A LA MÈRE MARIE-ADRIENNE PICHET
• SI I HUM l;l. 1 l;I XilLLV
Il Faut s'abandonner à Dieu et travailler à l'acquisition des vertus solides. — Confiance due à la Supérieure d'Annecy. — Les lettres d'une Religieuse doivent être courtes et dévotes.
VIVE y JKSl | |
[Annecy, 1 « . i ~
Ma TRÈs-CH&Rl fille,
Au nom de Dieu, niez-moi ces chimères de crainte, vous faites tort à la bonté de Nôtre-Seigneur de vous y amuser tant peu que ce soit. Moquez-vous décela, et vous jetez dans le fond de la miséricorde de \otre-Seigneur qu'il vous a préparée de toute éternité, et demeurez là à recoi , sans regarder les choses | -, les présentes ni les futures. Au nom de Dieu,
faites ceci, et que je a' entende plus ce langage de crainte d'une fille qui a tant de preuves de l'amour de son Dieu : suivez l'attrait que sa Honte vous donne, abandonnez-vous sans réserve à la merci de sa Providence; mais confesses que i un bien et un acte que vous ne sauriez (aire de vous-même; humiliez-vous elle supplies (!<• vous tirer Fortement
Ne laisses point amuser nos Sœurs qui sont attirées au recueillement, à « i - sentiments; qu'elles les reçoivent simple-* ment sans les seconder par dv< actes, .uns qu'elles se laissent conduire à Notre-Seigneur et se portent aui solides vertus. Soovenet -vous de notre Sœur \..., qui en avait tant au commencement, et la voila sans vertu; il la faut patienter. Nous envoyons pour l'autre pauvre malade ce que nous pouvons. — Ma fille, Il est vi -ai que je suis toute vôtre et que votre entière confiance en moi ne s< ra jamais trompée, n'en douiez nullement ; mais ne laisses pas aussi d'avoir confiance en cette maison el a la Supérieure] car, d< vrai, vous j trouvères toute affection. Kcrivei i c< i dames qui vous écrivent, mais dévotement el
courtement, quoique cordialement, et aubonPèreFichet, que je salue avec conjuration de prier Dieu pour moi; je n'ai point reçu sa Jetlre. — Je suis fort marrie du déplaisir qu'a reçu notre très-chère madame de la Fléclière; mais j'espère en Dieu que l'ardeur et petite affection que ces messieurs nous témoignent ne nous fera point de mal. — Il faut que vous regardiez bien si celte grange vous sera absolument nécessaire; car vous ne devez nullement craindre qu'on leur permette d'avoir aucune vue sur vous; cela, Dieu aidant, nous l'empêcherons bien. Je voudrais savoir qui sont ceux qui vous persécutent; j'en parlerais à Mgr. Demeurez en paix cependant. Notre Sœur la Supérieure vous écrira pour notre Sœur A. B. ou pour la Sœur [Cl. M.] Tiolier, je vous laisse le choix.
Adieu, ma fille, et à toutes nos Sœurs; vivez paisiblement et gaiement toute en Dieu. Je suis vôtre et serais bien aise que vous veniez amener la Sœur. Je vous en assure , il me fera grand bien de vous voir.
Dieu soity béni!
Conforme a l'ordinal gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCCLVI (Inédite)
A I A MÈRE PAULE-JÉRONYME DE MONTHOUX
SU'BHIEl'nK A 151,018
I • « PU MMont M r.,^. Projct dc fondation . „ ^
' '"r;''-, '''"" ■•■■*■ P«««»lier n'on. pas le droi. d'entrer
tous ceux ddOnlr, .
UtK \ Jlîsus!
». [Annecy, 1627.]
\n TIEft-CHÈlE FILLE,
\ou- M ci encore à Nessj avec bien do la consolation pour '""' ''•• «jeu, particnlièremenl pour la douce sociclc que ■«" "<W auc noi chères Sœnr. de Châlel, Supérieure céans
et noire Sœur Faire, destinée pour l'être à Carmagnole, où je crois que nous n'irons qu'après l'hiver, et peut-être m'en exemplera-l-on; on y fait ce qu'on peut. Cependant, ceux de Bourg en Bresse, dont ma Sœur Marie-Jacqueline Faire est [originaire], désirent passiounément l'avoir là pour le commencement de l'établissement de l'une de nos maisons qu'on y désire. Je ne sais encore si cela se pourra bien ajuster; nous espérons qu'oui, moyennant la grâce de Dieu, que je supplie vouloir èlre la douceur et conduite de votre très-chère âme, et veuille donnera nos très-chères Sœurs, vos filles, la sainteté requise à leur bonheur, avec un saint accroissement spirituel et temporel à votre bien-aimée petite famille, laquelle, commej'espère, n'en est pas moins agréable à la divine Bonté, qui la multipliera quand sa gloire le requerra, ainsi que de toute mon âme je l'en supplie.
Quant à l'entrée des fondatrices en toutes les maisons de l'Ordre, je crois, ma très-chère fille, qu'il sera difficile d'obtenir cela des Supérieurs et des monastères, la chose étant extraordinaire, et de peu de profit pour les dames qui ne demeurent pas actuellement dans les monastères. Certes, je ne doute point que si madame de Limours venait ici, on ne la fit entrer, parce qu'en ce pays les conséquences ne sont pas d'importance. Voilà, ma très-bonne et chère fille, ce que je vous en puis dire, avec l'assurance que mon âme souhaite sans fin le comble de toutes grâces à la vôtre tres-chère, queje salue tendrement.
Conforme à une C#pll ttfdéi I la Visit iliuii dl Mans.
LETTRE DCCLVII [Inédite)
A MONSIEUR DE COULANGES Fils
A PARIS
Félicitations au sujet de son mariage'.
VIVE f JÉSUS !
Aunecy, 12 janvier [162"].
Monsieur,
Je bénis Dieu de tout mon cœur des bonnes nouvelles que vous me donnez de votre heureuse alliance et de l'entière guérison de mon fils. Certes, je suis liée à votre honorable famille par tant d'obligations et d'une affection si étroite, que je ne saurais m'empêcher d'avoir très-bonne part à tout ce qui lui peut arriver de bien ou de mal. C'est pourquoi, Monsieur, ions voyant si pleinement content de votre mariage et avec tant de raison, j'entre dans vos sentiments autant que je puis, pour m'en réjouir avec vous et avec toute votre chère famille, remerciant notre bon Dieu de toutes mes forces pour cette grande bénédiction, et suppliant son infinie douceur de répandre en abondance ses grâces et faveurs sur votre mariage, a6n fjn il arrive à longues années en toute sa prospérité. Voilà, Monsieur, les souhaits que mon cœur fait pour vous et pour madame voire femme, que je supplie m'accepter pour sa trèsbamble tenante, étant et voulant être à jamais votre trèsbomble et affectionnée servante.
",f"" ' "J"" ** l'original gardé ù la Visitation de BouIognc-sur-Mer.
ANNEE KJ27. 7
LETTRE DCCLVIII
A MADAME LA COMTESSE DH DALET Fondation de Saint-Flonr. — Prochain voyage en France.
vivk y jasus!
[Annecy, 1027.] M.\ TRKS-CHÈRE SOEUR QUE J'AIME UNIQUEMENT,
Je viens dédire à ma très-bonne Sœur [M. J. Compain], voire ( bère Mère, que celle fondation proposée pour la ville de Sainl- Flour est tout à lait convenable ', et mérite d'être acceptée avec bénédiction à la souveraine bonté de \otre-Seigneur, surtout parce qu'il lui a plu disposer et polir les pierres infucs et fondamentales de cet édifice spirituel. Oui, ma vraie très-chère Sœur, nous oserons bien espérer la consolation de nous revoir cette année à loisir, moyennant la divine grâce que je supplie vouloir réduire ce dessein, et mon obéissance à l'accomplir à sa très-pure gloire, et consolation utile de nos très-chères Sœurs.
1 Voici comment la Mère de Chaugy raconte l'histoire de celle fondation :
Monseigneur Charles de Nouilles, évoque de Saint-Flour, duquel la vie
est en bonne odeur, ei le mérita en réputation par toute la France, avait
dessein d'établir en sa ville, capitale delà baule Auvergne, un monastère de
Religieuses, et d'autant <jimI avait eu la grâce de c lattre notre lainl
Fondateur, le doux souvenir de la sainteté de sa vie lui fit jeter les yeux sur notre | » < • l 1 1 Institut, croyant que les greffes prises but un >i bon arbre ne pourraient que lui rendre des fruits de toute piété el suavité. Toutefois, la fondation fut différée jusqu'en automne 1628. \l. le prieur de Rochefort, I qui on avait remis le soin de celte affaire, s'adressa & la communauté de afontferrand pour avoir {\v<, Religieuse! Par l'avis de notre digne Mèn de Chantai, qui s*] trouvait .il<>r-, nuire Sœur Ifarie-Michelle des Rok hes fut env< ! ipérieure . on lui donna pour compagnes les Soeurs
tnne-Gabrielle Rebours*, Marie-Amablc Vernet, Marie-Catherine Èpervier, Françoise-Augustine Rodier el Marie-Angélique de la Grave, toutes professes de Montferrand. L\ lablissemenl se tii !«■ 8 septembn 1628, au milieu d'un grand concours de noblesse el des applaudissements du peuple.
Hittoin inédite de I" fondation de Saint-Floui
s LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
Voilà donc parler fermement, parce que j'en ai l'obéissance de mon Supérieur qui a jugé que ce désir universel de nos maisons ne doit être éconduit; même ayant, par la conduite de la Providence de Dieu, un prétexte fort légitime, qui est l'élection que notre monastère d'Orléans a faite de moi pour Supérieure, quoique je ne puisse pas l'accepter, sinon pour y aller séjourner quelque peu de^mois et y mettre une autre Supérieure. Au reste, je bénis Dieu de tout mon cœur de l'espérance qu'il vous donne de vous voir bientôt toute libre, pour, sans réserve, vous consacrer à son amour en la condition où dès si longtemps II vous a tirée. Mon Dieu ! ma très-chère Sœur, qu'il faut aimer ce Seigneur qui a tant de soins de nous; reposons-nous totalement en son sein paternel, et le laissons bien faire tout ce qu'il lui plaira de nous et de tout ce qui nous concerne. Voilà le souhait que je forme pour vous comme pour moi au commencement de cette année, ma très-bonne Sœur; el je finis, le jour me manquant, vous protestant que je suis a jamais toute vôtre en Notre-Seigneur qui vous aime. Amen,
Conforme à une copie de l'oriyiual gardé au premier monastère de Madrid.
LETTRE DCCLIX [Inédite)
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DU BLONAY
SLi'Éiui.i;rti; a LYON le confier à la itère Kuvrc l'établissement d'un monastère à Bourg en Bresse.
vive f jésus!
[Annecy], 16 janvier [1G27].
Mi TB&8-CHÈRE PILLE,
1 Bile affaire de Bourg est importante el pressante; pour ce,
jr foudraû \ envoyer notre Sœur Faire y conduire nos Rcli-
I pour \ éclaircir un peu les affaires avec la fondatrice
• i bonne femme, ej aidera ce commencement à démêler
les difficultés, parce qu'elle est dans ce lieu-là avec grand crédit,
à cause de feu M. le président Favre qui a force parents là. Elle pourra faire cela avant que d'aller en Piémont. — Au reste, ne donnez pas ma lettre à M. de la Faye que vous ne soyez assurée qu'il se faut adresser à lui et non à Mgr d'Autun, et que la chose se fasse discrètement et secrètement, craignant un peu M. de Saint-Xizier. Au reste, il n'est pas besoin que l'on aille chercher Mgr d'Autun, s'il est hors d'Aulun, à plus de deux lieues, sinon que M. Guyon, son grand vicaire, fit difficulté d'accorder celle licence. Le reste est en la lettre de ma grande 611e, sinon que je vous prie, ma très-bonne et chère fille, de faire tout ce que vous verrez devoir être fait en cette occasion, que je serais marrie que nous perdissions, d'autant que nous avons de braves filles pour y employer et qu'il se trouve rarement de si bonnes fondations et dans de si bonnes villes.
Adieu, ma vraie très-chère fille, faites bien mon ordonnance qui esl dans le paquet, je vous en conjure. Il nous demeura à cause que ce porteur ne sut partir par les grandes pluies, et cependant l'on nous envoya un laquais de Hourg qui a [occasionné] ce nouveau dépêche. Adieu, ma tille toute chère, »'t a toutes nos Sœurs. Je VOUA recommande la lettre de ma fille (h1 Toulonjon. Ouvrez-la si vous voulez et puis la recachett/.
Conforme à l'original gardé u v Ai < lnv <•» <lr h Visilalion <1 Anaoï-y .
LETTRE DCCLX
A MADAME LA COMTESSE DE TOULONJON
Condolcauces au sujet de la mort de son fils.
vive f JÉSUS !
[Annecy, 1627.]
Ma très-chère fille,
J'ai su la perte qui vous est arrivée d'un fils. Dieu, par son infinie boulé, veuille la récompenser par l'abondance des bénédictions spirituelles et temporelles ! Je crois que vous avez reçu cette visite de Dieu avec patience et amoureuse soumission B -on bon plaisir; car en cette vallée de larmes, il faut attendre beaucoup d'afflictions et peu de consolations. Elevez souvent votre pensée à l'éternité : aspirez et soupirez après ce bonheur; voyez qu'il n'y a de solide repos que celui-là; aimez-le donc, el y jetez toutes vos espérances; apprenez de bonne heure cette leçon à votre petite [Gabrielle].
LETTRE DCCLXI (Inédite)
A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON
A lillW
affaires concernant la maison d'Evian.
vive y jiîsus!
Eh bien! mon très-cher frère, voilà enfin Mgr Pévêque,
Dieu veuille bénir son voyagel Parlez-lui bien du logement de
Sœnn au château, d de ce que vous désirez pour celte
maison-là, - ir ion crédîl est grand vers les princes. Si l'occa-
nt'en présente, faites-lui considérer la maison de M. d'Yvoire, ifin que h on jour Ton se veut établir là, on s'en puisse mieux
wdre. Je roui supplie, mon très-cher frère, voyez un peu
INNEE 1027. 11
pour nous comme quoi M. de Vallon traite avec madame de Cliarmoisy : pour nous, ils veulent encore nous donner deux de leurs Sœurs, peut-être serait-il à propos de prévoir de quoi ils les veulent payer, et s'il y aurait quelque héritage qui fut convenable pour fonder la maison que l'on pourrait faire là. Je vous recommande aussi M. de N. Dieu vous bénisse. Je suis votre de tout mon cœur.
Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCGLXII (Inédite)
\ LA S OKI II FRANÇOISE-GASPARDÉ DE LA GRAVE
: Uffl < QMMin I M l-l i V
lue novice itteinte dei écrouellet doit être renvoyée. — Logement du confesseur.
VIVK \ iY.>\ si
[Annecy, 1631.]
Ml THKS-CIIKKK PILLE,
[Les première* ligne* $oni mmteUigibles | Quant à la nièce de If. Jantel, il faut bien savoir si ce sont les écrouelles ; car, en ce cas, vous devez être ferme ; que si ce n'est qoe de la gale, il faut la faire professe. Mais, pour ce qui est de sa dot,
certes, vous en devez parler clair, et avec l'avis de VOSCOadju-
Iricei et du Supérieur; car vous êtes obligée de conserver le bien de la maison, autrement tout se dissipera. Il faut pourtanl conduire cela avec douceur pour le respect de II. Jantel. Qaanl à acheter une maison pour le confesseur, je ne trouve
point cria à propOS, el nous ne devons nous assujettir à cela,
ains seulement à leur donner une pension raisonnable, et puis qu'ils se logent à leur gré. Voilà, ma très-chère fille, mon sentiment sur vos demandes; nuis je vous prie, en tout traites cordialement, el qne la Hère d<- Dijon ne sache point <|u<' vous m'ayei avertie de tout ce tracassement Au reste, vous ne d.-v. i
plus permellre aux Sœurs (récrire à Dijon, ni de recevoir des lettres que vous ne les voyiez, afin de retenir de part et d'autre celles que vous jugerez devoir plutôt être brûlées que vues.
,l,> ne puis répondre à nos Sœurs J. -Charlotte et M. -Elisabeth. J'espère le faire de bouche bientôt, Dieu aidant; mais mandezmoi si M. des Échelles a résolu qu'on fit l'élection de la Supérieure à l'Ascension prochaine; car je m'essayerai de m'y trouver. Ayez un grand courage et bonne patience, et tenez votre esprit on joie et douceur. Notre bon Dieu vous tienne de sa sainte main. Je suis en Lui toute vôtre. Il soit béni.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DGCLXIII {Inédite)
A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX
SUPÉRIEURE A AUTU.V
< ils pour la construction du monastère. — Le bien commun doit être préféré au particulier. — Voyage de l'archevêque de Bourges à Annecy pour les affaires de la béatification de saint François de Sales.
VIVE f J''^L;*!
[Annecy], 19 février [16*21].
Vraiment, ma très-bonne et chère fille, je serais bien réprébentible si j'avais tant demeuré à vous écrire; d'assurance, m t fille, j'ai répondu exactement à vos lettres. Voici la dernière que j'ai reçue il y a quatre ou cinq jours, à laquelle il y a peu I répondre, sinon que nous avons reçu les permissions de* Mgr d Anton, dont nous vous remercions. — Je vois que ces messieari du Chapitre tiennent leur place à un prix excessif. Voui avei là tant de bons amis et personnes capables de vous !"'■" conseiller, que je ne saurais vous rien dire. Dieu vous 1,11 ' ! doute ce qui vous sera le meilleur, pour faire
11,1 njoqaslÊre accompli de iQulea ses commodités cl des cours
ANNÉE ICyll. 13
nécessaires. Il y faut un carré de 2(i loises de (> pieds de roi la (oise ; où les places seraient étroites, on peut réduire le plan à 18 ou 19 loises de carré. Or, je ne puis ni ne dois vous l'envoyer par celle occasion que je ne liens pas tout assurée; mais dans quinze jours infailliblement, Dieu aidant, nous vous l'enverrons par notre chère Sœur Faire qui va fondera Bourg, qui vous le fera tenir sûrement par Dijon.
Je suis fort consolée de savoir que voire famille se multiplie et de filles signalées. Certes, voire prétendante domestique a des condilions fâcheuses; voyez-vous, ma fille, la première charilé doit commencer à la maison, et faut préférer le bien commun au particulier. — \ous ne savons encore quand nous partirons d'ici ; nous attendons Mgr de Bourges pour les affaires de noire Bienheureux Père. Je ne puis quitter que cela ne soit bien acheminé. — Je suis fort en peine de ma fille et de ses malades; mais je ne sais si j'aurai loisir de lui récrire. Bonsoir, ma Irès-chère fille, et à toutes nos Sœurs que je salue avec vous, mais chèrement; car je ne puis dire comme vous m'èles chère et votre petite troupe. Notre bon Dieu répande ses gràc< a abondamment sur vous, ma 1res -bonne et très- chère tille. Je salue mademoiselle Xanelle de Xoïs; mais d'écrire, je ne puis. Quand vous verrez M. et mademoiselle de la Curne , certes, je les honore de lout mon cœur. Bonsoir, ma lus chère fille.
hh u toit l>< i i '
l.'unformc a loi i;jiii il ;;.ud"' ,i!i\ lrchifCf de la VitiUtioi d'AlBOCy.
LETTRE DCCLXIV (Inédite)