A LA RÉVÉRENDE MÈRE MARIE DE LA TRINITÉ
PRIEURE DUS CAR.VI1ÎLITKS, A TllOVKS
Joie de penser qu'au ciel on se reconnaît. — Remercîments de la bienveillance que les Mères Carmélites témoignent aux Religieuses de la Visitation de Troycs.
vive 7 jksus!
[Annecy, 1633.]
Ma très-chère et très-honorée mère,
Je supplie notre débonnaire Sauveur de faire abonder dans votre âme les délices de son saint amour ! Puisqu'il plaît à sa Honte de me laisser encore dans cette pénible et chétive vie, et m'y donner la consolation desavoir comme votre digne cœur
AJfVÉB I •
me coniim. - n, il faut que je me donne lecontente-
ii:i nt de vous dire q me dou< b pensée qne celle que 1 1
nie foi donne, que, dans les délices immortelles
que l'incompréhensible bonté de Dieu apr< rats,
onaitronl <'t se souviendront dei particnliè lationi el atilitéa de leurs saintes amitiés. Fail Intes
pi [ères, ma très-chère Mère, ors,
que i.'i i ne ni»' piivenl jus de C€ honlnui.
J'ai a p ; nos bonnes Sœon qui sonl à 1
lolation el de profil spirituel elles ont reçu de 11 m m que vous leur fîtes d e entrer d bre m< -
de leur parler avec un cœur tout i rnel '.
remercie, ( I de tant d'auti . otre
charité 1< t;r fait; aussi >nt-elles bien vos fill<
vous supplie de leur continuer vos bons avis, car je leur mande qu'à leur- II- 1 recourent à von- en toute confiance.
Ali! m j'avais encore une fois ce bonheur, combien tendrement nous embi -nous, ma très-chère Mère, el combien «!«'
suavité recevrait mou esprit de communiquer rn toute sincérité et franchise avec le vôtre! Je ne mérite le demeure «l'une affection incomparable, voti .
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LETTRE MCCLXXXVII