AUX INTENDANTS
Yentillci, t& WÊmytêfmàiy
Vous voyei, par toutes les lettres que je vous écris par ordre de Sa îiêjfiÊÊÊ^ qa^elie a à pr^nt une très-grande application pour ré^er si Htn fêa^ pbdtiott et la collecte des tailles que ses sujets en soyent considéi uLImMM soulagés , et que le principal de cette fonction consiste k obserrer de piÉtf h conduite des élus pour la réduire autant qu'il sera possible dans Todh^ et dans les règles, et les obliger de rendre la justice sur cette matàlnv conformément aux édits, ordonnances, règlemens et arrests de Sa MajeMfc Elle m'ordonne de vous dire que , dans la visite que vous devei fave ilé^ élections de vostre généralité, elle veut que vous vous 8lj[>pliquiei, avékUtf trè»-grand soin , à bien examiner la conduite de ces officiers , en exàndilÉÉfc mesme les registres de leurs greffes, pour voir si les sratences qu'ils rel^ dent sont conformes h ces édits, ordonnances et arrests; et au cas ttMf vous trouviez quelque abus considérable , soit k Tégard du corps dé Ywoii* tioB , soit à l'égard de quelques-uns des officiers , que vous l'en infonnkx afin qu'elle puisse y apporter le remède convenable , soit en les interdisant, soit en les obligeant de se défaire de leur charge , ou par telle autre peine qu'elle estimera capable de parvenir à la fin qu'elle se propose. En quoy mesme vous devez observer que l'intention du Roy estant' de rendre ces compagnies plus considérables qu'elles ne sont, ainsy que je crois vous Tavoir cy-devant expliqué , il est d'une grande conséquence de connmstre tes bons et mauvais sujets, afin de conserver les premiers et d'oster^es autres.
(Bibi. Imp. Msf. MéUmgm OmnmbmA, foi 4ti, Û sUâ)
U3. - A M, DAGUESSEAM,
INTENDANT A TOULOUSE
Parût, 17 luay i68ii.
J'envoye en Provence le sieur Legras, porteur de celle lellre, pour y Iravailler à l'exéculion de la commission que vous sçavez que le Roy a donnée à M. Morant pour vérifier lous les registres el lilres de la cour des comptes de ce pays-là. Comme le Roy m'ordonne de donner une application particulière à bien reconnoistre tout ce qui peut eslre des domaines delà couronne, sur lesquels Sa Majesté veut prendre diverses résolutions, suivant Testai de guerre ou de paix auquel Sa Majesté se trouvera, elle veut que ledit sieur Legras vous aille trouver lorsque son travail de Provence le luy pourra permettre, que vous luy fassiez voir tous les papiers terriers qui ont esté faits en Languedoc, et que vous luy donniez part de toutes les connoissances que vous avez concernant les domaines de cette province-là. Et mesme, si vous estimez nécessaire qu'il puisse travailler à la recherche des tkres, à voir et vérifier les inventaires qui doivent eslre dans la Cour des comptes de Montpellier et dans les déposls des sénéchaussées deNimes, Beaucaire el Garcassonne, pour les examiner el en tirer toutes les lumières qui pourront eslre utiles el avantageuses aux desseins de Sa Majesté, je vous prie de luy donner créance de ce qu'il vous dira.
(Bibl. Imp. Mss. MéUmffeê CUtirambanU, vol. &3i, fol. 269.)
IVi. — A M. DU GUÉ,
INTENDANT A LYON
Versailles, «jo luay i68a#
Je suis bien ayse de vous faire sçavoir que le Roy a choisy M. Le Fèvre d'Ormesson ^ pour vous succéder dans l'intendance du gouvernement du Lyonnois; et, quoiqu'il ne puisse partir que dans quinze jours, Sa Majesté ne laisse pas de vous permettre de partir sans attendre son arrivée, suivant le congé de Sa Majesté que M. de Louvois doit vous envoyer. Sa Majesté désire que vous fassiez des mémoires de toutes les affaires qui ont passé par vos mains, particulièrement de celles qui ne sont pas encore terminées;
' André Lefèvro «rOrmesson, sieur rrAm- Conseil en i67i,niailre des re<{uéteseii 1676,
Itoille, fils aîné d'Olivier d'Ormosson. Avocat inlendunl à Lvon en 1689. Mort en 168^1, dn roi au Châlelel de Paris ,ronsi'iller an (îrani! à Tàf;»» de (|iianinto ans.
que vous y joigniez tous les arrests du conseil et autres pièces qui peuvent instruire ledit sieur d'Ormesson , pour les luy remettre entre les mains et l'instruire encore de vive voix de tout ce que vous estimerez qu'il doit estre informé pour servir Sa Majesté dans cette province ainsy que vous avez si bien et si dignement fait.
Je ne vous écriray plus que celte seule fois en réponse à vos lettres des 1 a et f /i de ce mois, sur lesquelles je vous diray seulement, sur le fait de la juridiction des domaines et le huitième denier ecclésiastique et laïque, que vous donniez, s'il vous plaist, toutes les lumières et les connoissances de Testât auquel sont ces deux affaires à M. d'Ormesson lorsqu^il vous joindra ^ afin qu'il ayt soin de les achever entièrement.
(BiW. Tmp. Mss. Melauffes Clairambtndt , vol. 45 1, foL «78.)
l/i5. -- A M. J)K BEA II VAIS'.
Paris, »'i iiiay liîS».
Je VOUS <»nvoyo le portefeuille dans lequel il y a divers estats de terres qui ont esté prises pour le chasleau et le parc de Marly. Il est nécessaire que vous alliez à Sainl-Germain pour en passer tous les contrats ; mais auparavant il faut que vous voyiez M. Fourcroi ^ pour examiner le moyen de rendre ces acquisitions seures pour le Roy. Comme l'on ne peut pas faire de décrets, il faudra autoriser autant qu'il sera possible les payemens qui seront fails en publiant les acquisitions par trois dimanches consécutifs aux prosnes des paroisses. Pour cet effet, je crois que, dans une occasion de cette nature, l'on pourroit se contenter d'un arrest du conseil qui ordonneroit ces publications. Je sçais bien que celte forme est extraordinaire et qu'il est difficile qu'un avocat habile comme M. Fourcroi convienne que la seureté s'y trouve; mais aussy est-il presque impossible de prendre plus de seureté dans une occasion comme celle-là.
f Ribl. Imp. Mss. Mélanfr^K CUiirambault , yù}. iSiSi , fol. s88.)
' Sans doute à Pari». ' Konaventurc de Fourcroi, avocat au par-
^ Le baron I^ouis do Beaiivais,rapitaino des loment de Paris; de rAcadémie française. Edi-
chasses du bois de Roulofjne et de la plaine U^ur des Œuvres de BaKhélemy Anianei, avei-
Sainl-Denis, jjoiivernenr des rbAteanx de lequel il avait travaillé aux Arrêtés du préfûdenl
Madrid el de la Muette. de Lamoignou. Mort à Paris, en iGqa.