‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 53 sur 411 · AUTRES MANUFACTURES · texte numérisé non relu

AUTRES MANUFACTURES

L'acier: ilyen est entré, en 1 663,38/1,39 tî livres, à losols, 199,000 livres. Diligences faites; — le sieur Binet; — tenir la main à ce qu'il en fasse la cfuantité nécessaire.

ccLx ANNEXES.

Fer blanc et noir: /io5,ioo feuilles, à 5 sols, 100,000 livres.

Il faut envoyer à Nuremberg débaucher des ouvriers, à quelque prix que ce soil, pour les establir en France.

Se peut faire dans les forges; le sel etTeslain y sont nécessaires; elle a eslv autrefois establie en France.

Fil de laiton, d'archal et de fer : en est entré en 1662 /i&o,ooo livres à 10 sols la livre, 220,000 livres.

Le premier (?) se fabrique sur les frontières de la Normandie et du Perche.

Le fil de laiton : le nommé Burel, Allemand, en fabriquoit autrefois à lion fleur.

On croit qu'il s'est retiré dans le pays de Caux.

Il faut travailler à bien establir et augmenter cette manufacture pour éviter qu'il en entre une si grande quantité.

Goudron : il en entre pour environ 100,000 livres dans le royaume; nécessaire à la navigation.

Les HoUandois n'en ont que par le moyen du Nord.

Rendre compte des diligences qui ont esté faites.

Recommander fortement cette manufacture à l'intendant et aux officiers de justice.

La faire passer dans toutes les provinces.

Grosses ancres, idem.

Linge de table, œuvre de Flandre et Hollande : en est entré 1 1,000 [auiies], f) 5,000 livres.

Il y en avoit autrefois une manufacture à Coulances; h establir et y faire faire pour le Roy.

Huiles de baleine : raisons pour et contre; attachement des marchands à en oster le privilège.

100,000 livres pour le Roy.

Nécessité de cette huile pour les manufactures et pour brusler.

Expédions ; diminuer les redevances pour le Roy et en diminuer le prix.

Savons noirs : soudes affermées, 5o ou 60,000 livres; enchéries notablement; soutenir les blanchisseries.

Différences davec les huiles, parce quelles se prennent en Alexandrie et Alicante, où tous les sujets du Roy peuvent aller.

Proposition, ou de remettre le droit, ou d'en donner tous les ans une bonne quantité à THospital Général , afin d'obliger les administrateurs à faire travailler les guoux à des savonneries.

De plus, comme il n'y a rien de plus important que d'obliger ce& gueux à travailler, y establir des manufactures de gros bas d'estame, dont il est venu dans le royaume, des isles de Jersey et de Guernesey; 20.000 douzaines.

Cotons à filer pour les bougies et chandelles;

Des couvertures de laines grosses;

Des mouches à miel en quantité.

INDUSTRIE, COMMERCE. ccLxt

Les pescheries doivent estre augmentées avec toute l'application possible.

Faire des gratifications à ceux de Dunkerque pour les obliger à establir la ^pesche des harengs; des cabillauds; des saumons;

Idem h Dieppe y au Havre, etc.

Les soyeries :^en dire Testât florissant;

Travailler à avoir des vers à soye; à Madagascar; en Afrique.

Le grand avantage que le royaume en recevroit par le retranchement de so,5oo,ooo livres.

Establir des manufactures de crespes; il en entre de Bologne pour 180,000 1 ivres tous les an^.

Voiles d'Espagne, Zurich, Bâle et Soleure, pour 5 et 6,000 livres tous 1 es ans.

Toiles de soye, Italie et Flandre, 900,000 livres.

Treillis noir d'Allemagne.

Bestablir les blanchisseries et travailler à les rendre égales à celles de Hollande, animer les villes et les ouvriers qui s'en meslenl;

Leur donner des gratifications ordinaires;

Des extraordinaires à ceux qui réussiront le mieux.

La quantité d'huiles de colza, rabette, lin qui entrent dans le royaume, qui montent à plus de 900,000 livres, obligent à tenir la main à ce que Ton sème de €^es graines par la nécessité que l'on a de ces huiles , qui servent aux manufact.ure8.

Fabrique d'azur: il y en avoit autrefois une à Hannebaut, en Normandie, proche de Pont-Audemer; des Flamands s'y estoient establis; depuis quatre ou c^inq ans , ils s'en sont retirés.

Le privilège estoit sous le nom du nommé Hervart; il portoit défenses d'en faire entrer des pays estrangers; est enregistré en parlement et à la Cour des ^ydes.

Privilège pour les maroquins rouges du Levant à l'exclusion de tous autres.

Idem le coton filé.

Conserver soigneusement les cuirs et les peaux.

Ordonnances de police à Bouen portant défenses de souffler ni cou|)er le^s bestes.

S'informer à Paris.

Les peaux d'orignac et d'élan qui viennent de Canada sont portées en Holtande pour y estre préparées.

Chercher les moyens de les faire préparer en France.

Idem les peaux de chamois.

Manufacture de l'apprest des baleines, perdue depuis le privilège.

Chercher les moyens de la reslablir en Normandie; écrire pour cet elVet au lieutenant général de Bouen.

Protéger et gratifier les faïenciers de Bouen et environs, et les faire travailler à l'envy.

ccLxiî ANNEXES.

Leur donner des dessins et les faire travailler pour le Roy.

Idem des tapisseries de cuirs dorés qui se font à Rouen.

Manufactures des tapisseries à Reauvais.

Maroquins noirs eslablis à Rouen ; protéger et augmenter.

Tripes de velours ^ qui se fabriquent en Flandre, à attirer avjec les tapisseries;

Ras de soye; manufactures; en rendre compte.

Examiner si, à Tégard des pescheries françoises et des bestiaux, on peut distinguer dans le tarif les estrangers avec ceux du dedans du royaume, pour charger ceux-là et décharger ceux-cy.

Manufacture des cartes donnée par privilège à THospital Général; grande manufacture.

Taxation dans les provinces; à résoudre.

Pour les toiles belles comme en Hollande; establir à Reauvais; protéger et augmenter.

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