A M. D'ARGOUGES
PRE^MIER PRÉSIDENT A REMNES*
SaiDMrermain , 7 avril 1678.
Pour réponse aux lettres que vous avez pris la peine de m'écrire les s 2 et 99 du mois passé, le sieur de Jariel n'a pu se rendre en Bretagne; mais, en sa place, j'y ay envoyé le sieur Luillier, qui y sera arrivé auparavant cette lettre.
A l'égard de l'exécution des rôles des notaires, procureurs et sergens, le Roy m'ordonne de vous dire que Sa Majesté ne veut pas qu'on craigne aucune sédition, n'estant pas persuadée qu'elle puisse arriver, et estant mesnie nécessaire au bien de son service de ne pas interrompre pour aucune crainte le cours des procédures qu'elle a résolues, son autorité ai sa puissance estant en tel estât qu'elle ne doit et ne veut pas appréhender aucun mauvais effet de la volonté de ses peuples, et qu'elle pourroit bellement le réprimer en tas qu'il en arrivast.
Gomme voicy dans deux jours l'expiration du temps que vous avez donné à la Chambre', Sa Majesté veut que, aussytost que vous en aurez fait l'ouverture , vous commenciez à agir fortement et promptement pour
' Colbert écrivil au même intendant, le dVtobre , en faisant les impositions de Tannée
I & avril suivant : prochaine , a6n que j^en puisse rendre'compte
«Comme il importe au service du roy que à Sfi Ma}e8ié.y> (Cmmp. de M, Colbert, fol. t5i.)
je sois exactement infoimé de la recette que le ' François d'Argouges, ne en 1699, fut,
traitant des affaires extraordinaires a faite, dès Page de vingt -trois ans, conseiller au Grand
pour oonnoistre s'il n^a point plus reçu que Conseil , puis intendant des maison et finances
piyé an trésor royal sur son forfait , je vous prie de la reine Anne d^ Autriche , qui , Payant choisi
de m*eovayer, à la fin de ce mois, un estât pour un de ses exécuteurs testamentaires, lui
eiwt dé tout ce qu'il aura reçu jusqu'à ce laissa 5o,ooo livres. Maître des requêtes en
tenpa-Iâ, tant sur les taxes des notaires, pro- 1 655, premier président du parlement de Bre-
cweiirs et sei^ns, que sur celles des francs- lagne de 1661 à 1676, conseiller d*£tat et du
fiefs et des autres affaires extraordinaires qui conseil royal des finances en i685. Mort le
se font dans Testendue de ladite généralité*, et 16 aoAt 1695.
de prendre le uiesme éclaircissement à la lin ^ Une Chambre souveraine des domaines
983 FINAISGBS,
Texécution de ses volontés. Cependant Sa Majesté m'ordmine de vohs dm qu elle a agréé les propositions que les députés de la province qui sont iey luy ont faites de prendre ],*^oo,ooo livres pour TaffaiFc des francs^^fiefii ^ et pour apporter quel(|ue modération de temps a la recherche des justiciBs usurpées. Je vous enverray dans peu de jours les conditions de cet aeeimimodement.
(Bibl. des Idv. lU. Correapondanee (le M. Calbcrt, 1673, bL «i 4îê. '