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Jr suis ici depuis im;t jours par le commandement de Ifgr de Geoète, selon le désir «le M;(r le cardinal; vous pOtttei penseï -i à la sollicitation des lionnes Mères
d'ici Vous aarei >< n , je m*assure, votre lettre et le voile [de salit |
Je ne vois pas qu'il y ait rien à dire; aussi n'en ai-je pas le loisir. J'écrirai à ma Sœur Marie et enverrai la lettre ouverte ; vous avez besoin de lui faire entendre et goûter l'humilité , pour par après lui faire savourer et connaître son utilité et nécessité en nos actions j autrement tous ses talents lui seraient grandement préjudiciables. Ma chère fille, j'ai été bien aise d'apprendre l'état du temporel et spirituel de votre maison ; je loue Dieu de quoi tout y va si bien ; notre obligation s'en accroît à Mgr votre bon prélat. — Vous ne m'avez rien dit de la fondation de Béziers; je serais bien aise de savoir si elle réussira.
Ma chère fille , [ce] sera lundi que nous partirons pour notre retour à Nessy, pleine de l'édification de ces deux chers monastères, qui vont si parfaitement en l'observance ; je ne dis rien des deux Mères, sinon qu'elles se rendent toujours plus dignes de la charge que Dieu leur a commise. — Ma fille, votre bien-aimé cœur va bien au gré du mien, qui vous chérit incomparablement; c'est tout ce que je vous puis dire sans loisir. Dieu soit notre tout! Amen.
[P. S.] Je vous prie de faire faire une communion générale pour le Père qui écrit la vie de notre Bienheureux.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
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Mon Dieul ma très-chère 611e, que ces médecins et » \< vives saignées qu'ils vous font m'affligent) JVn ai le oœur outré d'appréhension qu'ils ne vous jettent en quelque mal, iToù ils ne vous retireront pas comme ils voudront; voire I: lente et votre difficulté de respirer ne viennent que de la. N'y a-t-il moyen de les empêcher, et «le se contenter du gouvernement <J ii bon Père Capucin? Enfin cela m'est intolérable, et
j'ai peine encore de m empeeher de croire que 1 air de Paris M ions toit pas bon ; car jamais VOttS n'avez lait de telles maladies que depuis que vous êtes là. l'ai somme, je veux bien
irder le bon plaisir de Dieu en tout cela et m 'j conforme r de l)on cœur, carie sais que vous êtes si intimement sienne qu'il permet tout pour votre bien ; mais aussi y sais bien qu'il veut que l'on lasse tout ce qui se peut bonnement pour éviter
le mal, et je VOUS COOJUre, DM unique ti cs-eliei e fille , «le mus soumettre a tout CC qui SCI I I pour Votre SOul
ment; vous devez cela à ma consolation et au bien de votre
maixui « t de noli - (le i liislitut.
H laudi i voir ce qu'il plana a Du u deti mimer de l'allaire
de Troyes, «t I. ri en patience; enfin tout réussira a
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iil et plein de propres recherches. Dieu suppléera par quelque autre sujet plus solide. Je me suis méprise, n'ayant loisir de relire votre lettre; mais je me souviens que c'est ma Sœur [M. -Elisabeth] de Lamoignon que vous proposez pour être assistante, et certes il sera très-bien de le faire, car c'est une sage et modeste fille. — J'écris un mot à M. votre cher frère. Bon Dieu ! quelle mortification de s'en être déjà retourné ! Voilà une triste paix en toute façon. Dieu soit partout sa conduite. — Il ne faut pas parler de vous déposer; j'espère que Dieu aura pitié de votre famille et vous redonnera de la santé ; je l'en supplie de toutes mes affections, qui vous souhaitent incessamment le pur amour du Sauveur, auquel vous savez que de cœur incomparable et au-dessus de toute comparaison, je suis entièrement vôtre.
Dieu soit béni!
[P. S.] Vous savez que nous voici à Lyon par le désir de Mgr le cardinal. Certes, j'ai été bien consolée de voir ces deux familles qui vont très-bien, grâce à Dieu, et je vous dis en toute vérité que je trouve le cœur de notre Sœur de Blonay dans un amour et estime du vôtre tout à fait grands. Ma trèschère fille, faites faire, s'il vous plaît, une communion générale pour celui qui écrit la vie de notre Bienheureux Père. — Je salue très-affectionnément et chèrement toutes nos chères Sœurs, et particulièrement les deux qui m'ont écrit; je n'ai nul loisir de leur faire réponse.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
AXXEE 1032. 153
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