‹ LettresChapitre 166 sur 281 · I. \ MÈRE II: IN< OISI -AUGUSTIKE BRI NG · texte numérisé non relu

I. \ MÈRE II: IN< OISI -AUGUSTIKE BRI NG

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le ne puis ni ue <!<>i^ jamais douter «1» • votre dilection envers moi, <pn l' i iproquement k>i>> pois assurer que la mienne pei - >iv|r ,ii sa tidrlii - imais varier Bn on un »t donc, ma

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pour toujours. — J'espère que Dieu, qui vous a envoyée en ce lieu-là, tirera sa gloire du service que vous lui rendrez; et je suis bien consolée de vous savoir dans la charge d'une de nos maisons, parce que je crois que vous y maintiendrez toujours l'exacte observance, comme vous me le promettez, et que je vous en conjure de tout mon cœur. Ma très-chère fillp, faites en sorte que nos bonnes Sœurs vivent en grande paix et union ensemble et avec vous, afin que par ce moyen elles se puissent disposer pour recevoir les grâces de Notre-Seigneur, qui leur sont nécessaires pour arriver à la parfaite union de leurs âmes avec sa divine Bonté, que je supplie verser abondamment ses plus désirables bénédictions sur ce nouvel élablissement, pour le faire croître et fructifier en toutes saintes vertus. Tout ce que vous me mandez qui s'est passé en celte occasion, me donne sujet de beaucoup bénir et remercier sa divine Majesté. Puisque le peuple de ce lieu-là est si bon et vous affectionne tant, ce qui est une chose fort désirable, tâchez de leur correspondre, ma chère fille, en tout ce qui vous sera possible, et croyez que, tant que je vivrai, je serai toujours, ma très-chère fille, votre, etc.

Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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LETTRE UCCXLV

Il \ 5061 RS DE l. \ VISITAI l<>\ m. SAIN r-AMOl R t ion k rirre dans la parfaite soumission el l'union mataeJle.

lin cm.!;: S 18 11 I'ii.i.ks HEM- \i\ii 1 1 i\ \ -Si. kaki h,

que je supplie vous combler dei richesses de -<>u sainl

amour,

Je vous remercie des témoignages que v<m< me rendez <!<■ votre dilectibo envers moi, qui vous assure que j'] correspoo Imi toujours de (oui mon cœur et de tout-- les affections que Dieu me donnera, «mi unis chérissant très-sincèrement et cordialement comme mes iill<'- bien-aimées. le Buia bien consolée de soir les !» tus désira que Dieu u»ih donne à imites de cb 'miner fidèlement dans la vraie observance. Vous serez bien beureuseï si vmix fut. - «I»' la sorte, mes chères Soeurs, et suivez en cela l'exemple de voire bonne Hère, «le laquelle je suis bien aise de voir que vous ayei I estime mie mus deves, «-t que vois la chérissea avec une i nlière confl ince el amour. \ <>n- avei bien raison ; c ir c'est une ..me qoe j'ai toujours aim< e el reconnue pour une vraie fille de l.i \ i-,t rtion. Suivr/ bien simplement et bumblemenl la direction

qu'elle v..ii- donnera .i eliacune en particulier «•! a toutes 00

général, el je v<»n> assure que v <m; - m m ben / bien droitemenl en la voir de voire sainte vocation : c'est ce que je vous désire de tout mon cceui El me recommamlani .i w>s plus ferventes prièrei , je demeui e pour jan i ous avoir < onjui

•f 1 1 1 ri u. i a nue en parfaite nu uni les unes 1rs ail 1res,

m. - ti ès-chèrei fill< -, votre très-hun le

LETTRE MCCXLVI {Inédite)

A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY

SUPÉRIEURE A MONTPELLIER

Nécessité de travailler avec courage à l'œuvre de sa perfection.

VIVE -j- JÉSUS !

[Annecy], 29 juin 1633.]

[Les premières lignes sont coupées dans l'original] Nous eussions bien désiré qu'il y eût eu quelque chose en ce monastère qui vous eût été utile et agréable; car nous vous l'eussions envoyé de très-grand cœur, je vous en assure, tant pour correspondre à Vos Charités que pour vous témoigner aussi notre cordiale dilection; mais je crois que notre Sœur l'économe ne sait rien trouver de propre qu'un peu de gruau d'avoine, que l'on nous a dit serait une chose rare par delà.

Voilà, ma très-chère fille, ce que je vous dis pour ce coup, et qu'en vérité vous êtes toujours ma vraie très-chère fille, que je porte chèrement en mon cœur, avec un amour très-spécial et particulier. Mon Dieu ! ma fille, vivons bien toutes à Dieu dans la simplicité et exactitude de nos observances, et donnons cet esprit aux âmes que sa divine Bonté commet à notre soin. Certes, je vois fous les jours plus clairement que la leçon de la sainte perfection est bien haute et qu'il ne faut pas s'amuser à des vétilles en ce sacré chemin, mais y travailler fidèlement à la mortification de nous-mêmes et à la pureté de nos intentions : Dieu nous en fasse la ;frâce! Je suis en son divin amour tout à fait vôtre et de cœur sincère. Dieu soit béni! — Jour de saint Pierre et saint Paul.

Les fondations que nous espérions du coté de la France se sont évanouies, et pour celle de Verceil j'en suis fort indifférente*

Je crois que le Père dom Juste rompra ou nouera à ce coup.

Noos serons contraintes d'en faire en< ore nne en cette ville, pour i ni) nombre très-grand de fillei bonpes qoi ge présentent; chacun le désire.

Conforme à l'ori;jiml ;(i: I ■ » i \ : . \ ,ecj.

LETTRE IICGXLl II

A MM) \\!K I. \ COU I BSSE DE l 01 l.<>\ ION

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I. ■. lnftit.nl> de Dieu .t. < ■ m un i m nce el humilité. - l m édufitHHi durétienne e t le plus riche li [u'elle poisse i i sa fille.

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\I\ TlftS-CHÈSJB ni i.i: ,

Fapprends que Dieu ions a donné la bénédiction d'one hearense grossesse : je i>'ii\ croire poor ma consolation que mus reconnaisse! cette grâce, el tontes le- prospérités donl voni jouisses ' comme provenantes de la main de Dieu, qui vooi les envoie, non pour paraître, ni pour les employer à mité, mais pour vous svancer a la sainte bamilité el amou« rense crainte de Celai de qui von- les recevez. Dites-mol, ma ■chère fille, mais dites-le mm avec toute franchise et vérité, a quoi en étes-vooi pour ce injel ' Car je craini loujoors on peu qœ l'afflaence des biens et dignités de cette vie ne vous offusque de leur fumée; voire, ne mus étouffi si um^ n'êtes bien

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sur vos gardes et attentive à leur inconstance et à l'incertitude de notre départ de celte vie, où il les faut quitter. Pensez souvent à ce passage, ma très-chère fille, et à la bienheureuse éternité de ceux qui auront plus fait d'estime de la véritable félicité que des moments périssables de cette caducité. Ayez soin d'imprimer dans le cœur de votre fille ces vérités; c'est le meilleur et plus solide héritage que vous lui puissiez acquérir et laisser. Faites-lui fort appréhender l'offense de Dieu, et grandement estimer le bonheur de vivre en son saint amour et crainte.

Vous savez, ma très-chère fille, que dès votre tendre jeunesse je me suis essayée de graver bien avant dans votre cœur cet amour de Dieu, et que je vous ai toujours recommandé d'obéir à ses volontés, et particulièrement en rendant à M. votre mari tous les devoirs auxquels vous êtes obligée selon Dieu. Je vous conjure encore de le faire, et de lui donner tous les contentements qu'il vous sera possible : dites-moi aussi comment vous êtes en état pour ce sujet. Hé! pour Dieu, ma fille, que l'abondance des biens et honneurs ne vous jette point dans une pompeuse gravité. L'on m'a dit que vous vous mettez sur la raillerie. Croyez-moi, ma très-chère fille, rendez-vous remarquable par la modestie chrétienne, par la suave, affable et gracieuse conversation, que vous devez avoir avec un chacun. La raillerie n'est pas séante à celles de votre condition et de votre âge. Tachez de reluire et d'attirer les cœurs par les moyens que je viens de dire, et que la sagesse et sainte retenue en vos actions surpassent tout. Recevez ces avis comme de votre mère qui vous chérit, et désire que vous soyez toujours parfaite en votre condition. Dieu vous en fasse la grâce.

LET1 RE MCCXL1 II] \ MON'SIEI I \"l l. BRI LART, COMU WhU R DE SILLBR1

0 it travailler mm empi l'œuvre d« m perfection. — Difficulté

l'oppotenl .m voyage <!«• la Sainte P r la moyens d'union |>r<>-

pOtéi ptï !«' ' "min m leur.

Mon tiès-chbi i

Il c^i irai que j'ai une si entière < i fidèle affection a votre vr.ii bien, qui consiste «-n la douce <'t suave correspondance aui lumières et saints attraits qoe Moire-Seigneur vous dorme, qu'il n'i i rien que je ne voulusse (aire el souffrir pour cria. Mais, s-voos, je ne vous dii pas «•••la pour vous donner de l'ardeur a vouloir rechercher les moyens de faire cette corn spondan car, an contraire, Dieu vent qoe vous mortifiiei lonl cela par un adoucissement el accoisemenl de tons ces désira Bensil l< - réduisant i des simples acquiescements de vouloir <■( Faire le bien sans ardeur, mais parce seulement que Dieu l«' veut; <■( de même acquiesces amoureusement à <«i i« ■ divine volonté quand elle .Mira permis «iu<- vous iyei omis quelque I > i •- n ou (ail quelqoe manquement, v.ai- r( si [nanl même a ce à quoi vous oc pouvez vous i. sigm i si entièrement i I généreusement que vous d on qu'il vous stMiihlc qui \ S rieur le désire de

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