CONCERNANT LA MARINE DE HOLLANDE
(Minute autographe.)
Pour satisfaire avec exaetitnde k chaque partie de mon instruction, j'ay mis ensemble tous les points qui regardent les mesmes choses et y réponds sëparém^t le& uns après les autres.
Je commence par examiner ce qui regarde Tamirauté desProvinces-Unies en générd , et marque en mesme temps le nombre , le port , et le nom de tous leurs vaisseaux de guerre. J'examine ensuite leur gabarit, la manière de leur construction et Tordre qu'ils observent dans leurs ateliers. Je parie de leurs forges, du fer qu'ils y employent, des ancres qu'ils y font, de leur fonderie et de leur corderie. Je passe après k leurs magasins , remarque comme leurs marchandises y sont rangées, d'où elles viennent et combien elles eoDstent, comment on y met tous les agrès des vaisseaux quand on les désarme et de qœile sorte on les en tire pour les armer, combien d'équipage on met sur chaque vaisseau, la quantité de canons de fonte et de fer, le nombre des officiers qui y commandent, leurs gages, leurs fonctions. Je viens enfin à examiner la police de leurs ports, les gardiens qu'ils mettent sur leurs vaisseaux , de quelle manière ils sont ancrés , ce qu'ils font pour leur conservation et leur propreté.
DeFaimirauUies Provineet-Unieê en général — Pour sçavoir ce qui fait mouvoir toute la marine des Estats Généraux et entrer autant qu'il se peut dans les principes et les fendemens qui ont élevé les Hollandois dans une aussy grande puissance , il faut examiaer la police générale qu'ils observent et qui est à la teste de toutes les affaires de marine, afin de pouvoir connoistre leurs maximes et les moyens qu'ils ont tenus pour, de nqets qu'As estoientdu roy d'Espagne dans un petit coin du pays, s'estre rendus une do phis grandes et des plus redoutables puissances de la mer.
Comme les officiers des amirautés sont ceux qui ont le soin de tout ce qui regarde la marine, qu'ils disposent des fonds et qu'ils sont chargés des armemens et désarmemens des vaisseaux , il faut examiner le nom des amirautés , leur ressort et leur pouvoir.
n y a cinq amirautés dans la Hollande ; elles sont composées de sept députés, dont trois sont de la province et quatre des autres , qui lès y envoyent aGn que , conmie ils ont tous un iniérest^l k l'armement des vaisseaux, ils prennent connoissance non-seulement de ce qui regarde les affaires de leur province mais aussy de toutes les affaires des antres anoirautés. Leur députation ne dure que trois ans pendant lesquels ils disposent de tous les fonds de leur département, exécutent les ordres des Estats Généraux pour le nombre des vaisseaux qu'il est nécessaire d'armer, ont soin de tout ce qui se passe, tant pour les constructions des vaisseaux que pour l'achat des marchandises et pour leur arrangement dans les magasins. Enfin leur fonction est d'establir un bon ordre dans les arsenaux afin que tout se conserve et se fasse avec économie. Us s'assemblent entre
' Dans le même volame, à la Bîbliolhëqae Seignelay, pour s'en aider dans la rédaction de lBp^ride,il existe plusieurs pièces qui sont ce long mémoire, ilo notes et renseignements demandés par
eux plusieurs fois la semaine afin de r^Ier aussy tous les différends qui naissent contre les marchands. Leur sentence est définitive jusqu'à 600 livres; au-dessus de cette somme on en peut appeler aux auti*es justices souveraines. Us rendent compte de leur administration aux Eslats Généraux avec qui ils s'assemblent selon les occasions des affaires importantes. Ils ont dans leur assemblée un fiscal et un secrétaire qui tient registre de toutes les délibérations qu'ils prennent.
Leur députation ne dure que trois ans , au bout desquels ils peuvent estre ccmtinues, ce qui est arrivé quelquefois, quoyque d'ordinaire on en envoyé de nouveaux, afin que chacun puisse prendre à son tour connoissance des affaires de la marine et qu'ils ayent plus de perscMUies capables de ce qui regarde la mer et le oommeroe, outre que ceux qui y sont employés désirent d'en sortir, parce que , comme ce sont des mar^ diands , ces emplois , estant fort pénibles par la multitude d'affaires qu'ils sont obligés de v<Hr et d'examiner tous les jours, les empeschent de penser à leurs projNres affaires. Le revenu de ces députations est fort petit; ils n'ont que 1 .5oo livres de gages, ce qui revient à 1,800 de nostre monnoye; chaque député préside six jours de suite, et, quand il a achevé sa semaine , il re(Nrend la queue , et ils roulent de cette manière l'un après l'antre.
Les cinq amirautés des Estats sont : la Meuse, Zélande , Amsterdam, Nord-Hoilande et Frise.
La Meuse est la première; le siège de cette amirauté est à Rotterdam; son ressort s'estend à toutes les villes qui sont sur la Meuse, comme Deift, Dordreeht, Brielle, Hellevoëtsluis.
Zélande est la seconde amirauté ; elle a son siège à Middelboarg, qui en ertia capitale; eUe a outre cda Flessingue, Weere et le reste de l'isle de Wdcheren, les isles de Zierikzée et de Thoien(?).
La troisième est Amsterdam , qui n'a que cette seule vflle de son ressort.
La quatrième est Nord-Hollande; les vflles de son ressort sont Hoom, EnUioiien, Medenblik, Alkmaar, Edam, Monnîkendam et Purmerend. EUe a «on si^ tantost i Hoom, tantost i Enkhuizen.
La cinquième est Frise, qui a son siège à HarUagen; les principides villes satà Dokkum, Workum , et le reste des villes de la Frise.
Outre les députés qui sont en chacune de ces amirautés et qui sont les offieicn de police et de justice, il y a encore les officiers de guerre, qui sont l'amiral , le vice«Biral, le scoufbynach ou contre-amiral, et un commandeur ou chef d'escadre.
L'amiral de Rotterdam, qui est la première amirauté, commande à la ner i tons les autres. Il a séance comme président dans ladite amirauté et a droit d'entrer dans les diambres des autres amirautés; il y a sa voix dâibérative, assis toutefois après le président. Les amiraux des autres amirautés n'ont aucun droit d'entrer dans les collèges desdites amirautés et n'y ^trent cpie pour proposer les choses qu'ils eroyent néceasaires pour la guerre. Ils ont le droit de choisir tous les officiers des vaisseaux entre ceux qai leur sont nommés par le coll^ de l'amirauté.
Toutes ces amirautés ensemble concourent à mettre en mer une armée navale; mais comme elles ne sont pas également puissantes, le nombre des vaisseaux qu'elles fournissent est différent.
Amsterdam seule est obligée de fournir le tiers de la flotte; Rotterdam , un quart; et les autres trois foiunissent le reste également.
Il Psl h remarquer que, comme les droits qu'ils tirent eu Hollande de tontes lesmar-
MARINE DE HOLLANDE. ÎOa
chandises qui entrent et sortent sont bien plus oonsidéroUes à Amsterdam que dans les antres villes , parce qu^elie est infiniment plus marchande et que ces droits font la plus considérable partie du fonds destiné pour la marine, la ville d'Amsterdam a beaucoup pins de facilité de fournir la quantité de vaisseaux à quoy elle est obligée que b autres villes , qui demeorent souvent en arrière; c'est ce qui fait que souvent Tamiranté d* Amsterdam supplée par un plus grand nombre de vaisseaux au défaut des amirautés de Nord-Hollande et de Frise, qui sont les amirautés les {dus foibles et les plus endettées et qui ne peuvent pas mettre k la mer le nombre de vaisseaux nécessaires.
La plus riche amirauté après celle d'Amsterdam est celle de Rotterdam, qui fournit toujours avec facilité le nombre des vaisseaux k quoy elle est obligée et qui mesme, pardemis ledit nombre , en arme un asses grand nombre pour servir d'escorte aux marchands.
Pour celle de Zélande, quoyqu'elle ne soit pas si incommodée que celies de Frise et de Nord-Hollande, die ne laisse pas d'avoir delà peine è fournir le nombre des vaisseaux; etnesme présentement, an lien de six vaisseaux qu*elle devoit fournir, ellea'enafoamy (pe quatre.
Comme j'ay dit qu'il y avoit des officiers de guerre dons diaque amirauté, il est bon d'en sçavoir les noms, les gages et les fonctions.
En général, l'amiral de Rotterdam est toujours celuy qui commande è toute la lotte. S'il est tué dans le combat, c'est k celuy de Zélande k prendre le pavillon , et aînsy des aatres amirautés, sdon leur ordre. Ledit amiral de Rotterdam est obligé de prendre le vaisseau qu'il monte dans ladite ville et de le luy ramener après qu'il est désarmé. Ce qui est un privil^ particulier de cette ville.
(/et M (rottw la UêU det gronda offieiên dea emq amiramUt.)
Gages de ces officiers : Ruyter a des Estats Généraux A, 800 livres, et, comme capitaine de vaisseau, le coll^ de Rotterdam hiy donne i,âOo livres, ce qui fait en tnt, monnoye de France, 7,5oo livres.
Les autres amiraux ont 3,6oo livres; les vice-amiraux, 9,&oo livres; les conti*eaminux 1,900 et les commandeurs 600 livres.
Outre ces grands officiers , il y a des capitaines entretenus dans chaque amirauté, qui «nteenx qui sont les plus estime dans leuns corps, et, par-dessus lesdits capitaines eatreteons, il y en a d'autres qui ne le sont point et qui ne laissent pas de servir et d'avoir des gages quand ils servent. Ijçs capitaines entretenus ont 1 ,5oo livres, monnoye de France.
Apès avoir parié de leurs officiers , il est bon de sçavoir leur nombre et leurs noms ; et , comme c'est Amsterdam qm sur cela et sur toute chose est la règle des autres amirauléi et que je n'ay pas mesme pu sçavoir les noms des autres capitaines , je me oontenleny de dire ce que je sçais des capitaines d'Amsterdam.
Cette amiranté entretient vingt capitaines ordinaires et seize extraordinaires , qui sont •eolenient nommés pour remplacer ceux des capitaines ordinaires qui viennent à mourir. Ces capitaines extraordinaires n'ont aucuns gages.
n faut juger des autres amirautés par le nomlN^ des ci^itaines qu'elles entrettenoeot à proportion de celle d'Amsterdam.
{Iei$e trouvent Ut noms des officiers pincipaux les plus estimés.)
Tons ces capitaines, au moins la plus grande partie, sont gens qui (Mit commencé par estre mousses de vaisseau, et qui depuis, par leur expérience et par leurs belles actioas, ont eu la commission de capitaine.
Après avoir paHë des officiers, ii est bon de parler de leurs vaisseaux.
De leurs vai$$eaux, de leur nombre, de kurg noms, de leurs ports. — RoUerdam a d'ordinaire vioglrquatre vaisseaux de guerre dans son port ou h la mer; elle en a à présent quinze k la mer, sçavoir : hait à la flotte et sept à Tescorte des mardiands de Smyme , du détroit et d autres lieux. Ceux qui sont à Tesoorte desdits vaisseaux marchands sont peu considérables, n'estant que de trente où de trente-cinq pièces de canon; ceux dont j'ay pu sçavoir les noms sont:
( Id vient la liite de douxe vaùeeaux appartenant à RotUrdam^)
L'amirauté de Zélande peut avoir dix-huit ou vingt vaisseaux de guerre.
Le port de Middelbourg est un des plus beaux qu'ils ayent en Hollande; il est formé par un grand bassin qui est creusé à l'entrée de la ville; les grands vaisseaux y viennent de la mer par un canal de quatre ou cinq lieues de long. ( ÏMte de$ dix vaiueaux que Setgneky y a vus,)
Le port de Flessingue est encore plus considérable que celuy de Middelbourg, à cause de la bonté de la rade. Les vaisseaux y peuvent venir mouiller jusqu'au pied des nrnrailles de la ville, la mer laissant en cet endroit quatorze pieds d'eau à marée basse.
Comme c'est l'amirauté d'Amsterdam , qui est la plus considérable , et que les autres ne sont presque rien h soii égard, j'ay examiné plus particulièrement le nombre, le nom, le port et les proportions de ses vaisseaux, tant de ceux qui sont en mer que de ceux qui sont dans les ports :
Sept vaisseaux du premier rang; onze du deuxième; dix-huit du troisième; treize do quatrième; dix-sept du cinquième; six du sixième ^
L'amirauté de Nord-Hollande peut avoir de vingt-quatre k vingt-cinq vaisseaux de guerre, et celle de Frise dix-huit vaisseaux*.
Des gabarits de leurs vaisseaux et de la manière de leurs constructions '.
Tous leurs vaisseaux sont h varaugues plates, parce que, comme leur mer est extrêmement plate et qu'ils sont souvent oblige d'échouer, il leur est nécessaire d'avoir des vaisseaux qui ne tirent pas beaucoup d'eau et qui ne se rompent pas quand ils échouent, ce que les vaisseaux plats font facilement sans s'endommager. Ajoutez à cela que, comme leurs ports n'ont guère de fond , il leur seroit impossible d'y entrer s'ils tiruioit beaucoup d'eau , ce qui est si vray que la ville d'Amsterdam mesme, qui est la ville la plus considérable et celle qui fournit le plus de vaisseaux , ne peut faire sortir aucun vaisseau de son port que sans canon , sans lest et sans vivres; et quoyqu'ils sortent de cette manière, en passant le Pampus, qui est rendix)it par où ils sortent d'Amsterdam dans la mer du Zuyderzée pour aller au Texel , ils s'enfoncent plus de huit et dix pieds dans la vase el ils sont obligés d'avoir de petits bastimens fort plats et qui portent beaucoup de voiles qui remorquent ces vaisseaux et les tirent à force dans l'endroit où il y a assez d'eau. Leur commodité se rencontre encore k bastir les vaisseaux de cette manière : ils en sont plus propres à porter de la marchandise, leur fond de cale estant plus large que I& nostres; et comme la marchandise est ce qui les fait subsister, tout ce qui sert le plus au commerce leur est plus propre. Voilà les raisons qu'ils ont pour les bastir de cette manière,auxquelles ils en ajoutent encore d'autres; ils disent que les vaisseaux construits de
* Cette liste est détaillée dans le manuscrit. désigne les vaisseaux qui sont dans chacun de Avec le nom de chaque vaisseau, Seignclay leurs ports.
donne ie nombre de canons, le port, la ton- ' Seignelay entre icy dans des détails tech-
giieur et la largeur. niques sur la poiie de la quille , des bordag^,
* Après chacuno de ces amirautés , Seignelay des varangues.
celte manière portent mieux la voiie, qn^ils roulent moins h la mer, que cela fait que dans no combat ils tirent plus juste, que les vaisseaux qui sont plus taillés roulent incessammeDl et qu ainsy on ne peut pas ajuster le coup de canon, que d'ailleurs un vaisseau de guerre plus plat se sauve et passe sur un banc de sable duquel un autre n*oseroit approcher, et qu'ainsy ils se peuvent mettre en lieu de seuretë quand ils sont poursuivis par de plus forts. U est seur que cette raison est fort bonne ; et mesme , comme il y a beauronp de bancs dans la Manche, cet inconvénient peut arriver très-souvent, de ne pouvoir pas passer où ils passeront avec leurs vaisseaux. Ils prétendent mesme que nos Taiaseaux ne sont pas meilleurs voiliers que les leurs, parce que ce que nous gagnons en taillant nos vaisseaux davantage, ils le gagnent eux en les faisant beaucoup moins forts de bois, et les chargeant moins d'oeuvres mortes '. . .
Ayant examiné les vaisseaux que j'ay trouvés sur les chantiers, tant à Amsterdam qu'ailleurs, j*ay remarqué les défauts qui m'ont paru à éviter et les choses en quoy nous pourrions les imiter. Leurs membres sont fort (bibles, et, comme ils bastissent avec une grande économie, elle va quelquefois trop loin et ils ne regardent pas tant k ce que doit dorer un vaisseau qu'à ce qu'il couste dans le temps qu'on le bastit. Cette raison tut qu'ils n'ont pas assez d'égard au bois qu'ils employent, parce que, comme ils vrait toujours au bon marché et qu'ils veulent espargner, ils taschent de faire servir jusqu'à la dernière pièce de bob et en mettent ainsy qudquefois de mauvaise qualité. Us 0 observent pas non plus de garder le bois qu'ils achètent; ils le mettent en œuvre aussylost qu'il est venu de chez le marchand, sans examiner trop s'il est sec ou s'il est vert, ce qui bit que le bois vert, venant k se sécher, se retire et fait des fentes qui ne sont jamais réparées qu'à demy par le calfatage. Toutes ces raisons me font dire que leurs vaisseaux ne sont point assurément si bien bastis que les nostres et qu'ils ne doivent pas dorer si longtemps à beaucoup près, pourvu que l'on ayt le mesme soin des nostres qn'Ss ont d^ leurs. Ce n'est pas aussy qu'il n'y ayt qudque chose dans leurs constructioos, en quoy ik nous passent et qu'il faudroit changer dans les nostres. Premièrement, renrie que l'on a de faire nos vaisseaux solides fait que nous les rendons massifs et qo'ilsn'en vont pas si bien. Nos charpentiers gastentbien plus de bois qu'eux, parce que soavent ils ne se soucient pas de prendre et couper une pièce de bois fort grande pour en faire une petite dont ils ont besoin; ils gastent de cette manière de belles pièc^ de bob qui pourroient servir à autre chose, dont il arrive deux inconvéniens : le premier regarde la perte du bois et l'autre celle du temps , un charpentier estant bien moins de temps à former un membre duquel il y aura peu de bois à ester qu'il ne le sera à ceioy dont il faudra réduire la moitié en copeaux.
Leurs moulins à scier leur sont d'une utilité fort grande et leur retranchent beaucoup de la dépense et du temps. Tous ceux qu'ils ont dans leur pays sont à vent, et ils font ph» en un jour qu'on ne pourroit faire en quinze sans cette machine.
Tout le bois dont ils se servent leur vient des bords du Rhin et de Norwége, et leur est apporté par les marchands qui trafiquent de ces costés. 11 n'est assurément pas si bon que le nostre : i"* par sa qualité plus tendre que celuy dont nous nous servons, ce qui se voit assez à sa couleur blanchastre, qui est une marque infaillible du bois tendre, an Keu que le nostre est beaucoup plus gris, plus serré, qui est le cbesne le plus dur
* Ici Seignelay fait rénumération de toutes de la disposition des sabords, des gaillards
les pièces d^un vaisseau et en donne les di- d'arrière et des galeries, qui sont considérées
■Muions ainsi que la manière dont ces pièces en Hollande comme inutiles, incommodes et
isot jointes les unes aux autres. Il prie ensuite dangereuses.