‹ Lettres (volume 3)Chapitre 24 sur 351 · LETTRE XXIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXIII

A LA SOEUR MARIE-MARGUERITE MILLETOT

A ANNECY l

Exhortation à profiter des enseignements du R. Fondateur. — Abandon à la volonté de Dieu et à celle des Supérieurs.

VIVE f JÉSUS !

Lyon, 1615.

Dieu soit béni et loué des merveilles qu'il fait pour les âmes qui ont été et sont encore toutes siennes! Oh! ma très-chère Sœur ma mie! Dieu nous fasse la grâce à toutes de cheminer humblement et fidèlement en notre voie , et de suivre avec grand amour et sainte liberté les saints conseils qui nous sont donnés en particulier, par la bouche et les exemples de ce trèscher Père et Seigneur incomparable! Ma chère Sœur, ce qu'il nous dit doit être gravé dans nos cœurs.

Je réponds à notre Sœur l'assistante [J. -Ch. de Bréchard] poulies affaires. Dieu veuille tout acheminer selon son bon plaisir. Je vous assure aussi que je trouve mon séjour ici long; mais je ne sais pas quand j'en partirai, sinon que je sais très-bien que ce sera quand Monseigneur le commandera; et cependant je me tiens en paix, et espère bien que vers Pâques ou peu après nous aurons fait les choses plus nécessaires. Nous avons une peine très-grande de trouver une place commode pour nous loger; priez pour cela, je vous prie, et dites à ma pauvre vieille Sœur Anne-Jacqueline [Coste] qu'elle ne pleure point et que je l'aime bien de tout mon cœur, et toutes ces autres chères

1 Sœur Marie-Marguerite Milletot, fille d'un conseiller au parlement de Dijon, que le B. Evèque de Genève honorait d'une particulière amitié; fut la sixième professe de la Visitation. Cette Religieuse, dont sainte de Chantai rendait le témoignage, « qu'elle était très-fidèle à Dieu et à sa Règle », aida beaucoup aux fondations de Grenoble et de Dijon.

Sœurs. Je vous ressouviens des entes [greffes], et je finis, car

nous donnons l'habit à une fille; les parents commencent à

venir.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

Page 1