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A LA SOEUR ASSISTANTE ET A LA COMMUNAUTÉ

DU PREMIER MONASTÈRE D'.IXNECV

Témoignages d'affection et souhaits de bénédictions.

VIVE f JÉSUS !

[Lyon], 22 novembre [1632].

Ma chère soeur assistante et toutes nos très-chères [soeurs],

Je retourne de bon cœur mon esprit à vous pour vous saluer toutes très-chèrement avec les plus tendres affections de mon

rendre à la duchesse toutes sortes de devoirs respectueux, et de lui donner toute la consolation qui lui serait possible. Elle envoya donc offrir à cette illustre dame, dès le 18 novembre 1632, jour de son arrivée à Moulins, tout ce qui étaitdans notre monastère; et durant les deux années de sa détention au château, notre Sœur tourière allait deux ou trois fois la semaine lui présenter des fruits et autres petites choses qu'elle avait la bonté d'agréer. Elle permettait même que cette bonne Sœur entrât dans un cabinet où peu de personnes avaient le privilège d'être admises. »

Les premières lignes de la lettre ci-dessus sont évidemment celles que la Sainte dut écrire à la duchesse lors de son passage à Lyon; mais bien que l'autre moitié de la lettre semble appartenir à une époque postérieure, n'ayant pu retrouver les originaux d'où ces fragments ont été tirés, on a dû reproduire cette lettre MCCV, telle que la Mère de Blonay l'a publiée.

cœur, qui vous souhaite la pureté du très-saint amour de notre divin Sauveur. Mes très -chères filles, travailles, à ee bonheur fidèlement, et demeurez en pail pour ee qui me regarde, car je me porte aussi bien que quand nous partîmes. Dieu nom fera la grâce, comme j'espère, de vous revoir an temps qneje vous

ai dit, si l'équipage vient pour le 12 du mois prochain. De vous dire la joie de nos Sœnn el notre commune consolation de nous revoir, ee serait chose superflue. Ce sera pour I»' retour que nous raconterons tout cela, Dieu aidant, que je supplie

vous bénir toutes en général et chacune en particulier des bénédictions de son sain! amour, auquel je demeure d'une Affection incomparable toute vôtre. Dieu sbifl béni. — 22 novembre.

Ma très-chère Bile, je vous assure que vous ave/ raison

d'aimer mes intentions. Mlles sont tontes pour votre bonheur,

( îr je vous chéris sincèrement el vous souhaite un grand amour

de Dieu dans la sainte observance.

.• à l'original 3»rdé aui ,-.

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m'en doutais bien, m i très-chère tille, que SOUS n BCOUp le b le 1

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crrand serviteur de Dieu, et tout rempli d'affection pour servir notre Institut. Je ne doute pas que cette sainte affection ne réussisse à la gloire de Dieu et de notre Bienheureux, qui vous comblera aussi de grâces, ma chère fille. Eh! ne vous dirai-je pas que votre chère âme m'a fait un singulier plaisir, et votre chère famille, de s'épanouir de joie des faveurs dont cette suprême Majesté le gratifie [le Bienheureux]. Oh ! ma chère fille, que nous sommes heureuses d'être filles d'un si saint Père ! Dieu nous fasse la grâce de bien imiter ses vertus! Il y a certes de quoi louer Dieu de trouver tant d'âmes en vos quartiers qui soient disposées à recevoir cet esprit.

Ma chère fille , si Mgr votre prélat ne veut point donner de

permission pour vos fondations, [il] se faut donner patience. La

divine Providence, qui ordonne de tout si sagement, saura bien

en son temps faire réussir les choses qu'elle a destinées pour sa

gloire, qui est cela seul que nous devons souhaiter. — Ma chère

fille, vous m'avez fait un grand plaisir de céder votre droit à

ces bonnes Religieuses; mais néanmoins puisque vous avez été

les premières à faire marché de la maison, quand vous eussiez

enchéri dessus elles, vous n'eussiez point fait de mal, car, en

cas d'achat pour maisons religieuses , la charité bien ordonnée

commence par soi-même. Or sus, Dieu soit béni, qui en a

disposé de la sorte et a mis ordre à vous loger ailleurs, où je

crois que vous serez plus commodément, quoique plus cher;

mais il n'y a remède. Toutefois, je trouve votre maison bien

serrée, au moins si la toise n'est beaucoup plus grande que la

nôtre, qui n'a que six pieds de roi. Ma très-chère fille, une des

choses plus nécessaires pour un monastère, c'est qu'il y ait de

l'air, lequel sert à la récréation et des corps et des esprits.

Mandez-moi si de cette maison on voit la campagne, et si les

maisons prochaines n'ont point de vue dans icelle; car [ce]

serait une incommodité notable, à quoi [il] faut prendre garde

devant que s'engager du tout. Et quanta ces maisons religieuses

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qui méprisent la vôtre et l'Institut, ma chère fille, voyez, je vous prie, en une des épitres de notre Bienheureux Père, la réponse qu'il fit en telle occasion. Je suis bien aise que vous aytv agi de la sorte

El pooi ce qui regarde M. Chassigoel qui s'est retiré de votre

maison, je me soutiens qu'il y a environ un an qu'il me témoigna d'en être mécontent; mais, ainsi que sons dites, ma chère fille, tout va à li ;;loire de Dieu et au bien de voir-' maison. Il faut pourtant lui témoigner en toutes occasions le resp< et et la dilection que vous ave/ pour lui, afin que nous ne demeurions point courtes en la reconnaissance de ses bienfaits et à l'obligation que nous lui avons. — Noos avons vu à Annecy M. le procureur général de Dôle, lequel v Loi rendre on vœu an tombeau

de notre Bienheureux l'ère; ils'offril de rendre toutes le> a>sistances qui étaient en son pouvoir, et me pria de vous l'écrire. — lu surplus, ma tonte chère fille, ce m'est une riche consolation de savoir que les intérieurs de nos Sœurs bod! si bons et que votre cher el bien-aimé coeur se maintient dans

BOD bon train. Dieu, p ai MU infinie douceur, la-se de plus m

plui abonder lei richesses de son sainfl amour sur vous et la bénite troupe de nos Soin-, et vous lai ls fin cheminer

as l'ei observance de noire sainfl InstitutI — Voilà lei mémoires pour la vie de notre Bi< nheureui : remettes-li i en mains proprt - au bon Père de Liiolas. .fi- von- écris d< Lyon, ou nous pour trois lemaines. idieu, ma fille, je suis tout a l'ait entièrement vôtn Hoo Dieu! ma fill< , vous aves crédit, procures que l'on ne donne guère de divertissements à notre Pi de Lisolas.

Cooforinr «loi I chifti d

LETTRE MCCVIII (Inédite)

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