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VI. I

velles de voire santé el de la sienne, et de votre chère petite fille1, que Dieu rende aussi toute sienne, s'il lui plaît.

Je suis toujours dans l'espérance d'aller l'été prochain à Orléans, ainsi que nous commande la Mère [de Châtel], élue pour Supérieure [de ce monastère d'Annecy]. Etant si proche de vous, ce ne sera pas impossible de vous voir et votre petite famille, dont je me promets une très-grande consolation, moyennant la divine grâce que je ne cesse d'invoquer sur vous, afin qu'elle vous assiste, et conduise sûrement parmi les sentiers de cette misérable vie toute remplie de misères, et d'ocde s'éloigner de Dieu et de sa divine crainte. Mon trèscher iils, je vous supplie et conjure de vous tenir ferme dans l'endos du saint amour et crainte de Dieu. Regardez souvent B Te terni lé de la vie où nous allons aboutir, et à l'instabilité de celle-ci, qui ne nous sert que de trajet pour passer à l'autre. Au nom de Dieu, vivons en sorte que nous puissions vivre éternellement ensemble dans celte gloire et félicité éternelles. Ce désir, mon très-cher fils, est immense et infini dans le cœur de voire indigne Mère qui vous aime d'un amour incomparable.

C .-rnie i un<- copie de l'original gardé à la Visitation d'Amiens.

Dieu soit béni!

^ ; baillai, qui lut depuis la célèbre marquise de Sévigné.

LETTRE DCCL1

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