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Ma TtÈS-CHftti mi.i.k,
Il vous tant dire tout BÎmplemenl la vérité : je partis d'avec voua extrêmement touchée <le n'avoir en la consolation «le sons entretenir plus à loisir des choses de Dieu ; mais je mérite cette priiation, pour me trop amnaei toi choses extérieures. •!•' tondrais que souvent sous m'écrivissiei de ce qui Be passe en vous, efl commenl votre esprit s'occupe am mystères, si c'est roui qui vous y occupez, ou si Dieu vous prévient et comment, et si c'esl par simple pensée, vue ou lumière non recherchée : je serais l»i«o aise de savoir bien cela. Au surplus, je vous sens si intimement dans !<■ fond «le mon cœur, qu'il n'j arien «le cotn-
tble. Dieu me oontinne par sa miséricorde cette sainte union dans son éternité! •!<• vous recommande derechef votre santé, mais je vous en prie. le saine tontes nos Sceors «pu1 j'aime lendremenfl , efl las amis,
I h trouvé ici <!«' bons sujets et une fort aimable Camille; je trois que Dieu ne la délaissera p us en sel besoûlf. L i Hère ' en
CSfl toute bonne, mais ferme pour l'observance et soigneuse de ni ua;jer. Les tilles l'adorent, s'il t iiifl ainsi dire, et lui ont une
entière oonfiance. — Bonjour, ma tonte trèt-chère fille; Don I tout votio h Imt h. (Ju'Il soit béni !
Cotif.Tn.r â I ,\*ràé lui • <l«» !» I million d'Anarcj.
1 I i quittant I laU arrèlée au uion.. «ax,
got. la Mère CJmud<
LETTRE MCCXII
A LA MÈRE CLAUDE-CATHERINE DE VALLON
SUPÉRIEURE A THONON
La Supérieure doit toujours recevoir cordialement les Sœurs qui ont à lui parler. — Une faut point faire de voyages sans vraie nécessité. — S'abandonner à Dieu et retrancher tous les retours inutiles sur soi-même.
Ma très-chère fille,
Ce peu de lignes est pour répondre à vos deux grandes lettres. Xous avons vu ces jours passés le bon Père de Lizolaz. Je bénis Dieu de quoi nos bonnes dames de V. et de C. se portent bien. Je vous supplie de les saluer très-humblement et chèrement de ma part. Vous n'avez point fait de mal de leur faire voir quelques personnages et raconter quelques vers de votre histoire, bien qu'il est très-bon de ne pas le faire ; mais ces dames étant d'extraordinaire piété et vertu , elles ont bien mérité cette petite gratification puisqu'elles l'ont désirée si instamment. Vous avez pourtant bien fait de ne pas tout faire devant elles. — Pour madame de Ruffe , je vois par le récit que vous m'en faites que c'est une âme de rare vertu ; si Dieu la veut dans notre Institut, je crois que nos Sœurs lui ouvriront de bon cœur la porte. Vous êtes grandement obligée de l'offrir souvent à la divine Bonté, puisqu'elle vous a fait voir le fond de son cœur et ses besoins qui sont grands, s'en retournant parmi les misères du monde.
Quant aux manquements de douceur que vous faites à Pendroit de vos Sœurs, lorsqu'on va vous importuner pour choses de rien ou de peu, vous savez, ma très-chère fille, qu'il ne le faut pas faire, puisque la Supérieure est pour entendre et répondre à toutes celles qui lui veulent parler, bien qu'après les avoir écoutées vous pouvez faire connaître qu'il y a en cela
de la superfluilé ou inutilité. Il ne faut pas que vous soyes ri jalouse de votre retraite, que Ton ne VOUS y DSC aborder que
pour «1*> grandes chose*.
Je De vois point d'apparence que je vous pUÎSSC aller voir; car, outre que votre maison n'a point de nécessité de ma présence, il ne serai! pas à propos que je quittasse si promptement cette maison, après en .noir été si longtemps dehors; et, la
pins, DOnS devons grandement prendre 9 irde a ne pas I aire dt'<
sorties sans vraie nécessité, car nous sommes fort surveillées
de ce côté-là. Après avoir dit ma peu» e, je sois et serai toujours prête à l'aire l'obéissance. Ifgr de Genève doit venir bientôt ; il vous ira voir. l'ou> pourrez lui dire v<>s besoins, BOif pour taire que j'aille on votre maison, ou pour permettre que vous venir/ ici. Vous pouvez penser, nia chère fille, h je serais consolée de vou< voir; mais si Ton ne le jujre pas a propos, patience! deux années BCTOnt bientôt p.i
Vous faites très-bien (l'entretenir vos Souirs en général, leur
parlant selon (pie vous connaisses leurs besoins, comme vous (ait touchant la modestie (pie les Religieuses doivent avoir
en tout.- choses, toit au boire, manger et autres; m lis il ne
tant pas spécifier les choses qui peuvent donner confusion à
Celles qui les auraient faile>, comme pouvait faire |Y\i mple que
vous me marques. <m profite davantage de le dire en particulier a celles que l'on connaît v, manquer. - Pour ce qui est de esprits un peu difficiles, je ne vous en puis diri autre chose que ce que je roui en ai déjà dit II vnus faut comporter envers eu\ selon que Dien vmi> doux ra lumière, et ne point tant trs>
( . — m loin- e> pi il .i penser que lot re conduite r*! h cause de
leurs dei mu. j,. itas prie ne me plus due cela al de ne plus tant faire de n Qeiions. Ohl mon Dieo, leres sous loujoors sotre crois ' car je vois que, de quelque côté que Dieu vous tourne,
VOUS COOV< - tout an auiertumc et altliction pour vottl
force de VOU1 Ici et de réfléchir ÛSCe s >a m ment Minon-
même. Eh! pour Dieu, cessez celte conduite sur vous; vous vous êtes donnée à Dieu et remise à Lui et à son soin, laissez-lelui , et anéantissez toutes ces vues au simple et pur regard de sa Bonté. Faites mourir là toutes vos craintes et réflexions. Je ne puis m'empêcher de vous le répéter, et de vous dire qu'en vérité si vous ne les retranchez et que vous ne quittiez vos aigreurs contre vous-même et tous vos désespoirs sur vos misères, je ne vous y répondrai plus rien; car je vous vois toujours là dedans, et que vous tirez de toutes choses des angoisses et conséquences de vous martyriser.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCCXIII (Inédite)
A MONSIEUR DE GOYSIA