A M. DE BEZONS
INTENDANT A ORLÉANS
Sceaux, 18 juin 166s.
Je viens de recevoir deux de vos lettres , en date des 1 5 et 1 6 de ce mois, auxquelles je fais réponse. A l'égard des paroisses qui ont esté gres^ lées, vous devez observer ce qui se pratique toujours, de les soulager i proportion delà perte qu'elles ont faite, sans diminuer le total de l'imposition. Mais vous devez observer que le bruit que l'on fait de ces gresles est toujours beaucoup plus grand que l'effet. Ainsy, il faut toujours attendre trois semaines ou un mois pour reconnoistre la ruine que ces gresles ont causée, parce que, presque toujours, le mal paroist grand d'abord; mais, lorsque les fruits grossissent et que la seconde sève pousse les feuilles, cela répare le mal ou la plus grande partie. . .
(Bibi. Imp. Ms8. Métmiffeê amra$HbauU, vol. &3i, fol. 3A7.)