‹ Lettres (volume 3)Chapitre 210 sur 351 · LETTRE CCXCIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCXCIV

A LA SOEUR MARIE-AIMÉE DE BLONAY

aSSISTANTB-COMHISE A LYON

La parfaite soumission, plus encore que les suavités, prouve la présence et le règne de Dieu dans une àme.

vive j jésus!

[Paris], 27 octobre [1620],

A jamais, ma fille, à jamais que ce doux Sauveur vive et règne dans nos cœurs parmi les désolations et les ténèbres. Il est notre lumière; Il nous conduit, ne craignons rien, rien ne nous manquera jamais; encore que nous ne le voyions point, ni que nous ne le sentions point par les suavités de sa sainte foi, n'importe, Il est avec nous. Et dessus ce fond sec et aride, il faut bâtir la solide foi, la ferme confiance et l'amour efficace d'une parfaite soumission. Tout sèchement, il lui faut dire: Je crois , j'espère , plus fermement que si f abondais en lumière et suavité. Je me plais à n'en point avoir, et à vous dire sans goût ni sentiment quelconque : Vous êtes mon Dieu, je suis toute vôtre et demeure en paix. Je vous écris ce mot avec impétuosité, sans loisir, mais de bon cœur.

Voyez-vous, la fondation de Valence dépend de savoir si l'on voudra que la dot de cette bonne Sœur qui a l'habit soit employée à cela.

Je fis porter, il y a plus de trois semaines, le chapeau, un paquet et force lettres au coche, les avez-vous reçus"? Sinon,

envoyez-y et les retirez. Dieu vous bénisse 1 Priez pour les nouvelles maisons. Je suis vôtre. Amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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