I^TENDAINT DE LYON ET DE GRENOBLE
De... 8 septembre i()6!i.
Je parleray aux recev(»urs (;énéraux des finances de Lyon, ((ui sont à Paris, pour tasclier de convenir avec eux du recouvrement de leur géné-
' Alexandre de Bcaudéaii de Purabèro, comte de Pardaillan , eut, dès 1 6^46 , une ronipagoie de cavalerie. Maréchal de camp on i60o, lieoteneDt général en i655. Pourvu de la Keatenance générale du Poitou, en i658, il eDauDaiida cette province à difTércntcs époquns jiiiqa*ea 1696, quMi se démit de sa clini^. Mali le 98 juillet 1709, à Tâge de quatrcvmgl-trois ans.
' Claude Pellot. (Voir page 6.) Il était alors
on mémo temps in tondant de Poitiers et de Limoges (i 658-1 66^1 ). — Marié en premières noces ù Claude Camus ou Lo Camus, fille do Nicolas Le (^amus ot do Marie Colbort, qui mourut en juillet 1668, et en secondes noces, à Madeleine Colbort, nièce de sa première fomme et fille de Nicolas Colbert, secrétaire du roi. (Voir Généalogie, t. I, A 7 6.)
^ François Bochart , Sarron de Champigiiy, quisenoya dans la Saône en i665.(V. p. i3().)
ralitë pendant l'année prochaine ^ Quant à celle de Grenoble , je vous priay, par l'ordinaire passé, de m'envoyer icy le sieur Dabie^, afin de convenir aussy avec luy des recouvreniens de la mesme {^[énéralité; mais il est important qu'en |)assant à Lyon vous n'oubliiez rien pour luy donner courage et pour le fortifier dans la résolution de soutenir cette affaire, l'assurant que non-seulement vous vous a[)pliquerez avec soin pour la luy faciliter, mais qu'il sera appuyé fortement par tous les ordres du roy dont il aura besoin. Enfin, il est de conséquence qu'il soit persuadé que les recouvremens ne sont pas si difliciles en Dauphiné que vous les connoissez, et que mesme vous les luy fassiez plus aysés, afin de ne le point rebuter.
Il est vray que j'ay montré voslrc lettre aux fermiers des cinq grosses fermes^; mais c'a esté pour dn^sser avec plus de connoissance le mémoire apostille que je vous ay envoyé en dernier lieu, sur lequel j'attends que vous preniez la peine de me mander vos sentimens; cependant je feray donner mainlevée des balles de soye qu'ils ont saisies à La Charité ^^ estant
' Des propositions avaient été faites à Colbert, à ce sujet, par M. de Saint-André, receveur général de la généralité de Lyon , à qui il répondait le même jour :
«J*ay reçu vostre lettre etay esté bien ayse de voir la disposition où vous estes de vous chai^r du recouvrement des impositions de la généralité de Lyon de Tannée prochaine. Si je n'en conviens pas avec le receveur en exercice, je vous feray dans peu de jours une réponse précise.» {Itec. dediv, lett. fol. 98.)
* Receveur général des tinances, en Dauphiné.
' Les provinces ditt»s des cinq grosses fermes, ou le* cinq grosses fenne» , étaient :
La Normandie,
Le Poitou ,
Le Maine,
La Picardie,
L'A unis,
Le Thouars,
Le Perche,
La Champagne ,
Le Berry,
La Chàtellenie de Champtoceaux ,
Le Nivernais,
La Bourgogne ,
Le Bourbonnais,
Le Beanjolais,
La Touraine.
La Bresse,
L'Anjou ,
L'Ile-de-France.
Ces provinces étaient ainsi nommées des droits de cinq grosses fermes auxquels elles étaient soumises, savoir:
1° Les droits de sortie sur toutes denrées et marchandises;
3" Les droits d'entrée sur les drogaeriet et épiceries;
3^ Le subside de 5 sous par muid de TÎn, dans les villes et lieux y assujettis des trtm généralités de Normandie et des gënëniiîlés d'Amiens, Châlons et Boissons;
h" Les droits des traites domaniales sur certaines denrées et marchandises;
r)"* Les droits d'entrée des grosses denrées et marchandises;
Sans compteur divers droits réunis «oxdîles fonnes. {Bml frénéral du 3 maitôÔM,)
Par opposition , on a souvent désigné sons le nom de provtnces étrangàreê les pronneei qui n'fusèrent letarif de 166& et coMervèrcat leui's administrations particulières; elles n*i copièrent que le tarif restreint de 1667.
Quant aux payé êtrangert effecîifky G nant l'Alsace , la Lorraine et les Troîs-ÉTédiés, ils étaient entièrement en dehors do régime douanier du royaume.
' Petite ville du département de la Nièrre.
très-dësavantageoi au commerce, ainsy que vous le remarquerez fort bien , de •souffrir l'introduction des nouveautés^ qui peuvent l'interrompre.
( Arch. de la Mar. BecueU de âkenn lettrei , fol. 961 )