P IRIS
i PLOKI i • • IMPRIMI i R8-ÉDI l U i;>
M » SAlAVCli
DE SAINTE JK\\\I>I i:\M.nISE FRÉUYOT
DE CHANTAL
ES ta h on nu I Cl BOMOLOfl IQOI
DE SAINTE .ii:a\\'i:-ii;\m:oisi: frémyot
DE CHWTAL
)| Dl | Ml | » .
LETTRE IfCXXXl
\ l. \ SOEUR M kRIE-THÉRÈSE DE 1. 1BE 11
A M. L'EUp it de D .;-.•!«• des IflMI •{ n'I ! f.im;-.
\I \ [KKS I III !il I II I I..
Ifooi m'aies |j nalfemenl représenté l'étal intérieur de ta Ime, qu'il me lemble li von-, comme li je la tenais entre mei mains. Béni mil Dieu qui m'a donné cetfc i . mais
mille el mille bis loit-il loué des grâces qu'il y
M I- ■ I > .-> .1 \vi-
Au»* le ces âmes rarei «pu eonnaUiflnl pir . \j. ci I,
I I ilivemciil am c m 1 .
je vois bien, ma fille, qu'elles sont grandes et que vous y devez une fidèle correspondance, non-seulement de l'exacte observance aux actes extérieurs, mais d'une soigneuse et amoureuse attention à suivre l'attrait intérieur, qui est celui du propre et particulier esprit des Filles de la Visitation. Marchez donc fermement et avec une très-humble assurance et confiance en cette sainte voie d'amoureuse simplicité : car cet unique regard de l'esprit en Dieu, par un entier délaissement de soi-même à sa très-sainte volonté, comprend tout ce qui se peut désirer pour s'unir à cette Bonté, qui doit être notre seule prétention. Retournez donc, ma fille, avec humilité et douceur dans ce bienheureux état, et y demeurez ferme et constante, sans jamais plus vous en laisser divertir; car l'Esprit de Dieu est délicat et requiert d«s âmes qu'il favorise de sa sainte présence et familiarité, une grande pureté et anéantissement de tout ce qui n'est point Lui ou pour Lui. Je le supplie de vous conduire à l'extrême perfection de son amour; ayez mémoire en vos prières de celle qui vous offre ses plus fortes et tendres affections, et qui est toute vôtre.
de l'amour divin : C'est un véritable sacrificateur qui coupe et tranche tous les jours quelque chose dans une âme fidèle qui ne met point de bornes à ses opérations. Plus que toute autre, Sœur Marie-Thérèse aurait pu ajouter : Les souffrances inhérentes à cette fidélité sont inimaginables, car le divin amour fait passer son glaive dans les plus secrètes et intimes parties de notre être. Heureuses souffrances qui conduisirent cette généreuse épouse à l'état d'unité, si bien décrit par saint François de Sales, où un rayon de la divine clarté détruit la multiplicité des actions et intentions qui ne tendent pas directement à Dieu, dont la pureté ne peut souffrir en toutes choses que le regard de la très-sainte union et unité d'esprit ! » Les opérations détruisantes de la grâce se firent sentir vivement à son cœur, soit au monastère d'Arles, soit à celui de Forcalquier qu'elle gouverna six ans, soit ■ re dans sa maison de profession qui l'élut Supérieure en 1645. Seize ans plus tard, une courte maladie la fit passer promptement au chœur des Vierges qui suivent au ciel l'Agneau immaculé.
(Année Sainte, VIIe volume.)
A.wi.i; 10
LÏJTTRE IICXXXI1 [Inédits)
\ LA Mi: RE A \ \ B-ll \ 1 1 i: ROSSE
i m 1 1 un ■ de Ifépieo. — Le ityle des I! tonte affectation. — \Io^ au d* entretenir 1 1 con un e n iproqne.
vr.
[âm i
M\ Tiïis-ciiiiiu: PILLE,
Vous avesété bien fidèle à m'écrire ions les quinte jours; je vous en remercie «le tout mon cœur el vous réponds encore
promptemenl pour cette fois. Mais désormais il m- BOAl plus • i il de BOUS écrire si souvent, puisque, grâce à Dieu, Ii VOUS
a conservée en santé; car nom voila bon de l'appréhension qu'il ne vous arrive du mal. Bénie en soit à jamais sa donce Bonlé.
Il n'j a point de danger, ma très-chère fille, tandis que \
/ là Ë , de donner l'entrée parmi vous à ces dames qui le
désirent, ni même de les j I tisser coucher quelquefois, pourvu
que cela ne soil pas aux (rais de votre maison, car elle n'a pas
de quoi fournir, el je m'assure aussi que leur discrétion ne le
permettrai! pas, el cela vous attirera encore quelque charité. La
bonne madame de Uépieu m'écrit qu'elle a si envie d'entrer
parmi vous el me prie <1<' l'agréer. Vous !«• loi pouves libre-
aaent permettre avec permission <!<■ M. !«' rlirv.ilirr |sou iils|,
t tout affectionnée à voire maison el loul i (ail bonne.
Entretenes-voui bien d'elle, ma très-chère fille, el la salues,
vous pi lit , fort tlemenl de m » p ui , -t une
jue je i n lemeaft.
\l i ti ht -chèi e iill«' , il t toi que j«' voui mol .-
prend tuxletl ; nos S irivent, Ile qu'elles
'Ali I , • r,.;,n
4 LETTPxES DE SAINTE CHANTAL.
ont mandée à la communauté n'est pas d'un style assez simple. Il y a certains mots recherchés et qui ressentent un peu l'affectation. Il ne faut point permettre cela, ni aussi qu'on envoie par les monastères cette poésie qu'elles ont mise dedans. — Au surplus, je vous prie que le dimanche après les Rois, vous fassiez faire la communion générale, et neuf jours durant celle des trois [Sœurs] selon mon intention, pour demander la volonté de Dieu au bon succès de quelque affaire importante pour sa gloire.
J'ai vu votre reddition [direction] et votre lettre, et je vois que Dieu vous maintient toujours en votre état- il n'y faut que continuer doucement comme vous faites. Et pour votre conduite, la rendre plus suave et égale envers toutes les Sœurs tant qu'il vous sera possible, soit que vous ayez [en leur endroit] de la peine ou non, ou qu'elles en aient [au vôtre] ; et même je vous dis que c'est à celles-ci que vous devez témoigner îe plus d'amour et de franchise, tant pour vous surmonter que pour les gagner. Prenez garde à tenir toutes les Sœurs bien liées ensemble et avec vous, et ne permettez point qu'elles parlementent les unes des autres pour désapprouver, contrôler ou rapporter ce qu'elles font, car cela détruit la charité. Si vous faites bien ceci, vous maintiendrez une grande paix chez vous. C'est ce que je désire, et que Dieu vous comble toutes de son saint amour. Je suis vôtre.
Dieu soit béni !
Conforme à une copie faite sur l'original par la Mère Rossct elle-même. Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCWMII A LA MÈRE ANNE- MARIE DE LAGE DE PUYLAU1BNS
\.\ mortification est le fondement de h perfection. — On peut prolonger 1<ciat il. ia leur besoin*
flfl 7 jkm - !
[Ah ej, 1 H]
M\ ti:i:s-ciikiik III. LE,
Vous ne sauriez croire le plaisir qae je prendi a voir vos lettres, pour] remarquer les grâces que Dieo vous fait, en la lumière el connaissance <jif II vous donne do vrai bien el <l«'s moyens qui peu vent avancer les âmes en la verra. Oh! qu'il esl bien vrai, ma très-chère fille, que l'on n'a pas isseï de soin de bien fonder !»•> fillei en l'entière mortification d'elles-mêmes, car cela est ( ru'elles demeurent immortifiées et que toute leur vie
elles oui prou peine. Mais ce qui n'a pas tic (ait, il tant que vous tâchiez de le faire désormais es âmes que Dieu a commises bous votre soin, el eu (ouïes celles qu'il vou- commettra à l'avenir.
El pour ce qui est de laisseï I- - jeunes filles plus longtemps au noviciat qu'il n'esl marqué, <■ \ -t une chose qui a toujours été en pratique ci ans el que je lais encore à présent; car il
i a deux , dont l'une a tantôt deui ans el demi de pn lion, parce qu'elle a nu esprit verl el enfant* je l'j ai
el laisserai encore peut-être un an; enfin, tanl que je v« lie qu'elle en aui i besoin, car cela demeure en la dis* r< lion de ! qui les en aort, les \ i eau t, les \ I elon
qu'elle connatl qu'elles en onl nécessité. Kl même pour celles qui ''Mt « t qui lonl encoi e \m peu j« Does , |
encore un peu de temps tous 1 1 conduite de la directrice, qoj I Ibis l lement; ou, m le novi
Irop « li irgé , 9 sur «pu leur parle Ions les
bail jours. Il ne- semble qu'il n esl pas :
pour cela, ma très-chère fille, parce que chaque Supérieure en peut user selon le besoin de ses Sœurs.
Nous avons bien su comme Monsieur frère du Roi est hors du pays, et je crois que M. votre frère étant embarrassé maintenant parmi ses affaires, ce n'est point le temps de parler de la fondation qu'il prétendait de faire. Mais ne doutez point, ma chère fille , que si cependant vous vous occupez bien à cultiver votre âme et celle de ios Sœurs, Dieu ne prenne soin de vous pourvoir de quelque lieu pour vous y établir. Que nos Sœurs prennent donc seulement bon courage pour travailler à se rendre telles qu'elles doivent être, et elles verront que Dieu ne leur manquera point au besoin 5 c'est de quoi je les conjure, et vous, ma chère fille, de les y bien aider. — Quant à ce que vous me demandez touchant le choix d'un Père spirituel, nous n'avons pas vu Mgr de Bourges pour en savoir son sentiment, à cause de la grande maladie qu'il a eue; c'est pourquoi je ne saurais vous en dire rien. Mais il faut que vous-même, qui êtes sur le lieu, en fassiez le choix par l'avis des Révérends Pères Jésuites, selon qu'eux et vous jugerez être pour le mieux; car vous le pouvez connaître mieux que moi, qui vous supplie, ma trèschère fille, de faire appliquer la messe de communauté et la communion générale du dimanche après les Rois, selon mon intention, pour demander à Dieu quelque grâce signalée, que je désire d'obtenir par les intercessions de notre Bienheureux Père, en une affaire de grande considération; et faites, s'il vous plaît, faire encore neuf jours durant la communion des trois [Sœurs] tous les jours à cette même intention. Ma toute trèschère fille, le saint et pur amour du Sauveur vive et règne dans nos cœurs. Je suis, sans réserve, toute vôtre.
Dieu soit béni!
Conforme à une copie de l'original gardé- à la Visitation de Poitiers.
A.W'l.i: IG32.
LETTRE MCXWIV InédiU \ la m i". ai: m arik-j \cquklIMI i 11 RI
«irtHuuu: \\ Diixiiii m i- inis
Comment une Supérieure doil nourrir Mconmanauté. — Désir qne !«■>• PiHea de la Visitation m sérient de le Retrmitt du Père dom Snu pendanl leurs lolil annuelles. — Pounaita i faire pour la fondation de Maçon. — Obi
le t huit de l'Office. — I. I' - I niites préparent une nouvelle Vie de François de Sait
nu; v itsi I
f Annn y . 15 j irai, r II M\ TOUTE CIIKRE KT HIFA-AIMIT. FII.I.I.,
le suis toujours du peu en peioe « 1 « * votre pauvre santé , qui ravirai si lentement; mais j'ai bien toujours pensé que vous ne taries point tout à faifl bien remise avant Pâques. Je persévère donc à voua conjurer, ma très-chère fille, de faire tout ee qu'il voua sera possible pour (aire retourner el conserver cette santé : j'ai confiance que le grand amour qoe vous avez pour moi fera que vous me donnerez cette consolation. J'en reçois beaucoup ivoir que ma Sœor \. vous donne contentement. [Plusieurs lignes illisibles. \
\<mi^ laites très-bien «le faire bien traiter et nourrir nos Sœurs; je trouve cela fort à propos comme vous me ko dites, el surtout de leur (aire manger <!<■ bon pa/n et boire <lu vin franc • t naturel; car, ma très-chère fille, cela i ril que
trps .ut I » î # - ? i sa petite nécessité. Nous tavon un « 1 1 * mis monasti ; les filles mouraient une partie, et les autres
nt tontes chétives, qui se refont maintenant p in qoe
la M-!- .1 de las faire bien nourrir, ec qu'allai n'étaient p i auparavant. J écrit fort gaiement à i v Supérieure;,
lui disant qoe j'- |" su humilité aurait « té cause
qu < Ile soi ût voola la et Ile qui l'a devai
(jue j.- filais liien iju'elle M< I pas ,,^.v |,,rn (,,M|,.r |rS
S qu'elle me n indât s'il él lit vrai
qu'elle eût suivi sou train. Je pense que cela suffira, et que, si tous ne lui avez encore rien dit, il serait bon de n'en pas faire semblant, afin qu'elle ne connaisse pas que c'est un avis de ma Sœur de *** et que cela n'apporte quelque petit je ne sais quoi.
Au surplus, ma très-chère fille, je suis bien si aise que rien plus de voir que nous nous rencontrons toujours de même sentiment nous deux : ce que je vois encore par ce que vous me dites du livre du Père dom Sens; mais je suis marrie de ce qu'il me semble que je ne l'ai pas assez recommandé dans mes Réponses; c'est pourquoi, s'il y a moyen, je voudrais bien que vous suppléassiez à ce défaut, en y ajoutant ce que vous jugerez à propos, et disant la manière dont il en faut user, ainsi que vous me l'écrivez, car je trouve que c'est un admirable livre. Notre Bienheureux Père en faisait grand état; aussi son auteur était un des grands serviteurs de Dieu et des plus expérimentés en la conduite des âmes qu'on puisse guère rencontrer : c'est pourquoi on ne peut recevoir que beaucoup d'utilité de se servir de ce livre-là, des Points d'humilité et [de] sa Retraite. Ce que les filles appréhendent un peu, c'est sa longueur; mais il faut qu'elles en usent comme par manière de lecture. Nous en faisons venir quatre ou cinq exemplaires sans être reliés, pour les distribuer plus facilement à celles qui seront en retraite, car nous avons fort envie que nos Sœurs d'ici s'en servent, pour le temps des solitudes seulement. Je n'ai pas encore eu le loisir de voir l'autre petit livre des Exercices ; nos Sœurs de Grenoble nous l'ont envoyé ; mais nous aimons bien nous tenir au Père dom Sens.
Nos Sœurs de Lyon nous ont mandé que madame de Senecey leur a promis de les établira Mâcon, et de donner cinq mille écus pour cela, à la charge qu'elle aura le titre de fondatrice. Hgr l'évêque a donné la permission et ceux de la ville aussi : chacun souhaite l'accomplissement de cette bonne œuvre, et même en ont écrit et envoyé les permissions à madame de Senecey, et cependant elle ne répond rien et tire cela à la longue;
rien ne se peut accomplir si elle m lienl sa promesse; i pourquoi, ma chère fille, DOUA VOUS prions, si vous le jugei i propos, de loi en dire quelque chose pour la solliciter de mettre à eflafl son bon dessein, quand vous la verres; Ce qui nous le rend rfcomsnandable, c'est que ma Sœur la Supérieure de Lyon, qui est toute cordiale, a promis de prendre deux <»u trois Sœurs à Bourg pour la fondation si madame de Senecej leur lienl parole '. le crois que cela vous rendra aussi affectionnée à le poursuivre, car vous savez que nous avons toujours pitié des maisons faiblettes et commençant s.
.!«• vous ai déjà écrit comme Ton esl après nous pour le changement de notre cbanl [de l'Office]; mais c'est la vérité que j'ai une extrême aversion de voir ouvrir la porte à aucun changement à cause i\<'> conséquences, el aussi parce qu'il .:.«• s< mble que si <>n disait bien le nôtre comme il faut, et comme on le dit traincr et <ans le dire langoureusement, ains gaiement, <'t qu'on observai bien tout ce qui est marqué en la Règle i Coutumier, je trouve, dis-jo, que If nôtre esl forl beau, et
qu'on a'aurail point besoin de parler de le elian;;. r; mais le
est qu'on ne le sait point maintenir. Nous im^ disons com mais luisons ici, pour répondre à ee que ma Sieur ! inte
nous jii-.»| ose de votre pai t, de mettre toujours chantres les deui meilleures voix, qui est que, pour ne point contrevenir au Cou" tumii r, nom m< lions les deux S qui « ut meilleure voix,
1 |V: .1 ni ienl la fon latioo d M ' "t il
l \ - ipérieure
Ile île 11 •• quelqi
i de Sœ u r ( G
1 7 jaot l - I II
l'une d'un chœur, l'autre de l'autre, afin de tenir [soutenir] chacune son chœur : cela veut dire pour relever ce que la chantre a commencé, et toutes les autres Sœurs la suivent. On la laisse pourtant au rang du sort, et nos Sœurs trouvent que celle qui tient le chœur a plus de pouvoir pour maintenir un bon ton que celles qui commencent les psalmes, parce qu'elle reprend toujours un peu avant les autres, et que, quand la chantre ne prend pas un bon ton, [la Sœur assistante] donne un petit signe sur ses Heures, afin que les autres se rendent attentives à reprendre sur le même ton qu'elle reprend. Et pour ce qui est de mettre chantres aux grandes fêtes les meilleures voix, quoiqu'elles ne soient pas des plus anciennes, le Coutumier dit clairement que cela se peut faire.
Nous avons parlé au Père dom Juste, touchant ce que vous nous écrivez : il nous a dit que l'intention pour laquelle il désire savoir ce que vous avez donné à leurs Pères, c'est afin d'en faire le récit à leur Chapitre général , et que même il voudrait bien savoir ce que nos Sœurs de la ville leur ont donné ; et si le gentilhomme qui loge maintenant leurs Pères, près de Paris, si ce n'est point à la considération de nos Sœurs ou de Mgr de Bourges. Ce bon Père dom Juste est bien si passionné pour nous et pour les affaires de notre Bienheureux Père, qu'il veut bien faire savoir à tous leurs Pères, en cette assemblée du Chapitre, que si bien il est employé aux affaires de ce Bienheureux, leurs Pères aussi reçoivent beaucoup de bien et d'assistances à sa considération , de Mgr de Bourges et de nos Sœurs : et voilà la raison pour laquelle il désire savoir les charités que vous leur avez faites. Au reste , vous lui avez donné un bon conseil de n'aller pas à Paris, car il ne croyait pas pouvoir faire ce voyage en cette saison, sans en être malade, d'autant qu'il est fort flegmatique et catarrheux. S'il y a à faire aux dépositions de Paris et d'Orléans, le Père dom Chrysostome, qu'il en a fort instruit, pourrait accommoder le tout utilement à son retour
A INI L 11
de Flandre. — Los Pèrei Jt>uitt s ont envie d'écrire la lie de notre Bienheun rux Pire] M Genève en esl tort con-
tent et nous aussi. Ils proposent pour cela 1« I'- r< Bni< t. ou le Père qui a fait la Cour SainU . ou dem aotrea dont je ne me souviens pai ; on m servira des dépositions pour cela, l'ai grandi eniie que cette besogne soit bien faite comme il faut, parce que je croi> qu'elle sera de grande utilité; je vous prie, dites-nousen votre sentiment. Je vous ai d rit que je trouvais votre
petit»* épitre tout à fait à mon gi
Obliges-nous un peu, ma très-chère fille, de nous mander in - nouvelles de madame de Port-Royal, autrement Sœnr llarii - Angélique ; car c'est une âme qui lienfl u fort à mon cœur.
qu'il n'y a moyen que je puisse m'empèeher de désirer de
voir de temps en lemps de ses nouvelles; mais je n'ai loisir
de lui écrire maintenant. l'aite>-la saluer de ma part , je \»»u>
pri«-, >i vont le trouvei «à propos. — Je m'oubliais de vous dire qu'il es! vrai q de <î qui vous chérit jusqu'à un
point qui ne M peufl dite, a cette opinion que l'air de Paris VOUS
ontraire : l'antre jour, après qu'il \<>us eut écrit, il vint nou^ raconter toute l'histoire de ce qu'il voue mandait, i ma Samr la Supérieure d Chambér] et à moi Hais pourtant, ma très- chère fille, Di( nnaltre on • t à quoi 11 veul que v.
soyez employée quand le tempe de votre déposition i nu,
pendant denseoroni en paix, attendant le bon plaisir de De a an lien « : Il nous a mises. An ;
nlaini lement, ma très-chère fille mon enfant, d h
mal d'hémorn cheux, car je l'ai expérimenté.
I I h» I pOUl avoir des ri tjc m'assure qu'ils
Conlora» à «M cepi« it I onj.aâl far.)r » 1» \ mUlioa de Chaat
LETTRE MCXXXV