A M. DE MARLE
INTENDANT A RIOM
Versailles , a k juillet 1 68 1 .
Vostre lettre du i /if de ce mois ne pariant que du papier terrier d'Auvergne, je vous diray que j'attends à présent que ceux de Riom, Glermont, Montferrand, Usson, soyent achevés , ne doutant pas qu'ils ne produisent beaucoup d'avantages à la ferme des domaines. Mais je dois vous dire qu'il est absolument nécessaire que vous fassiez la visite de vostre généralité , et qu'il n'y a pas un moment à perdre pour cela. J'ay mesme lieu de m'étonner que vous ne l'ayez pas commencée , vu que je vous en ay si souvent écrit. Quoyque les papiers terriers des domaines doivent produire beaucoup d'avantages an Roy, la visite de la généralité est infiniment plus considérable à Sa Majesté, puisqu'elle regarde les impositions à faire sur les peuples, et que la justice qui leur est rendue en cela, par l'égalité des impositions, doit leur procurer beaucoup de soulagement. Ce n'est pas qu'il ne soit nécessaire de venir à bout de l'un et de l'autre.
Je vous recommande toujours d'achever ce qui reste des affaires du huitième denier. Appliquez^ vous à tout ce qui peut contribuer au soulagement et à l'avantage des peuples par le moyen de la nourriture des bestiaux, le soutien et l'augmentation des manufactures, l'enlèvement des denrées de la province et la navigation des rivières.
( BiM. Imp. Mst. Mélahg9$ CUâtambmik, vol. 43o , fol. b6.)