A M. LE BRET
^- INTENDANT A LIMOGES
Paris, 8 novembre 1681.
l'apprends , par vostre lettre du 3 1 du passé , que vous avez continué de faire des taxes d'office dans l'élection d'Angôuléme; à quoy je n'ay rien à vous dire qu'à louer l'application que vous avez à ces taxes d'office , estant certain qu'elles produiront un bon effet dans l'estendue de vostre généralité puisqu'elles esteront entièrement le trop grand crédit qu'avoient les élus, et feront connoistre aux peuples qu'ils ne sont pas les maistres de rimposition et qu'il faut absolument que les collecteurs fassent justice dans les rôles , et que vous y pourvoirez par le moyen de ces taxes.
' Voir pièce n" 80, noie. — * Voir pièces n** 1 39 et i85.
Je sufs bien ayse que vous ayez trouvé qu'aucun géntilhoiiime né lève une double taille. Mais à l'égard de ceux qui lèvent induemenl des( péÉjpes et des corvées, vous devez choisir les plus coupables pour informer coiittt eux et les punir sévèrement afin qu'ils donnent l'exemple aux antres *; et quoyque vous ayez de la peine à trouver des témoins pour déposer ccMM ces gentilshommes, vous aurez la satisfaction de voir que ce ne serat^qd'l l'égard du premier, et qu'aussytost qu'il y en aura eu un de puny toos'lés paysans ne manqueront pas de vous déclarer facilement les violences de totis les autres.
(Bibl. Tmp. Mss. MéUmgti OairambmÊlt, ▼ol. kiollàtOo.)