‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 319 sur 411 · A M. BIDE DE LA GRANDVILLE · texte numérisé non relu

A M. BIDE DE LA GRANDVILLE

Ï!NTE>DAXT A LIMOGES.

Saint-Germain, i/i avril 1673.

Je crois vous devoir donner avis qu'un décret d'ajournement personnel que vous avez donné contre les dames de Fontainc-Chalandray*-^, à cause de quelques corvées de leurs terres, a paru icy fort extraordinaire, l'intention du Roy n'ayant jamais esté que le pouvoir qu'il vous a donné puisse ni doive s'estendre à prendre connoissance des droits utiles et ordinaires des terres, ni à appeler les seigneurs par-devant vous pour les contester, et encore beaucoup moins à donner des ajournemens personnels contre des personnes de qualité; mais seulement, qu'en cas d'un grand et manifeste abus, vous puissiez, en faisant deux ou trois exemples dans nne province contre les gentilshommes plus marqués j)our diverses sortes de via-

nvail été établie en Bretagne ponr connaître « A r(5/];arcl du pecouvrcmont des taxes sur les des contestations relatives aux francs-fiefs^jus- procureurs, notaires ci sei^ns, et de fei fet jces usurpées, etc. — Colbcrt écrivait le 1 1 août cherche des francs-fiefs , Tintcntiou du roy n^ost suivant à M. d'Argougcs : ^Je suis bien aysc point que les dépuU'îs des Estais do Bigorre isc que le restablisscment de la santé du sieur du chargent de ce recouvrement, en se faisant su- Moulinet* vous mette en estât de pressi'r plus broger au sou»-lrfliié qui on a esté fait pourrez vigoureusement que jamais les aflaires qui sont [)ays-là. Su Majesté Ta souilert et ctccordcà la plt>de la compétence de la Chambre souveraino. Je vincede Languedoc par la niison dos dons gravous prie de faire en sorte que nous en puis- tuits qu'elle fait à Sa Majesié, c|uisontcon$idésions tirer des assistances un pou considénd>le8 râbles. Mais jamais rinlention de Sa Majesté n'n dans le commencement de Thyver prochain... ^^ esté d'accorder celle grîice aux autres provinces: ( Corretp. de M, CoWertf fol. 991.) ainsy vous devez observer de ne donner jamais

* Celle faculté de se subrog»îr aux Irai- aucun mouvement A cette subrogîition...» (Cb*'tants, qui avait été accordée aussi au Langue- resp, de M. Colbert, fol. a<3i.)

doc, fut, à la mémo époque, refusée à une * Il y a iiu village de ce nom dans fc rtii-

autrc province. On lit dans une dép<*che adros- ton d'Aulnay, arrondissement de Sainl-JeOY)

séepar Colliert à Pintcndanl de Bordeaux, le d'Anjyely (Cliarente-Iiiféritnire). ih juillet suivant :

* Procureur général do la Cbauibrc souveraine des dcmuines établie à Rennes. — <^V»t àlui qii*(.«i adi^h sée la UiUm n* i58.

knces qu'ils commettent dans leurs terres, remettre par ce moyen les autres dans leur devoir. Mais vous n'avez pu donner cet ajournement persoitnei dont je vous parie contre des femmes de qualité sans courre risque d'esire taxé d'estendre le pouvoir que le Roy vous a donné au delà de ses intentions.

Je ne puis pas ni'enipescher de vous dire que vous devez accommoder cette affaire, et prendre garde a l'avenir d'agir avec un peu plus de circonspection en de pareilles matières. Je n'écris de cecy à qui (jue ce soit, estimant nécessaire de vous laisser la liberté d'agir, et mesme que personne ne sçache que je vous en aye écrit mes sentimens^

(Bibl. des Inv. Ms. Correêpondanco de M, Colbert, 1678, fol. i53.)

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