A M. DE MARILLAC
INTE>DA>T A POITIERS.
Versailles, 19 octobre 167&.
Sur la proposition que vous me faites par vostre lettre du i /i de ce mois de dresser un procès-verbal sur la levée des droits de jauge et de courtage, il suffit de vous dire que le Roy veut que cet establissement soit général. Ainsy vous ne devez recevoir aucune raison pour l'empescher; et si les maire et échevins de Poitiers vous présentent requeste, vous pouvez les renvoyer au Conseil , et ce pendant faire l'establissement du droit.
A l'égard des nouveaux droits d'aydes, comme c'est un nouveau droit, et que le précédent fermier n'en a point esté mis en possession, vous pouvez dire aux fermiers qu'ils en suspendent la levée jusqu'à ce que l'iutentioo du Roy vous soit connue par un arrest ou par mes lettres. Mais souveneivous qu'il n'y a rien qui rende la ville de Poitiers gueuse et misérable comme elle est que la fainéantise de ses habitans, qui n'estant point excités par quelque charge douce, qui leur donne un peu de peine à y fournir et (|ui les porte par ce moyen au travail, tombent visiblement dans la misère où ils sont \,,
(Bibl. des Inv. Ms. Corrtêpùndance de M. Coibert, 1 674, page 8A8.)