A L'ARCHEVÊQUE DE LYON
Paris, 38 iiiay 167a.
Sur le sujet de l'imposition de 3o sols par once d'or et ao sols par marc d'argent qui se fabrique en la ville de Lyon, vous sçavez mieux que personne que, [pour] tous les eslablissemens considérables que le Roy a faits, dans l'utilité et l'avantage général (jue le royaume en a reçu il s'est tou-
* Louis \IV cl Charles II avaient déclaré * Camille de Neuville de ViJIeroy. (Voir L I,
de concert la guerre à la Hollande, le même 11 G.)
jour, 7 avril 1672.
IMPÔTS, MONNAIES. i&l
jcMirâ Irouvé quelques particuliers qui en ont souffert ; et lorsque Sa Majesté a examiné les inconvéniens , ou elle a passé par-dessus sans les considérer [prendre en considération], ou elle a apporté des remèdes convenables, ou elle a pris des expédiens qui, sans préjudicier au bien public et général, n'ont pas laissé de remédier aux dommages des particuliers. Je vous diray donc sur ce sujet que, ayant fait rapport au Conseil du contenu de vostre lettre et des inconvéniens que vous me marquez, la Reyne^ m'a ordonné de vous faire sçavoir qu'il ne faut pas surseoir l'exécution des intentions du roy portées par sa déclaration ^ qui a esté enregistrée au parlement de Paris avec liberté des suffrages; mais que, pour empescher le grand préjudice que vous représentez. Sa Majesté fera donner arrcst au conseil, portant que les fermiers des fermes unies restitueront ee droit de 3o- sols pour once d'or de toutes les dentelles et étoffes qui sortiront du royaume, en la mesme manière que le Roy l'a ordonné et le fait exécuter pour l'establissement de l'estape générale ^. Après cette grâce que Sa Majesté fait en considération des manufactures de Lyon, vous tiendrez, s'il vousplaist, la main à l'establissement de ce droit, afin qu^il n'y ayt aucune différence dans le royaume dans la levée qui s'en fait. . .
(Depping, CorreêpontUmce adtnimttnUive , HT, 869.)