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CONSEILLER AU SOUVERAIN SEMAT DE SAVOIE, A CHAMBÉKY

Prière de s'intéresser à un procès.

vive -J- jésus!

Annecy, 17 octobre 1634.

Monsieur,

Nous vous rendons mille remercîments de la peine qu'il vous a plu de prendre de voir notre petit procès, et de la bonne espérance que vous nous en donnez; il suffit de le savoir entre vos mains pour en demeurer entièrement en repos. Nous vous dirons seulement, Monsieur, pour répondre à ce qu'il vous a plu en écrire, que Claude d'Arvillars était tout à fait insolvable, lorsque mesdames de Sainte-Catherine nous cédèrent leurs droits • et pour sa caution il était prêt à être condamné à nous payer, ainsi que vous avez pu voir par les procédures, n'eût été la nullité du contrat, que les dames de Sainte-Catherine nous ont remis, lequel ayant été déclaré nul et faux par le conseil,

à faute d'avoir été ligné parle témoin qui savait écrire, la caution par ce moyen i été mise bon de peine, et nous, eoodami au\ dépene contre loi, efl il n'j a pai de difficulté ï soutenir cette vérité] puisque même dans tonte la procédure , mesdamei Sainte-Catherine n'onl rien avancé qui prouve ou motte en difficulté qu'il ne fut pas insolvable Ion de la cession. Vous verrei toul cela clairemenl , Monsieur, si l'on voui i n mil des mémoires que doua avoni eni »ur donner une plus j > ; i r t i -

culière connaissance de l'affaire el avec moins de peine, particulièrement un, qui est l<' résultai de toute I affaire el I abi des \inni iUitibli | et opinions de MM. les arbitres que noua avons

mblés, pensant de nous accorder, lequel esl de même caractère que cette lettre.

Nous avons fait remettre votre lettre a la chèn mec.', pour laquelle, Monsieur, je vous supplie très-humblement de croire que nous n'épargnerons ni soins, ni rien qui Boil «-n notre pou-

. non plus que si elle étail ma propre fille. — Excuses-moi , Ifonaû ur, si je ne von- i i ris de ma main . je ne l'ai pu faire a cause qu'ils (alla écrire s. N., pour ae perdre celle occasion, Nous serions bien - que notre cause ne se plaidât pas en aud pouvait | afin que tant de monde ne aperçûl

ipie nous plai une m. lison religieuse; néanmoins,

i il le faul | ce doui :i extrême bonheur d'être favorisa i -

de yotr<

Il u'j .1 point de doute. Monsieur, que l« i d< iuj ou 1 1 « » î -» n mièrei loi- que Ion vous verra dans votre premiei exercice, (pie i . 1 1 donnei i un p irlei i ceux qui .nue ni

.1 I- un e . mu- l'ai lion ei.iut bom « i louable, m elle d :

approuvée de quelques moud nu- . elle le sera d< Dieu, et j«'

vous avoue, Monsieur, qu'il ne faut pi- moins de i poui

i loutenii U - Irai que pour qu< Iqi

pin- impoi tanl • Caii Moi aur, d le fkul faii i

amour el force d'esprit, puisque Diea !«• v< m , que je lupplie

être votre force, votre lumière, votre courage, et enfin votre récompense en la gloire éternelle. (Test le souhait et Paffection de celle qui est de tout son cœur entièrement, Monsieur, votre très-humble et obligée servante.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.

LETTRE MCCCL

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