‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 91 sur 411 · A LOUIS XIV · texte numérisé non relu

A LOUIS XIV

Parii, 17 MUit i(MK3.

H. de Turenne^ demande que les &3,ooo livres restant de Portuga soyent mises entre les mains du commandant du régiment de cavalerie pour en acheter des chevaux en Angleterre , et en cas qu'il les trouve cbers, d'emporter cette somme en Portugal \

Il ma fait sçavoir de plus qu'un homme de Portugal qui est icy dédroii de me voir, et qu'il en avoit. parié à Vostre Majesté, sur quoy j'iattendray ses ordres avant que de rien faire ^.

Je vois une si grande quantité d'ordonnances qui viennent de toutes parts que je me sens obligé de dire à Vostre Majesté qu^fl seroit absolument nécessaire de faire un projet, le plus exact qui se pourra v de toatçs les dépenses qui sont à faire pour le siège de Marsal^ afin que Vostre Majesté estant informée comme elle est de toute la recette, elle jugeaat ee qui se peut et ce qui ne se peut pas , estant impossible de pouvoir brouver rien à emprunter à présent, non-seulement à cause de la longueur de la Chambre de justice, mais encore plus à cause de la misère des peuples, qui va estre extrême cette année par le mauvais temps qu'il fait , en sorte que non*sculement il ne faut pas faire estât de tirer les tailles et le prix des fermes sans de grandes diminutions, mais mesme, pour sauver les peuples de cette misère et de la disette qui sera presque universelle, il sera nécessaire de faire des achats de bleds beaucoup plus considérables qu'en i66a*.

■iPOHSB DU 101, IR MAMI*.

' [I iay faut donner.

^ Voi^'le si on n'en peut jamais rien savoir, et prenës vos mesures pour eda^,

"^ Je ne sait si on vous parie beaucoup d'ordonnances, mais je sait bien quç je n*en ai pas fait donner baucoup , et je prendrai garde à Favenir, plus que par le pûéé, de eommender qu'on en expédie, à moins qu*il soit tout à fait nécessaire.

Pour ia despence du ^iége, il n'i a rien à adjonster k ce qu'on v&a» a dit-Poâr 'se

' Voir t. 1 , 5 , note 1 .

* Arrondissement de Château-Salins, département de la Mearthe. « Le Roi , dit le président Hénaull, année i663, maixhe en Lorraine et envoie le maréchal de La Ferté investir Marsal, soit faute d*exécution du traité de Montmartre, dont cependant il n'était plus question , soit pour s'assurer du duc Charles , dont Tinconstanc^ n'était <}ue trop connue. Ce prince si|[na un traité à Nomëni, le 1*' sep-

tembre, par lequel Marsal fut remise entre les mains du Roi , et le reste des Étetodu 'doc de Lorraine lui fut rendu. 9»

' Nous conservons textuellement Tortliographe des quelques réponses autographes de Louis XIV que nous aurons occasion de publier.

^ Ainsi, malgré le traité des Pyréoées* ia France soutenait toujours le Porlogil eonlre l'Espagne.

«.-■.SAt^

^oi est de !*artiilerie , H. Le Tdlier vous le fera savoir, car je ne le sanrois savoir bien «uvray.

N oubliés pas les estendards de mon régiment estranger, ni celuy de la Compagnie de JQQÙ fils.

(Bibi. Imp. Ms8. S. F. Sjoo, fol. la. — Coll. des doc. inéd. Mélanges hiUmqmeê, par M. Champollion-Figeac , II, 5o8.)

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