A M. LE FOUYN
GREFFIER D\j CONSEIL.
Sceaui, as juin 168s.
Aussytost que vous aurez reçu ce billet , il est nécessaire que vous envoyiez (|U(Tir les syndics des notaire$^ et que vous leur disiez, de ma part, que je désire que vous employiez les mois de juillet et d aoust entiers k examiner toutes les pièces que vous avez retirées pour les remboursemens et conversions des rentes et pour les remettre entre les mains de MM. (lu Metz*^ et de Bertillat, chacun pour ce qui les regarde, pour retirer ensuite vos récépissés. Gomme il s'agit de plus de 80 ou 1 00 millions de livres de déchar|jes, qu'il y aura beaucoup à travailler pour vous dans ces <l<îu\ mois et (pfil sera peut-estre assez dilHcile que vous en puissiez venir à bout, je vous ay donné ordre do leur donner cet avis, afin <ju'ils puissent
' Voir piùi'c II" t3o. royal nu même litre que M. de Bertillat. Lies
' (iiHlôon (lu Motz i'tnit |;anie du trésor fjardn du trhnr rmfaU ou caissiers. c>tAient
avertir leurs parties et faire toutes les diligences qui dépendront d*eux pour le reste de leurs conversions et remboursemens dans le reste de ce mois, parce qu'aussytost que le premier du prochain sera arrivé, vous ne recevrez plus aucune pièce. Il est nécessaire que cela soit dit aujo.urd'huy, s'il est possible, ou, au plus tard, demain de très-grand matin. En effet, vous devez l'exécuter ainsy que je viens de vous le dire.
J'ajoute à tout ce que je vous ay écrit concernant le travail des rentes, qu'il est nécessaire que, pendant les huit jours qui restent de ce mois, TOUS travailliez les festes et dimanches, estant important et absolument nécessaire que vous expédiiez tout ce qui se présentera pendant ces huit jours, pour achever entièrement ou avancer beaucoup ce qui reste de cette grande affaire.
(Bibi. Imp. Mm. Mélangée ClairambauU, vol. A3i, fol. 354.)