A M. DE BOUVILLE
INTENDANT A MOLUiNS.
Paris, U septembre 1689.
Pour réponse si vostre lettre du 98 du passé, il est nécessaire que vous trcivailliez avec soin aux procès d'Enjobert et de Berger, estant très-âmportant, en lour cons(ïrvant la justice, do donner des exemples aux peuples qui leur fassent connoistrc que le Roy veut qu'ils payent bien ponctuellement leurs impositions, mais que Sa Majesté ne veut pas souffrir qu'il se fasse aucune vexation.
Vous no devez pas hésiter de faire publier des monitoires ^ ; mais prenez bien garde aussy que , les peuj)les estant fort disposés à se plaindre et à rendre tesmoignage contre ceux qui sont commis à la levée des droits qu'ils payent, les dépositions qui seront faites soyent certaines et qu'elles n'ayent point pour motif la hayne universelle des peuples contre ces gens-là.
(Bibl. Imp. Mss. Mélanges Clairambauh, vol. &3a,fol. 180.)