‹ LettresChapitre 167 sur 281 · VOUS · texte numérisé non relu

VOUS

si je me I ûs bieu entendre i mais je veui dire qu'en in ii -. v <»> biens vooi vous onissiesè la volonté du bon plaisir qui veut; el i • 1 1 vu- ma ui « • i imper fe étions vous vous u n iss i ei i .i la volonté permissive de Dieu, el i<»ui cela av.. | douceur et repos d'esprit Faisons, disait notre Bienheureui ! pai fidélité tout le bien que nuis pourrons, paisiblement el doucement; et quand nous aorona manqué à la fidélité, n

gnons cette perte par humilité, mais humilité douce et tranquille. » Vous savez ceci mieux que moi, mon très-cher frère, et je sais que vous le faites, mais il le faut toujours mieux faire. Renoncez et remettez fort entièrement entre les mains de Dieu ces désirs de votre avancement et perfection, laissez-lui-en le soin, et n'en veuillez que selon la mesure qu'il lui plaira vous en donner; mais, je vous prie, défaites-vous absolument de tous ces désirs-là, car ils vous causeraient enfin de l'anxiété et inquiétude, outre que l'amour-propre se mêle imperceptiblement par là-dedans. Ayez un seul désir, pur, simple et paisible de plaire à Dieu, lequel vous fasse agir, comme nous avons dit ci-dessus, sans empressement ni ardeur, mais avec paix et suavité. Tout votre plus grand soin doit être de gagner ceci sur vous ; mais un soin qui ne soit point soucieux, ains doux et amoureux, attendant ses fruits avec une patience sans limite et de la seule grâce de notre bon Dieu, vous confiant qu'il vous les donnera quand il sera requis pour sa gloire et votre bien, et ne les veuillez pas plus tôt. Sa douce Bonté aura plus agréable mille fois de vous voir reposer en son soin et remis à sa sainte volonté, que si vous souffriez toutes sortes de tourments pour acquérir cette perfection que vous désirez si ardemment. Voilà, mon vrai trèscher frère, mes petites pensées et sentiments pour votre chère âme, et ne m'en dites plus tant de mal, ni que vous êtes si lâche; car, voyez-vous, je vous ai une fois si bien vu, que je ne puis qu'avoir une très-grande estime de ce que Dieu a mis en vous. Je vous écris un peu empressement, mais certes d'une trèsgrande affection au bien et consolation de votre très-bon et cher cœur, qui m'est infiniment précieux.

Il faut que je me découvre et vous dise tout franchement que c'est vrai que j'ai été un peu touchée de la perle du petit livre; niais certes, je le suis plus pour la mortification que vous en avez : c'est pourquoi je vous supplie de n'y plus penser non plus que moi; car, pour vous consoler, je vous assure d'avoir les prin.

INNEE 1633. n\

pal<s pièces qui étaienl écrites, «j n i !<• son! <!<• la propre main »Ju Bîenheoi dx. Il est vrai que, -i ce ne vous est trop de peine,

ii bien aise que vont m'envoyies une copie de ce que vous en evea tiré ; mail je vous prie derechef, mon tout cher el bien-aimé frère, <!«' ne plus admettre aucune mortification pour cette j>< rte.

Vous me croirei facilement quand je voos dirai, mon vrai frère, <j n «* mon désir <I»' roui revoir, efl nos deux chen mo nastères de Paris, surtout leuri bonnei Hères, n'est point moindre que celui (ju«- votre bonté à tous voua tait avoir, de me voir; mais, à voui parler comme a mon propre cœur, je n'ai j

sentiment que Dieu veuille que je fasse encore ce vc puisque sa Providence m'a attachée au service particulier de cette maison, ou il y i quantité <!<• bonnes âmes disposées à

Lodemenl bieu réussir an service de Dieu, -i elles sonl bien issistées el conduites, (mire cela, il \ a force bonnes el nécessaires affaires auxquelles il faut pourvoir, spécialement celle il" notre Bienheureux, pour la dépense de Rome, <-t puis à préparer les ornements nécessaires qui -mil en grande quantité, de plus qu'il ne les faut aux autres maisons. I ne couple d'annt sont bientôt passées; après quoi, -i Dieu me donne de la santé plus que je n'en ai maintenant, je m'assure que vous, Mgr notre bon archevêque, el nos maisons m'obtiendrez facilement de notre bon prélat, qui vous honore parfaitement El alors, Dieu aidant, nous parlerons ■ plein fond <!'• nos moyens d'union: car

le n al pas le lenlimenl de partir enc sitoM <!«• < i Ue chétive

vie, Dieu sail tout

Or, il Bit vrai ceci, mon tout unique frère, que I' - M- res de

Lyon, Surtout celle de llelleeour, m'assurriif que jamais < Il

n'ont su vous dissimuler le dittfntimenl qu'elles ont toujours

eu que V>m hf <,t . t. il, h-. -m. ut, d'adresseï les monastères de

I nier a Paris, une partir a LyOH el l'antre a \i\ssj tous savez

aai que je vous en dis Id. M m'est impossible d'en mettre

t'uil. s 1rs i aisom su i « v papiei

— J'ai déjà fait cette lettre à quantité de reprises, car j'ai une mauvaise tête. Mais, mon vrai frère, qu'il n'y ait rien de notre part à blâmer, qui est-ce qui le pourrait ou oserait penser, sachant avec quelle sincérité et droiture vous cheminez en toutes vos actions, et le saint zèle que Dieu vous a donné pour le bien de cette petite Congrégation? Au contraire, je puis assurer que de tous les moyens d'union qui se sont jamais proposés, aucun n'a été plus doux et convenable ni plus à mon gré. Si la chose se pouvait pratiquer selon votre intention et avec l'esprit d'une parfaite charité, il ne serait qu'utile. Mais quand je considère les conditions de l'esprit humain, et que je tourne et retourne toutes choses, je me trouve aboutir où notre Bienheureux se réduisit enfin, qui est de tout laisser aux soins de la divine Providence, attendant qu'elle nous éclaire et fasse voir ce qui est de son bon plaisir, lequel, avec sa grâce, nous suivrons de point en point. Et cependant je demeure en paix.

Hélas! mon tout bon et cher frère, que votre incomparable charité me soulage, au soin que vous prenez de la santé de cette pauvre grande fille, qui nous est à la vérité infiniment chère et précieuse. Vous ne voulez pas que je vous fasse de grands remercîmenls pour cette incomparable affection et soin plus que paternel; c'est pourquoi je m'en tais, suppliant Notre-Seigneur de bénir ces remèdes ; puisqu'ils se font avec votre agrément je me tiendrai en paix. Nous ne manquerons de vous faire voir la Vie qui s'écrit du Bienheureux, avant qu'on la mette sous la presse. — Notre bon archevêque [de Bourges] nous parle de vous avec des sentiments nonpareils, et combien il fait d'état de ce que vous le voulez aimer d'un amour spécial. Faites-le, mon vrai frère, car il en profitera.

Mon Dieu ! je ne sais comment celte lettre est bâtie! Mais tout est bon à votre tout bon et sincère cœur, qui sait que le mien traite avec lui avec un amour, sincérité et confiance tout à fait droite, cordiale et pleine d'une entière affection, certes tout

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incomparable pour mou vrai frère, qui m'est précieui comme mon propre cœur. lire/ tout en celle céleste Providence et remeltei toov voi votai cl affection* an plus lecrel de von vaint tabernacle. .!<■ suia vôtre «•( loate vôtre

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