‹ Lettres, instructions et mémoires de ColbertChapitre 98 sur 108 · livre de musique pour Anne Mancini. — (En note. Plan · texte numérisé non relu

livre de musique pour Anne Mancini. — (En note. Plan

audacieux de Fouquet en cas d'arrestation et de pour-

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*k décembre 1659.

Colbert ne sait où il pourra rejoindre la cour; il espère voir avant de partir le Procureur Général, absent en ce moment.

— La livrée du roi coûtera moins cher qu'on ne craignait.

— M. de Fontenay se résignera à la séparation de son emploi ; mais Fouquet s'est déjà vanté à M. de Pomeren

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39 décembre.

Colbert désespère de pouvoir partir : il n'y a pas moyen de

voir le Procureur Général , qui est toujours à Vaux ; l'orfèvre Lesrot n'arrive pas, et sa fdle ne veut rien livrer sans lui; au reste, ce voyage, à part le plaisir de voir Mazarin et de donner ordre à son domestique, est peu utile, et

4ia

3t décembre.

L'abbé de Paràbère s'oppose à toute réforme des dépenses de la table. — Colbert espère que Mazarin a vu l'état descriptif du Nivernais et qu'il en apprécie l'importance. Il voudrait avoir mérité les compliments qu'il reçoit pour la conduite du procès des nobles. Faut-il à présent surseoir aux poursuites? — Ascendant de Condé sur le duc de Longueville ; la duchesse reprend du passement à ses mouchoirs. — Dépenses pour la livrée du Roi. — Réponse. Le duché vaut la peine qu il donne. — Les nobles, saul les protégés de M. le Prince, vont être graciés; faire savoir aux intéressés à qui ils le doivent. — On connaît M. de Longuoville. — Il faut a toute force un prieuré pour Benserade. — Le Roi vient encore de témoigner sa faveur par l'élévation de M. Mancini au cardinalat. 0 est

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Colbert, pour en finir avec les calomnies de Fouquet, demande s'il faut cesser toutes relations avec Talon. — Commandes faites à Mdan et autres préparatifs pour le mariage du Roi. — Propositions des priuces de Lorraine. — Réponse. Ne rien changer aux relations avec Talon, on en parlera plus tard. — 1 .es offres de la Maison de Lorraine

DATES

ta février 1660.

37 février.

a 7 février.

n mars.

» mars.

fi

ANALYSE

ne sont ni à examiner, ni à entendre : l'intérêt de l'État

avant tout

Le bruit court que l'évéque de Luçon est mort ; Colbert recommande instamment son frère

Remercfments. — Demande d'ordre» pour l'élargissement des nobles graciés

A MAZ1IIH.

Restitution du tiers des prises par la ville de Toulon. — Abus introduits à Pbilipsbourg par M. de Saint-C-eniès — Demande d'instructions relativement aux nièce» du Cardinal. — Réponte. Éviter le» visites et le bruit. Il y a cent raisons pour que le Roi, en rentrant au Louvre avec la nouvelle Reine , n'y trouve pas Marie M

Préparatifs du mariage : carrosses, tapisseries, housse», orfèvrerie, etc. Les dépenses de toilette dépassent toutes limites. — Ode sur la paix. — Avance» de M. le Prince. — Difficultés du règlement des dettes du roi et de la reine d'Angleterre. — Réponse. L'ode est bonne; quel en est l'auteur? — Si M. le Prince est sincère, tant mieux, surtout pour lui. — Carte blanche pour les avances à la cour d'Angleterre : c'est de l'argent plutôt donné qui« prêté

Colbert rend compte des arrangements pour la remise des tapisseries engagées par la reine de Suède; il annonce la visite de Condé à Vincennes et les lwnnes dispositions de ce prince. Tout entier aux préparatifs du mariage , il se désole de les voir peu avancés. — Le duc de Longueville se rapproche; il sollicite la mouvance immédiate pour 1 comté de Dunois , et cède ses droits sur la principauté d'Orange. — Réponse. Colbert peut être tranquille ; ses efforts sont appréciés. — On fera pour IL de Longueville tout ce que permettront les intérêts du roi

Depuis plusieurs années Colbert essaye de procurer à M axa rin les premières oranges de Portugal pour la Reine; il est malheureux d'avoir si mal réussi. — Réponte. Mazarin le gronde de perdre à ces enfantillages un temps qu'il sait d'ailleurs si bien employer

En rendant ta tapisserie» de la reine de Suède, on

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ANALYSE

les plu» belles, s'il y a lieu. — M. le Prince a visité Vinr en nés, admirant les bâtiments, faisant quelques critiques de détail , causant familièrement avec Colbert elle forçant de se mettre à table avec lui; il est au mieux avec le maréchal Clérambaut. — Charges créées au parlement. — Voitures pour le mariage. — On prépare le parlement à complimenter Mazarin, et la Sorbonne à l'élire proviseur; c'est le moment de traiter généreusement le collège de Navarre. — Réponse. Mazarin discute les observations de Coudé sur Vincennes; il accueille ses avances, mais sous toutes réserves, et entend qu'il se déclare nettement pour le Roi contre le parlement. Rien d'étonnant à ce que Clérambaut Tait subjugué : il s'y entend. — Merci à M. Talon : les compliments du parlement seront les bienvenus; mais, malheur à quiconque entreprendra contre

is mam 1660.

Les préparatifs du mariage ont pris le pas sur les affaires; le duché de Nevers en pâtit : le prince Palatin a refusé mainlevée des hypothèques. — Le marquis de Vassé offre de payer à toute sa valeur le gouvernement de Touraine. — Réponse. On parlera de la bonne manière a la princesse Palatine. — La demande du marquis de Vassé n'a pas de

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16 mars.

L'abbé Colbert chauffe sans qu'il y paraisse l'élection de la Sorbonne ; Mazarin , une fois proviseur, ne saurait choisir un grand-vicaire plus dévoué. — La Bibliothèque royale est la vraie place des livres légués au Roi par Gaston. — Colbert malade a reçu la visite de M. le Prince; il fait divers envois et demande des ordres pour les préparatifs du mariage; il demande aussi la capitainerie de Cham-

Maxarin est élu proviseur de la Sorbonne à l'unanimité. — Préparatifs du mariage; pierreries à dégager. Colbert est en fonds. — Représentations à M. le Prince sur son carrosse cloué et sur ses cajoleries aux gens de robe. — neponse. Mazarin se sou>ienura tic ."Messieurs de la Sorbonne; il demande le nom de celui qui s'est abstenu. — Sa cassette est épuisée; ainsi les offres de Colbert tombent à merveille. — Réflexions sur les procédés de M. le

DATES

ANALYSE

«3 mars 1O60.

a 7 mars.

5 avril.

8 avril.

1 h avril.

Instructions pour les négociations d'Allemagne. Présents diplomatiques destinés aux hommes, les femmes n'ayant aucune influence dans ce pays

Secours aux sieurs Cenami , pour les remettre à flot. — Médailles de mariage. Le temps fait défaut pour l'achèvement des préparatifs. On ne peut guère compter sur les harnois d'Allemagne : ce n'est pas le pays du goûL — L'auteur de l'ode sur la paix est Charles Perrault. — Les entrevue» avec Talon n'étaient ni quentes, mais il n'y en aura plus que par ordre ou pour affaires. — Réponse. Il faut absolument des harnois riches

et de grand effet. — On reparlera de M. Talon

Amnistie ; élargissement des nobles. — Fouquet était à Saint- Mandé; il part pour Vaux : l'affaire des huiles est remise. Aperçu des affaires immenses dont Colbcrt est chargé. Il ne se plaint pas du travail , c'est sa vie, mais de son insuffisance personnelle et du désintéressement inouï de Mazarin. Dans ce labeur ingrat, concours persévérant, indispensable et plus que gratuit de Berner. L'abbé Buti vient de l'en récompenser par d'odieuses calomnies. Il y a là-dessous une misérable intrigue : question d'amour et d'amour -propre! Ce Buti, si l'on n'y met ordre, va

brouiller bien des affaires

Colbert el son frère sont heureux et honorés que Mazarin leur demande une chanoinie de Luçon ; par malheur, elle vaque en régale. Comblés par leur bienfaiteur, ils obtiennent, avec la dignité d'evéque, qu'ils ne méritaient pas, un revenu , et un bon revenu. C'en est trop; mais Son Émine veut pas, ne peut pas gâter son bienfait en grel'évéché d'une pension. Ce serait contraire aux promesses faites, humiliant, ruineux. On craint l'exemple; mais qui donc a les titres de Colbert? On promet un** décharge prochaine; mais il y a été pris, cl comme il n'est pas homme à se plaindre, il lui en a coûté 18,000 livres ; il cite en

l CHADLKs COLBERT.

il conseille à son frère, en mission à Vienne, d'agir de

DATES

a6 avril i66n.

1 1 juillet.

1 3 juillol.

i6 juillet.

ANALYSE

concert avec l'ambassadeur d'Espagne, «le faire valoir la puissance du Roi, et surtout de s'insinuer dans les bonnes grâces de l'Empereur. On accuse Mazarin de fomenter la guerre : s'attacher à démontrer qu'il veut la paix en Allemagne comme en Espagne; son intérêt l'y porte, et il y met sa gloire

K M.mniv

Colbert vient de quitter Paris, se dirigeant sur Rayonne; i annonce à Mazarin l'arrivée de ses équipages. — Les vols domestiques d'argenterie redoublent et l'inquiètent

Colbert reprend en main les affaires du Niternais, trop long temps délaissées. Il a fait constater le suicide d'un gentil homme du duché; c'est une affaire de 100,000 livres. Que Son Éminence n'aille pas abandonner une confiscation de celte importance! et si elle lient à sauver les appa rences, qu'elle dise qu'elle en a gratifié Colbert ^9

Colbert, en annonçant un envoi de Vincennes, avoue que les fruits précédemment adressés venaient de la halle; Vincennes, en dépit des soins, ne produit rien de bon. Les bâtiments avancent, mais lentement. Les fossés sont assainis. — Son Éminence fera bien d'annoncer son retour, car son palais est encombré des bagages revenus de Saint-Jean-de-Luz

Colbert, un an après avoir sollicité la permission de vendre sa charge de secrétaire des commandements ou l'ordre de la garder pour le service de son maître, renouvelle sa demande et mel cette fois le Cardinal en demeure d'autoriser la vente ou d'accepter une démission avec ou sans compensation. 11 jure que cette dernière faveur, qui lui coûterait 5oo,ooo livres (car il a acheteur à ce prix), ne lui semblerait pas trop payée, tant elle le distinguerait des servitcursordinaires. Son attachement est sans bornes; il craint qu'on no le connaisse mal, et souhaite qu'on l'éprouve. — Il prie Mazarin de remplacer ses réponses par une heure d'audience chaque semaine; les affaires y gagneront. — La maladie de M. de Mancini ne sera rien.

Ai; CUAKCF.I.IER SKOlUKR.

Ordre du Roi au Grand Conseil de passer outre à l'entérine-

DATES

PICSJ

ment de 1 aliolition accordée au marquis de L Hôpital,

nonobstant les remontrances

ifi octobre 1660.

L acquisition un Nivernais est décidément une ailaire merveil-

leusc, dont il faut même penser a déguiser les avantage*.

Les populations sont dévouées et donneraient leur vie pour

prolonger celle du Cardinal. Pourquoi faut-il que Son

Éminence soit si détachée de ses intérêts '

noô

17 octobre.

Visite des cnatellenies; dimrulles de tout genre accrues par

*t octobre.

Il est grand temps de faire sentir aux usurpateurs des meil-

leurs droits du duché l'autorité du nouveau maître. Les

logements de gens de guerre sont trop fréquents et du

plus mauvais effet. Un garde-chasse a été battu par trois

gentilshommes du pays; c'est une affaire 4 poursuivre

à outrance, pour l'exemple. — Il serait bon d'amélio-

rer la position très-précaire de l'évéque et de plusieurs

couvents.— Plan d'organisation et de travaux d'améliora-

tion. On aura soin d'enfler les dépenses, afin de rendre le

retrait trop onéreux pour être praticable

iq octobre.

Nouveaux détails. Colbert reconnaît que l'affaire du Nivernais

aux meilleurs esprits qui pénètrent dans une science, le but

semble reculer devant ses efforts. Il faudra bien employer

l'hiver et revenir dans le duché dès le mois d'août

fia-;

i" novembre.

Colbert va rejoindre Son Kminence et lui rendre compte de

ses travaux. Les témoignages de bonté qu'il reçoit sont

trop au-dessus de ses mérites; il en a la conscience, mais

fl y puise une nouvelle force. 11 confesse qu'il a besoin

d'encouragements, parce qu'il est ingénieux à se tour-

menter. — Lettre de son frère l'abbé sur l'assemblée du

clergé. — Demande de la charge de procureur royal à

9 fi décembre.

À CHAULES COLBEBT.

Remontrances à son frère sur le mécontentement qu'il té-

moigne de sa réception. Ses prétentions ne peuvent servir

à rien qu'à le rendre malheureux. Ses missions précéden-

tes l'ont gâté ; il doit savoir qu'il est 4 Rome , c'est-à-dire

dans la cour la plus régulière, surtout en fait de rérémo-

DATES

ANALYSE

niai ; nulle pari les esprits ne sont plus délicate... ni plus

tournes; qu il en lasse son protit. louant a 1 objet de sa

mission , ménager le cardinal Antoine ; sa sottise , ijui rend

son concours peu utile, fait aussi qu'il est bien facile à

mener : il se croit destiné à remplacer Maxarin ; en le flat-

AU Sllllll «ACQCART À ARMAS.

a5 janvier 1661.

Plan d'administration pour l'abbaye de Saint -Waast. Abus

17 février.

Instructions diverses : blés à vendre , rentrée des fermages , etc.

DATES

ANALYSE

Recherches à ce sujet. Lettre d'un de ses petite-neveux à dom

Taillandier. Généalogie de sa maison, publiée d'après un

H. MÉMOIRE ATTRIBI K \ COLRIRT.

Jt

Commerce de la France avec l'Angleterre. ( Note sur la date

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