A MONSIEUR DE CORNILLON
Elle l'assure que sa fille n'est pas appelée à la vie religieuse; bonnes qualités de
cette jeune personne.
vive -j- jksus!
[Annecy], 25 juillet 1633.
Monsieur et mon trés-ho.\oré frère,
Nous avons désiré que Monseigneur daignât parler en particulier à votre chère petite ', pour apprendre d'elle-même la vérité de son désir; et nous vous assurons qu'elle vous rendra
1 M. de Cornillon, beau-frère de saint François de Sales, aussitôt après son revtage, ainsi qu'on l'a \u dans une lettre de 1629, avait placé sa fille à la Visitation d'Annecy, dans l'espérance de lui voir embrasser la vie religieuse.
fidèle témoignage de la vérité. Pour moi, je voua dis véritablement que je nai jamais reconnu en ion eapi il vocation pour la Religion. La Provid< nce divine, mon très-cher frère, i tes desseins éternels sur toutea sea créatures. C'est i i Ile de lei appeler et donner la vocation à laquelle elle les a d< atiné< - de tonte éternité. Or donc celte chère âme n'était point appelée de Dieu îi la Religion, de laquelle elle a aussi de si pressants désirs de sortir qu\ Ile ) léchait, et v, est demeurée toute dégoûtée et traînante, spécialement dès qu'elle a bien découvert son d< ssein,qui est environ d'un mois ou trois semaines. I oui faitei une grande charité de l'envoyer prendre, car elle nous faisait compassion de la voir dans sea peinea et langueurs. Cesl nne bonne âme, un bon naturel, un bon esprit, un lion jugement, et en laqueDc j'oserai voua assurer, Kfonsieor, d'avoir reconnu lootea lea conditiona nécessaires pour vii re dans la crainte de Dieu et Vertueusement dans le inonde, auquel, je m'aSSUre, «lie VOUa donnera
toui le contentement et consolation que voua en aauriei désirer, eau elle est une fille tout à lait de hou naturel, et de laquelle voua tirerea de bona services.
Noua vous renvoyona une lettre par laqui Ile voua v< m / que
nous n'avons reçu que cent trente Iroia livres sii sols. Lemonaa-
contentera de la reconnaissance qu'il vous plaira lui tau e
pour le lempa qu'elle ) a demeuré, tant pour si nourriture
qu'entretien d'habits, et ne cessera de priei \"::< S euràce
qu'il lui plais* km abonder sur vous et sur elle la plénitude des
plus i k h. ^ h i l ,i in -uiii m nu ut moi qui m.
usa lin. Monsieur, votre, i te
LETTRE AICCLI
A LA MÈRE ANNE-MARIE DE LAGE DE PUYLAURENS
SUPÉRIEURE A BOURGES
Préparatifs de la fondation de Poitiers. — Choix d'une Supérieure pour le monastère
de Bourges.
VIVE T JÉSUS
Annecy, 27 juillet 1633.
Ma très-chère fille,
Puisqu'on vous presse tant pour aller à Poitiers, il n'y a remède, il faut subir la nécessité. Cet établissement-là se faisant avec l'approbation de Mgr votre bon prélat, et la rupture de votre triennal aussi, cela vous doit mettre en repos. Mais il faut que je die ce mot à votre cœur : c'est que, pour moi, je ne crains rien tant en cette affaire des fondations, sinon que vous n'ayez pas assez de filles capables pour cet emploi ; c'est pourquoi je vous conjure, au nom de Notre-Seigneur, de les bien choisir afin que vous fassiez de bonnes maisons de la Visitation. Je me confie tant en votre prudence que je crois que vous ne ferez rien mal à propos, ce qui fait que je ne vous dis rien de plus sur ce sujet, sinon qu'il n'est que bien que la fondation de La Flèche ne se fasse pas sitôt, et si on la pouvait tirer jusqu'après Pâques, ce serait le meilleur.
Pour ce qui est de vous proposer une Supérieure, je vous dirai, ma très-chère fille, que nous avons retiré ma Sœur Fr.- Gasparde de la Grave de notre maison de Belley, qu'elle a fort bien et sagement gouvernée six ans durant : c'est un cœur d'une sincérité entière, qui a une bonne simplicité, mais qui ne l'empêche point d'être bien accorte et entendue aux affaires; elle a bon esprit et bon jugement, et est très-solide en la vertu. Mou a vous la proposons avec ma S(eur Fr.-Jacqueline de Musy, afin que vous puissiez choisir et entre celles de votre maison,
AWKK 1633. M
celle que Dieu VOUS inspirera. Que li ma SœOI IV. -lia>p.inle
(!«■ lii Grave était élue, dooi 1 1 girderiooi ici jusqu a la Saint- Michel, aprèi quoi nous vous l'enverrions avec noe compagne, la plus conforme à votre désir que nous pourrions, josqu'à Lyon, où vous Peni erriea prendre. El cependant, li ronsétes prêt de partir avant ce temps-là, ions point-/ remettre la charge de voire maison à ma Sœur M. -Geneviève-, car, par ce moyen, on verrait toujours mieni - 1 c ipacité pour le gouvernement, el ma Sœur F.-Gasparde vous porterai! non-seulement les coutumes de céansen la pratique, mais encore par écrit, car nous eu avons (ail on petit recueil depuis peu. Voilà, ma très-chère fille, tout ce que nous vous pouvons donner d s irs de céans; car li bien nous avons ma Sœur Mad. -Elisabeth [de Lucinge], que voua connaisses et qui esl nue digne fille, nous la g irdona p >or êtr • Supérieure a la secon le maison que noua prétendons faire l'année prochaine en cette v i 1 1 « - , s'il plail à Notre-Seigneur. Noua avonsbien encore quelques autres Sœura pour le gouvernemenl ; maia j<- voua «lis franchement, ma très-chère fille, «pie je ne m'en veux pas défaire, étant nécessaire qu'il ) eu ail toujours ■ Mise du grand recours que l'on \ a. \I.i Sœur la Supérieure du faubourg S uni-. lie. pi-'- de Paris, qui esl maintenant à notre monastère de Mevers, conn il ma
G ipai !' d< la <ii ive, el elle serra aussi ma Sœur I i -Jacqueline de Ifusy. Elle vous pourra bien dire ion sentiment <!«• l'une et de I autre si vous l<- dés n i, avant que de v< us
i en choisir I une pour votre 6le< lion, sur laqu< ll< supplie le Sai I prit de bien présider, a6o que vous et v<>«.
ii / le chois de ceIK «pu sera la plus convenable pour le bien l< votre maison, qui esl tout «. que je désire, et que Nol i emplisse toufc i '!<• m - plus lain
Jcdemeun m imour pour jamais, ma très-chère fille, votre
humble, i
LETTRE MCCLII
A LA MÈRE JEANNE-CHARLOTTE DE BRÉCHARD
SUPÉRIEURE A RIOM
La Sainte désire qu'on borne la correspondance aux choses purement nécessaires. — Nouvelles du monastère de Metz.
vive -j- jésus!
[Annecy], 29 juillet [1633].
Ma très-chère fille,
Encore ce mot et puis plus. Soyez très-assurée, mais je vous en prie, que quand vous ne m'écririez jamais, ni moi à vous, mon cœur demeurera immobile dans la sainte dilection et sincère affection qu'il vous a toujours portée et portera invariablement.
Je suis marrie que vous ayez pris la peine, dans les infirmités où vous êtes, de me déduire si menûment les choses de votre sacristie, avec les particularités de votre bel ornement : cela n'était nullement nécessaire. C'est en quoi j'admire d'autant plus la bonté et candeur de votre tout bon et cher cœur, qui veut que je sache toutes choses ainsi par le menu. Il n'est pas nécessaire aussi que vous m'envoyiez le mémoire de l'état temporel de votre maison ; car cela ne pourrait être utile à rien, et je ne sais pas si j'aurai le temps de le voir. Je suis bien assurée que, si votre bon cœur savait les accablements d'affaires où je suis pour l'ordinaire, il dirait bien qu'il ne me faut pas envoyer de si grands mémoires* car, outre la charge d'une famille telle que celle de céans, voilà soixante moins une maisons d'établies, à qui il faut que je fournisse; et, si Dieu ne nous aide, l'année ne se passera peut-être pas qu'il ne s'en fasse encore quatre ou cinq, ce qui me sera toujours autant de surcroît de peine. Croyez, ma très-chère fille, qu'il faut que je mesure bien tous les moments de mon temps pour fournir et satisfaire à tout cela. — Je crois bien ce que vous me dites de la simplicité de vos habits; mais pour ce qui est des tuniques, il me semble que vous
a\\i;i; l<;:n. I il
n'auriez pas plus de dépense a couvrir les corps de quelque
petite étoffe, qoe de les (aire d'âne double toile.
Pour ce qui esl deooi Sœarede Heti1, il est i rai qoejecroii el ci. lin- tout ensemble qoe ! i vanité ne se ;;lis-e un peu dans lenn esprits; j'en ai déjà écrit mes penséei ï la Hère, de laquelle j'ai reçu une bien grande lettre avec «le fort amples mémoires; mais je ne sais passi mou loisir me pourra permettre de les voir, le trouverai de belles excuses, si je m me trompe, pour (oui ce qoe le bon Père Jacqu< i mm- i dit; il Ta t'ait toit simplement, et pensant bien parler a votif avant
J'ai vu la lettre, et j'ai répondu a la Mère de Ifetl : Certes,
elles ont ass< i de besogne, et ne tout pas grande chère. Elle est
toute contente de | | Sœurs, qui mu client , dit-elle, loi t bien
en l'observance; cil.- me témoigne grand désir de vivre en -on devoir, et m'écrit qu'elle a les jambes tout enflées, et qu'elle
esl fort mal; cria me t'ait peine. Mon Dieu! <pie cette multitude
de maisons que l'on n'a pas le moyen de soutenir, tant au spirituel qu'au temporel, me tait grande peinel Mais je remets
tout au soin de notre bon Dieu, que je supplie \ vouloir régner souverain, nient, surtout en votre chère âme que la mienne
-alue chèrement
1 >1Vr. ,|.- I , |
1 Ce DU i I i h m \-,n.-
i i. Ii>' horiMr.iit |ei Pillefl i : I t - <
N i M >;• il M 1 1 • •'. qu'il n\ ail p.e.
éam < bIIi vill.» un m..n.i. , i. h \ \ irole,
i n • • 1 i r i ii • . I . > r . ■ , tlCOÇa dtS dÔOl IC lll.i ililVsU ftOfl (I
"i\ \m «liiii. ut:. - . j. , ■ i ...... il i,. laiaic
• 'H àtflMad I nmuii.uiti .1. i; i \|
\l Cail Cà irn.-l ) ooodoisil « m<j i
1 •*" prol \ I .èrrinoni.- ■ mcnl
ml I i i le ; / | f,inf ,/. // /„ jnUl{ |
LETTRE MCCLIII