‹ Lettres (volume 3)Chapitre 322 sur 351 · A LA MÈRE MARIE-ADRIENXE FICHET · texte numérisé non relu

A LA MÈRE MARIE-ADRIENXE FICHET

SUPÉRIEURE A RIMILLY

Promesse de lui envoyer une novice. — Choix du confesseur.

vive -J- jésus!

Annecy, octobre 1625.

Ma très-chère fille,

Mon esprit retourne à vous pour vous saluer très-chèrement, et toute la chère petite communauté, que je prie Dieu remplir de toutes bénédictions jusqu'au comble de la gloire. Voilà mon désir sur vous, ma très-chère fille, que je chéris en toute sincérité. — Je pense que l'on pourrait écrire à notre Sœur C. -Françoise, ce que je dis à la récréation, que je la remerciais de son souvenir; je ne le voudrais pas, car peut-être cela la mortifierait, la pauvre fille, et ce n'est pas mon désir. — Je salue notre très-chère Sœur [madame] de la Fléchère, J. Bonaventure et nos deux filles. Nous enverrons bientôt celles qui sont ici; et si nous pouvons, la petite Machet, selon que nous dîmes à cause de madame Juge; elle est toute jolie fille. Celle de M. Arpaud, son père en fait le renchéri.

J'ai commencé à parler à Mgr de M. Billet '. Je ne sais encore comme cela ira; il faut bien considérer avant que rien rompre, afin que pour sauver un peu d'argent, nous ne perdions un bon confesseur ; car si bien à ce commencement il sera pesant, aussi à l'avenir il ne le sera pas tant; car l'on n'en aurait pas un à cette condition. — Adieu, ma très-chère fille ; je suis vôtre sans réserve.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

1 Oratoriend'Aix en Provence, venu à Rumilly pour y fonder une maison de sa congrégation. Il servit pendant quelque temps de confesseur auxReligieuses de la Visitation de celte ville.

LETTRE DCLXÏI (Inédite)

A LA MÈRE MARIE -AIMÉE DE RLONAY

SUPÉRIEURE A LYON

A son retour de Rome, l'archevêque de Rourges passera à Lyon. — Différents

détails.

VIVE •[ JÉSUS

Annecy, 1625.

Ma très-chère fille,

Hélas ! vous verrez notre très-cher Mgr de Bourges. Je crois que, s'il peut, nous le verrons. Je l'en prie de grand cœur; car je le désire bien fort, si c'est Je bon plaisir de Dieu. Il a beaucoup fait pour notre très-saint Père [ François de Sales], et pour nous en ce voyage, dont il faut bien louer la divine Bonté.

M. le chevalier Balbian m'a envoyé les parties de votre tabernacle, ce qu'il coûte et le port; mais j'ai perdu les parties. Je vous prie de faire savoir de M. Lumaque s'il ne les lui a point envoyées; car il nous mande de lui donner l'argent. Nous avons encore ici du vôtre que nous enverrons à la première commodité. Si M. Lumaque ne peut dire à quoi elles montent, je récrirai à M. Balbian pour le savoir. Je pense qu'il faudra que nous envoyions homme exprès pour porter nos lettres, si nous le pouvons trouver.

Je vous prie, ne perdez pas les Epîtres qu'on retranchera; car de celles que vous m'avez envoyées, je les trouvais douteuses. Je les fis voir à M. de Thorens qui voulut que toutes [fussent] mises, parce qu'il y a quelques documents qui ne se trouveraient pas ailleurs ; mais il n'est que bon de les retrancher à ce coup.

J'écris sans loisir de Nessy, où je suis dès samedi.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original <jardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCLXIII

A LA MÊME

Désir qu'éprouve la Sainte de voir l'archevêque de Bourges. — Affaires.

VIVE f JÉSUS !

Annecy, 14 octobre 1625.

Grâce à Dieu, nous avons trouvé un homme que nous envoyons exprès, afin que notre très-cher Mgr l'archevêque sache où je suis, ainsi qu'il m'a mandé qu'il le désirait. Vous l'aurez dans le 15 au 18 de ce mois. Mon Dieu ! que je souhaite de le voir ! Le désir m'en vient toujours plus grand, à mesure que je me souviens du besoin que nous en avons, et de l'utilité que sa présence et communication nous apporteraient. Toutefois, je ne veux que ce qu'il pourra, car je sais que son affection à me voir est très-grande; en tout, la sainte volonté de Dieu soit faite; car de tout mon cœur je lui soumets mes désirs et] consolations.— Envoyez-nous, je vous prie, à la première bonne commodité, six couvertes blanches semblables aux douze dernières que vous nous avez fait acheter, lesquelles étaient très-bonnes ; elles sont de trois écus la pièce ; et encore trois pièces de futaine bien choisie ; c'est pour achever de garnir les cinquante lits qui sont céans, car notre nombre va quasi jusque-là. Nous vous renverrons l'argent par la première commodité assurée, si Mgr de Bourges ne vient pas ici.

Je vous prie de savoir de M. Lenfennier ce qu'il aura encore donné au Père dom Juste pour nos affaires ; et, si vous avez de l'argent, rendez-le-lui, et retirez la quittance du Père dom Juste, et vous assurez qu'incontinent vous serez remboursée en mêmes espèces qui sont vingt-cinq pistoles d'Espagne. — Je vous prie, ma très-chère fille, faites loger ce pauvre homme.

Adieu, ma fille; à Dieu soyons éternellement sans aucune réserve. Amen.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCLXIV (Inédite)

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