A M. D'ORMESSON
IJNTEiNDANT A LYO.N.
Sceaux, 97 aoust i68â.
Je suis bien ayse d'apprendre, par vostre lettre du 1 4 de ce mois, que vous deviez partir le i6 pour la visite de vostre généralité. Comme je vous ay expliqué combien il estoit nécessaire que vous vous appliquiez à cette visite sérieusement, je ne doute point que vous ne le fassiez et (ju'elle ne vous donne les lumières qui vous sont nécessaires pour bien faire le régalement et l'imposition de la taille. Vous devez surtout vous appliquer à bien examiner les privilèges des bourgeois de la ville de Lyon, et les restreindre dans les termes portés par les ordonnances et arrest^ qui ont esté donnés sur ce sujet*. En cas que vous trouviez quelques doutes sur
* Li^opold I". (Voir 1. 1, 3^ a.) t. I, 43) en faveur des habilanta de la viUe
* Louis XIV sV'lait emparé, en septembre d'Eu, Colbert faisait à ce sujet ses réserves. 1 68 1 , de ia ville libre de Strasbourg. En 1 689, n Mademoiselle ra*a prié de vous rccommaDder il rédamait de TEspagne, par interprétation les babilans de la ville d'Eu, écrivait-il à Tindu traité de Nimègue, ia ville d'Alost et son tendant, le 17 août 1683, dans Fimpositioa baillia^re dans les Pays-Bas. A cette -occasion, procliaine de la taille, et je satisfais à ce qa*ellc TEmpire, la Hollande et la Suède si{;nèrenl a désiré de moy. En quoy toutefois vous devez un traité d^associalion contre la France. une justice égale à tous les sujets du roy.»
^ Même en donnant suite à une recomman- {Mél. Clair, vol. A3a , fol. 1 39. ) dation de Mademoiselle de Monlpensicr (voir * Les bourgeois de Lyon étaient exempts
les' clauses de ces ordonnances et arresls, en me le faisant sçavoir, je ne manqueray pas de vous en donner l'éclaircissement.
Je fais demander à M. Dugué les mcJmoires des plaintes et des dénonciations par écrit qui luy ont esté données contre les employés à la confection du papier terrier du Forez, et je feray rapport au premier Conseil de Tarrest que vous demandez pour leur faire le procès; mais vous devez observer qu'à l'avenir vostre application doit empescher la continuation de ces désordres. En cas seulement qu'il fallust employer l'autorité extraordinaire de Sa Majesté, lorsqu'il y aura des crimes qui ne pourront estre punis par les voyes ordinaires, vous devez encore observer que Sa Majesté veut toujours sçavoir de quelle conséquence sont les crimes, et mesme voir en partie les preuves que l'on peut avoir, auparavant que de donner les pouvoirs à MM. les Intendans commissaires départis d'instruire et de juger le procès. . .
(Bibl. Imp. Mss. MéUmgei Clairambault , vol. ASa, fol. 169. )