‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 232 sur 411 · A M. MORANT · texte numérisé non relu

A M. MORANT

INTENDANT A K\\

Sceaux, 90 juin 1689.

Je vois, par vostre lettre du 1 3 de ce mois, que le travail qui se fait en la Cour des comptes d'Aix s'avance, et j'ay lieu d'espérer qu'il apportera beaucoup d'utilité aux droits des domaines du roy. Je vous recom-

' Augusle Robert de Poniereu , seigneur de La Bretesche , maître des requtUes , puis prcsidentdu Grand Conseil. Prévôt des marchands de 1676 à 1689. Intendant en Bretagne en 1 689. Mort le 7 octobre 1709, âgé de soixante et douze ans. — Tout ce qui concernait le payement des rentes de THôtel de ville était de la juridiction da prëvM.

' Diaprés un règlement de 1 670 , les rentes payées A PHôtel de ville étaient divisées en qnatone parties, selon la provenance des cons-

titutions do rentes, et le nombre des payeurs était égal à celui des parties de rentes. Les payements avaient lieu tous les huit jours, â bureau ouvert, à un jour indiqué. L'ordni alphabétique étant en usage, les rentiers dont le nom commençait par la première lettre étaient payés de leurs semestres en janvier et juillet; ceux dont le nom commençait par les dernières lettres de Talphabet ne devaient se présenter qu^en juin et décembre. {EncycL méthod. Finances.)

Id6 FINANCES,

mande surtout, en cette affaire, de tirer toutes les lumières qui pourront estre utiles du sieur Belet, et prendre (jarde de concilier, autant qu'il vous sera possible, son esprit avec celuy du sieur Legras, en sorte qu'ils coftcourent tous deux au bien de cette affaire, et que tous les inventaires et les titres qui sont dans les archives, concernant tous les droits domaniaui h restablir et les domaines qui ont esté aliénés à conditions réversibles, soyent bien reconnus. Comme ils m'ont paru tous deux bien habiles et appliqués, il est très-important, par la considération qu'ils auront pour vous, que vous les unissiez de telle sorte que vous puissiez tirer de leurs lumières tous les avantages qui seront possibles pour le service du roy K 11 faut aussy que vous profitiez de tous les avis que le sieur Valaquin vous a donnés, tant sur ce qui concerne les épices de la Cour des comptes que sur tous les autres points sur lesquels il peut vous donner des lumières. A l'égard des épices, vous pouvez juger facilement que l'éclaircissemeot qu'on en pourra tirer n'ira pas à faire aucun préjudice à la mémoire de feu M. le premier président de Sé{][uiran, mais seulement à bien connoistre ce qui seroit de la justice sur le sujet de ces épices, sans toutefois pousser la sévérité de cette justice jusqu'à de petits retranchemens qui ne sont pas assez considérables.

(Bibl. Imp. Mss. MéUmgeê ClairaanbauU , vol. âSi, fol. 367.)

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