AU MÊME
Versailles, a6 jnin 1677.
J'ay reyu vostre avis sur le brevet de la taille de l'année prochaine 1678. Les commissions vous seront envoyées incessamment afin que vous puissiez travailler de bonne heure au département et l'avoir entièrement achevé auparavant que les troupes entrent en quartier d'hyvcr.
A l'égard des paroisses de l'élection du Pont-de-l'Arche que vous dites qui ont eu permission l'année passée de semer du tabac, le fermier a raison de les vouloir empescher de continuer, puisque ce n'est pas l'intention du Hoy, et qu'il est très-certain que la culture du tabac dans le royaume ruine entièrement le commerce des. isles françoises de l'Amérique, qu'il importe extrêmement au bien de l'Estat de soutenir^. Ainsy, tout ce qu'on p(!iit fain? en faveur de ces paroisses est d'avoir de l'indulgence pour cette
' Voii |»i«Vi' II" ;i78. - '•' Voir pièro II" 65.
année, sans pourtant leur en rien tesmoigner; maïs au contraire, laissez toujours faire quelques procédures par le fermier pour leur faire connoistre que, l'intention du Roy n'estant pas qu'ils employent leurs terres à la semence et culture du tabac, il faudra tout au plus tard l'année prochaine les arracher entièrement ^
(Bibl. Imp. Mes. S. 6. F. 53do, LeUrmdêM. CoUiert,i,l, fol. i83.)