce règlement soil une fois achevé et fiai,' A^w ce que vous aurez résolu tous ensemble, d'un consentement unanime, {Hibw estre aussytost réduit en déclaration et envoyé à tontes les eonapa^ig» (pu connoîseenl de cette matière. Pour cela, je vous prie de preadv» iMt le temps qui vous sera nécessaire , parce qu'on en espargne toujoan laMl^ eoDp quand ou finit une affaire de cette conséquence. •'■ok'