COXFESSBUR DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION D'AOSTB
La Sainte le remercie de sou dévoùment à la communauté d'Aoste et l'accepte pour
son fils spirituel.
vive -J- jésus!
[Annecy, 1633.]
Monsieur et mon très-cher père,
Puisqu'il vous a plu que je vous écrive de ma main, ce sera mal et courtement, mais de fort bon cœur, pour vous remercier de votre lettre, et des témoignages que vous nous y rendez de ia sainte dilection que Notre-Seigneur vous a donnée pour l'Institut de la Visitation, mais particulièrement pour nos Sœurs d'Aoste. La divine Providence les a bien gratifiées en la rencontre qu'elles ont faite de votre chère personne pour être leur confesseur; car je vois bien, dans votre lettre, que notre bon Dieu vous a donné l'esprit d'une sincère charité; et c'est ce qu'il faut aux pauvres Filles de la Visitation. Dieu nous fasse la grâce que vous trouviez toujours votre consolation avec nous î Je l'espère en la bonté de Notre-Seigneur et en la fermeté de vos résolutions.
Vous désirez, mon très-cher Père, que je vous reçoive pour mon enfant en Notre-Seigneur, et moi je vous supplie de m'accepter pour votre fille, quoique indigne; et, pour obéir à votre humilité, je vous reçois, selon le bon plaisir de Dieu, pour mon enfant en son saint amour et pour mon père, suppliant son in-
1 Respectable ecclésiastique que la sainte Vierge conduisit providentiellemont à Aoste pour lui confier le soin de ses chères Filles de la Visitation. Il remplit longtemps, avec autant de sagesse que de dévouement, les fonctions de confesseur du monastère, et, plus tard, travailla activement en qualité de postolatenr lu affaires de la béatification de saint François de Sales.
Les nombreuse» lettres de cet ecclésiastique, conservées aux Archives du premier monastère delà Visitai ion d'Annecy, sont si (jnées indifféremment V, II1COI1 ou hfbcsaiirori.
finie douceur de répandre sm- celle illiaoce mi très*saintej bénédictions. Bn cette affection je vous eonjore de me donner
part 60 vos saints sacrifices, comme jarn ais je M SCUl vous
oublier en mes petites prières, demenranfl «le coeur foire, etc.
LETTRE liCCLU
A Là HÈRE HABIB-HÉLÈNE ni. CBASTBLLUX
Bm «lat du monaslerv île Saint-Amour. — (ili.iriti r rnirr» un MM6t sans
9 rapporter et m prévenir motoeUanent.
vu M I TRESH m. kk PILLE,
Tool ce que voua me mandes qui ivesfl passé en l'élablisi
ment de Saint-.Amour esl parfaitement bieo allé, el il ^ a bcaii-
conp de sujets de bénir Dieu, qui y a donné un si heureux acheminemenl : j espère que sa Bonté sera bien glorifiée en celle petite Fondation. J'ai écrit i ma Sœur la Supérieure qui ni aussi mandé toutes les particularité! de ce qui s'j était pasi
Quanl i la fille qui i est jetée cbei tous, el qui n aura rien, de irai, ma Irès-chère fille, puisqu'elle a lei bonnei condition! que roui me marques, pour mm je la garderais, el laisserais i rier le monde lanl qu'il toudrail . c ir, puisque Moin S neur toui i dé( h de sii filles qui sont alli Saint-Amour, il me
semble que tous pootea bieo pn n Ire celle-là, <jue - 1 lion té v mis • i ja mus < onsolée de soir voti i corar incliné i I
i ■• Lie (li.nl'. — lu surplus, j i ce ipu i . u !<• nuire lionne
. [Dalos| Supérieure de Crémieui, il Gsul que la charité m m s tisse swppui tei 1rs nues l.s ii.' : . encore qu'elle ne
tous écrite pas, sous ne detei pool cela laisser de lui écrire quelquefois, le plus cordialemenl que sous pourrai II ssl irai
qu'elle n'est pas grande faiseuse de compliments, et n'écrit pas souvent, même à moi, ni à nos Sœurs de Lyon. Hors la nécessité on ne reçoit guère de ses lettres, et ne vous étonnez pas si elle envoya bien à Bourg sans vous écrire ; car quelquefois nos gens de Nouvelles, qui est un bien que nous avons ici auprès, vont bien àRumiily sans que j'écrive point à nos Sœurs ; on ne pense pas toujours à cela, et n'y doit-on pas moins prendre garde.
Je voudrais bien que vous me mandassiez si vous prétendez quelque chose en la fondation de Châlon; car vous savez bien, ma chère fille, que pour y aller il faut une grosse somme d'argent comptant, et je ne pense pas que madame votre sœur puisse s'en rendre bienfaitrice , parce qu'elle ne doit pas diminuer le bien de ses enfants, qui n'en ont pas déjà trop, ni les frustrer de celui qu'ils doivent attendre d'elle. Ma fille, vous le savez, il est vrai, que mon cœur est entièrement vôtre en l'amour du divin Sauveur : qu'il nous veuille bénir de ce pur amour! Amen, et toutes nos Sœurs que je salue chèrement.
Eitraite du Procès de canonisation de la Sainte. Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCGLV
A MONSEIGNEUR ANDRÉ FRÉMYOT
BON PUÈRE, ANCIEN ARCHEVÊQUE DE BOURGES, il PARIS
Sollicitudes au sujet de la maladie de lajeunc baronne de Chantai.
VIVK -|- JESUS !
[Annecy, août 1633]