A M. LE BLANC
INTENDANT A BOUEN.
Saint-Geraiaiji, 3o novemhre 1O75.
Les augmentations de gages que le Roy a attribuées aux. officiers de ses Cours et les rentes sur THostel-de-Ville de Paris ont eu un tel débit que, outre un nombre infiny des sujets de Sa Majesté qui en ont pris et continuent d'en prendre tous les jours , il s'est trouvé beaucoup d'estrangers qui en ont aussy pris. C'est ce qui a obligé Sa Majesté de faire expédier Tëdit dont vous trouverez des copies cy-jointes , portant permission aux estrangers d'acquérir lesdites rentes et augmentations de gages, sans estre sujets au droit d'aubaine pour cette nature de biens'.
Sa Majesté m'ordonne de vous dire, en vous les envoyant, que vous rendiez cet édit public dans tous les lieux de vostre département où vous croirez qu'il sera plus à propos pour en donner connoissance aux estrangers; et vous devez bien [faire] remarquer que le Roy aliène ces rentes au denier quatorze avec la jouissance d'un quartier d'avance, c'est-à-dire que, en quelque jour du quartier qu'un homme prenne desdiies rentes, quand mesme ce seroit le dernier, il reçoit incontinent la moitié de sa rente et est payé six mois après de l'autre moitié, en sorte qu'en six mois de temps il est entièrement payé de Tannée.
(BibL Imp. Mm. 8. G. F. bieo.UttméeM. Cêfkêrt, U l.fol.?.)