A RUMILLY
Dieu ne fait entendre sa voix qu'au cœur paisible.
vive f JÉSUS !
[Annecy, 1634.]
Que fait votre cœur, ma très-chère fille? Tâchez-vous de le tranquilliser et de l'abandonner tout à Dieu , ainsi que je vous en ai priée, car Dieu ne parle qu'au cœur paisible. Avez-vous fait votre retraite? Et les deux considérations que je vous ai données, quelle impression ont-elles faite sur votre cœur? 0 ma chère fille ! qu'heureuse est l'âme qui entend la voix de Dieu et qui la suit; car par quelque route qu'il la conduise, elle fera un heureux voyage, et arrivera au port du salut.
LETTRE MCCCLI
A LA MÈRE MADELEINE-ELISABETH DE LUCINGE
SU'ÉlllEUnE AU DEUXIEME HOXASTÈilE d'aNNECY '
Encouragement à continuer avec joie le gouvernement de sa communauté.
vive -f- jksus !
[Annecy, 1634.]
Mon Dieu! ma toute bonne et chère fille, que de sujets nous avons de louer Dieu, des bénédictions qu'il répand sur votre
1 La Mère de Lucin^e, issue d'une ancienne famille de Savoie, n'apprécia
bénite famille î Certes, j'en suis foll touchée mi- I Bonté,
qui nous fait loojoora mieoi connaître que dooi avons t. ut sa très-sainte volonté, « j m i est, qoi « 1 • » i t être el <|ni sera ■.jamais, s'il lui platt, noirr unique désir el consolation.
Ne voyea-vous pas, ma fille, <ju.' Dieu bénil votre petit emploi? Que cela vous suffise (ju'll se daigne servir de votre chétivelé el imbécillité. .!«' suis nn peu U el quasi la
mm los av. m: sa naissance que celui d'être alliée à un Saint; el,
icrifianl tous la entres, elle >"lli< :ita sa premier monastère «I' \rm.'i r le air la fille spirituelle do Bienheureui Eve iuc de
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alin qu'elle ait, < o nme la Hère de l'Enfant d ai I e, one grande p irl ri«*ui de li Visitation Ce rœu fui une prophétie : la
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:. et si profondément cachée * 1 1 1 * «* 1 î • ail aui regarda.
Ton jours en quiétude profonde, elle était < re aux choses d'ici-bas,
il absorbait tout son être. Il n'i avait pas jusqu'au timbre d< I l.i 1 1 î i •"• ilf sa piTMiinip, ijui m' trahissent eu dehors
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Madeleine-Elisabeth mi deui moi Innecy, telle encore <>n la
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lui p I cueillie d'abord avec la plus ;;rau«lc faveur iur
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