A M. DE RIS
INTENDANT A BORDEAUX
Versailles , a h juillet 1 68 1 .
J'apprends, par vos lettres des 1 1 et 1 5 de ce mois, que l'émotion qui estoit survenue dans l'élection d'Agen n'a esté d'aucune conséquence, et que le prévost suffisoit pour calmer ces séditions et en punir les auteurs* C'est à quoy vous devez tenir la main , parce qu'il est toujours très-important de réprimer ces sortes de séditions dans leur commencement.
Puisque vous avez trouvé la récolte très-abondante, il ne faut point faire publier Tarrest que je vous ay envoyé pour la défense de la sortie des bleds, et il faut seulement souhaiter que les peuples puissent débiter leurs bleds et en retirer de l'argent. A l'égard des vexations que vous dites que le fermier des domaines a faites, vous devez l'envoyer quérir, luy £aire connoistre sa mauvaise conduite, et, si elle estoit telle qu'elle méritast une punition exemplaire , vous devez luy faire un procès-verbal , mesoie en informer, et m'envoyer les informations. Mais vous devez bien prendre garde qu'en matière de recouvrement des deniers du roy, il faut toujours s'attendre que l'on ne manqueroit pas de témoins pour déposer contre ceux qui s'en meslent. Ainsy, il faut des faits constans et justifiés par des écritures, parce que la mesme raison qui oblige le Boy à punir les vexations faites par ceux qui sont commis au recouvrement de ses deniers, oblige aussy Sa Majesté de les maintenir contre les dépositions que les peuples sont toujours prests à faire contre eux avec beaucoup de facilité. Je feray venir le sieur May non, sous-fermier de ces domaines, et luy en feray une forte réprimande. Je luy donneray aussy l'ordre de déposséder tous les commis de la religion prétendue réformée.
(BiU. Imp. Mu. Métangn CUûrûmbëMlt, vol. 63o, fol. h%.)
tous les évéchés du royauinc. Les évéques de cent XI. On sait que c*est à la suite de ce débat Pamiers et d^Aleth protestèrent et furent sou- qu'eut lieu la célèbre déclaration du dcrjjé de tenus dans leur n^istance par le pape ïnno- France en «i 683.